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Série

Matthias Dandois (BMX Flat) : « Finir avec les Jeux olympiques à Paris, j'adorerais ! »

Mise à jour le 06/07/2020
Ils et elles font le sport à Paris. Premier épisode de notre série qui met en valeur les clubs et les sportifs parisiens avec Matthias Dandois. Seul face à son vélo, ce voltigeur parcourt le monde et vit de sa passion : le BMX Flat. L'homme le plus titré de sa discipline raconte l'évolution de sa carrière et rêve de Jeux olympiques.
Huit titres de champion du monde au compteur, Matthias Dandois est le maître du BMX Flat. Presque 20 ans après avoir débuté, à l'âge de 12 ans, le sportif originaire d’Épinay-sur-Orge revient sur les moments forts de sa carrière.

Qu'est-ce que le BMX Flat ?

Le BMX, c'est un vélo spécial, avec des roues de 20 pouces, plus petites qu'un VTT. C'est né en Californie dans les années 1970, créé par des enfants qui n'avaient pas assez d'argent pour acheter des motocross, et ils ont commencé à sauter des bosses avec des vélos. Après, la discipline s'est développée et s'est coupée en deux parties : la race (la course) qui est déjà aux Jeux olympiques, et le freestyle. Dans le freestyle, on fait des figures avec le vélo. Et dans cette discipline, moi je fais du BMX Flat, ce qui veut dire que l'on fait des figures au sol. On n'a pas besoin de rampes, ça ressemble à de la danse sur un vélo. On le fait tourner autour de nous et inversement.

Comment as-tu commencé à faire du BMX Flat ?

J'en ai vu pour la première fois à la télévision quand j'avais 12 ans. Quelqu'un faisait du BMX Flat et j'ai beaucoup accroché. Je jouais beaucoup au foot à l'époque mais j'étais nul, et l'entraîneur me criait tout le temps dessus quand je perdais le ballon. Je n"aimais pas qu'on me crie dessus alors que je faisais un sport pour m'amuser. Et j'aimais bien pouvoir faire du sport en étant indépendant avec le BMX Flat. Donc j'ai eu un vélo au Noël d'après, et avec mes amis on a commencé à pratiquer dans la ville où j'ai grandi [ndlr : Épinay-sur-Orge, Essonne]. Certains faisaient du roller, d'autres du skate et moi du BMX.

Comment as-tu pu en faire ton métier ?

Ce n'est pas venu du jour au lendemain. J'ai commencé par des compétitions locales, puis j'ai rencontré Alexandre Jumelin (4 fois champion du monde de BMX Flat) qui m'a pris sous son aile. J'ai voyagé avec lui pour des compétitions en Europe et aux États-Unis. Dans le même temps j'ai eu mes premiers sponsors. Et en 2008, je signe un contrat avec Red Bull. C'est vraiment à ce moment-là que je suis devenu professionnel et que j'ai décidé d'arrêter les études pour me lancer pleinement dans le BMX Flat. J'avais un peu d'argent pour voyager et payer mon loyer à Paris, j'étais lancé.
Matthias Dandois sur le toit du bar "le perchoir"
Matthias Dandois remportait son premier championnat du monde à 18 ans.
Hadrien Picard/Red Bull Content Pool

C'est aussi cette année-là que tu deviens champion du monde pour la première fois…

Exactement. À l'époque, j'avais 18 ans, un Français qui gagne les championnats du monde, ça a attiré les médias et de gros partenaires qui ont suivi. J'ai gagné une fois, deux fois, trois fois… C'était de plus en plus dur, les gens étaient un peu lassés que je gagne… Mais toutes les années sont dures et j'ai quand même été huit fois champion du monde, c'est une belle histoire.

Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ?

C'est probablement ma première victoire aux championnats du monde aux États-Unis. J'avais 18 ans et je venais de passer mon bac. La compétition était le weekend et le lundi, il y avait les résultats ! Donc je gagne le dimanche, je prends l'avion direct pour rentrer en France. Mon père vient me chercher en moto à l'aéroport Charles de Gaulle pour m'amener voir les résultats, et j'ai eu mon bac ! Mes parents m'avaient imposé de l'avoir pour que je puisse arrêter mes études et passer professionnel. Quand j'étais devant la petite feuille des résultats, j'étais trop content. C'est un des meilleurs souvenirs de ma vie.

Le BMX Flat pourrait arriver aux Jeux olympiques de Paris en 2024, c'est forcément quelque chose que tu attends ?

Ce serait énorme ! Les Jeux olympiques à Paris, j'adorerais ! Le vélo prend de plus en plus de place aux Jeux et ce serait génial que je termine ma carrière avec ça. Avant 2018, le BMX Flat n'était pas reconnu officiellement par les fédérations, la coupe du monde et les championnats du monde étaient organisés par des organismes privés. Aujourd'hui, l'Union cycliste internationale et la Fédération française de cyclisme ont reconnu la discipline, et je suis donc passé en équipe de France, avec un joli maillot. J'en suis très fier.
Retrouvez l'actualité de Matthias Dandois sur Instagram, Twitter et Facebook.

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