Ouvrir la recherche
Actualité

La « commune présence » au cœur de Nuit Blanche 2020

Mise à jour le 28/09/2020
Il y a quelques mois, il était encore difficile d’affirmer que se tiendrait la 19e édition de Nuit Blanche. Et pourtant, dans la nuit du 3 octobre, Paris se tiendra éveillée cette année encore. Avec 70% d’œuvres créées spécialement pour l’événement, facile de garder les yeux ouverts jusqu’au petit matin.
Quelques 100 projets artistiques ont été retenus pour animer la nuit parisienne du 3 octobre, sur le thème de la « commune présence », développé par le poète et résistant René Char. En opposition au monde rationnel, les Parisien·ne·s sont invité·e·s à repenser leur rapport au monde et à sa fragilité, devenue plus apparente depuis quelques mois. Mais contre la frénésie sous toutes ses formes et dans tous les domaines, est-il encore seulement possible de ralentir ? Et quelle cohabitation imaginer pour les espèces animales et végétales ?
Ces questions et réflexions sont soulevées par les artistes, le temps d’une nuit un peu spéciale durant laquelle les Parisien·ne·s sont invité·e·s à ne pas fermer l’œil. Grâce à leur créativité et leur imagination, les artistes sélectionné·e·s nous conduisent sur des chemins de traverse et interrogent notre façon de voir le monde.

Un seul dilemme : Rive Gauche ou Rive Droite ?

Au sud de la Seine, le public pourra déambuler du Musée Bourdelle (15e) au musée Zadkine (6e) en passant par quelques lieux de la Rive Gauche, des plus intimes aux plus passants. Tout commencera dans les jardins du Musée Bourdelle (15e) où sculptures et vidéos donneront vie à des punaises d’eau aussi majestueuses que monstrueuses. Puis les déambulations du public les amèneront de la discrète Villa Vassilieff (15e) au boulevard Edgar Quinet (14e, piétonnisé pour l’occasion) en passant par l’école des Arts décoratifs (5e) et la Grande Mosquée de Paris (5e).
De l’autre côté de la Seine, le parcours s’articulera entre les jardins intérieurs et extérieurs du Petit Palais (8e) et le Musée d’Art moderne de Paris (16e). Le jardin romantique de la Nouvelle France (8e), à quelques encablures du Petit Palais, mêlera bribes de conversation, amour courtois et chants d’insectes ou d’oiseaux, sur fond de kora. Un peu plus loin, une installation sonore dans le péristyle du Palais Galliera (16e) fera tomber sur les noctambules une pluie tropicale au cœur d’une jungle sonore. De ce côté du fleuve, c'est l'avenue du Président-Wilson (8e) qui sera interdite aux voitures durant la nuit.
Ces deux parcours ont été imaginés par les quatre directeurs et directrices artistiques de l’événement, Jeanne Brun, directrice du Musée Zadkine, Fabrice Hergott, directeur du Musée d’Art Moderne de Paris, Christophe Leribault, directeur du Petit Palais – Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris et Amélie Simier, directrice du Musée Bourdelle.

Repousser les limites géographiques

Et si Nuit Blanche était aussi l'occasion de franchir des barrières ? Plusieurs communes de la Métropole du Grand Paris participent cette année encore à cet événement culturel d'ampleur. Aubervilliers, Nanterre, Clichy-la-Garenne, mais aussi Montfermeil, Gentilly et Montreuil sont autant de villes qui proposent aux « Grand·e·s Parisien·ne·s » de se rendre dans des lieux culturels révélés lors de cette nuit unique.
Au choix : performance de hip-hop à Aubervilliers, street art à Nanterre, vidéo et exposition à Nogent-sur-Marne et cirque à Vitry-sur-Seine, et bien d'autres festivités encore.

Les dessous des oeuvres

À travers trois podcasts, des artistes dévoilent la conception d'oeuvres présentées dans le cadre de Nuit Blanche 2020. L'occasion de mieux comprendre les processus de réflexion et de création qui les animent.

Nuit Blanche en toute sécurité

Offrant une déambulation poétique et douce, cette édition exceptionnelle a néanmoins dû s’adapter pour demeurer dans le strict respect des consignes sanitaires édictées par le gouvernement et la Préfecture de Police. Outre une amplitude horaire n’excédant pas cette fois-ci 2h du matin, la Ville de Paris a ainsi mis en place de nouvelles mesures particulières, afin de garantir les conditions de sécurité pour le public, les artistes et les organisateurs.
Qu’il s’agisse de lieux fermés comme des musées, ou de projets dans l’espace public, comme des jardins, le dispositif prévu garantit le respect des mesures de distanciation, avec des jauges gérées par des équipes d’agents de sécurité et de médiation.
Pour les projets en extérieur, le public est invité à déambuler, par petits groupes de 10 personnes maximum. Une petite dizaine de sites disposant de jauges inférieures à 100 personnes ont dû être exceptionnellement soumis à une pré-réservation obligatoire.
Le meilleur garant de la sécurité du public demeure le public lui-même, qui doit respecter le port du masque, les gestes barrières et les distanciations physiques nécessaires, autour des œuvres mais également dans les files d’attente qui pourraient se créer.
Nous en appelons donc à la responsabilité de tous et au respect de ces consignes par chacun, afin que Nuit Blanche puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles.

Votre avis nous intéresse

Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr, nous vous invitons à faire part ci-dessous de votre commentaire ou suggestion.

Paris.fr utilise des cookies à des fins statistiques, pour le fonctionnement des vidéos ou fonctionnalités de partage par des services tiers. En poursuivant votre navigation, vous acceptez leur utilisation.