Ville de Paris

Lieu

Square Jacques Grynberg

Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
Pour votre sécurité, ce jardin sera fermé en cas de vents forts ou d’intempéries.
Horaires
Du 01/05/2022 au 31/08/2022
Sélectionner une autre période
Lundi
  • 09 h 30 – 20 h 30
Mardi
  • 09 h 30 – 20 h 30
Jeudi
  • 09 h 30 – 20 h 30
Vendredi
  • 09 h 30 – 20 h 30
Samedi
  • 09 h 00 – 20 h 30
Dimanche
  • 09 h 00 – 20 h 30
Sur place
Équipement
  • Aire de jeux
  • Points d'eau potable
Infos pratiques
  • Toilettes : non
  • WIFI : non
  • Table à langer : non
  • Distributeur de boisson : non
  • Admission animaux : non
  • Défibrillateur : non
Découvrir
En savoir plus
Le jardin de 1000 m², créé en 2006, comporte un jardin paysager et un espace de repos. Le Jardin Champêtre est l’espace central du jardin. Autour d’une vaste pelouse bombée s’étend une bordure végétale qui longe la rue, des plates-bandes et des massifs végétaux évoquant le sous-bois (Anémone, Herbe des alchimistes, Géranium vivace, Saxifrage…), ou la végétation d’un bocage (Cornouillers, Noisetiers, Houx …). D’un mur en métal tressé (un gabion), s’échappent des feuilles en bronze mêlées à des plantes de murailles, formant une sculpture végétale à la fois inerte et vivante. Le Jardin des Vestiges est la partie la plus encaissée du jardin, invite au repos. Il évoque un passé révolu en particulier grâce aux traces des anciens murs démolis. Il se développe à la façon d’une cité engloutie colonisée par la végétation. De-ci, de-là, apparaissent les mégalithes d’un monde disparu, tandis que les Métaséquoias (conifères « primitifs » aux formes élancées) se développent au-dessus de la végétation floue et évanescente des Bambous, Lierres arborescents, Lysimaque, Hostas.
Le développement durable est particulièrement pris en compte dans l’aménagement du jardin avec l'utilisation de matériaux recyclés : béton concassé sur les allées, blocs de béton pour les gabions, compost dans les massifs, l'utilisation de matériaux recyclables : aciers pour les structures des gabions, l'utilisation de bois de forêts françaises : châtaignier, chênes pour les poutres des structures de plantes grimpantes, et la limitation des rejets par l’orientation des eaux de ruissellement dans les massifs de plantation.

L'hommage à Jacques Grynberg

Le jardin a été nommé en hommage à Jacques Grynberg, né à Lublin (Pologne) en 1920 et décédé à Paris en 2004, dont la mémoire est liée à celle de ce quartier de Ménilmontant. À son arrivée en France en 1934, la famille de Jacques Grynberg s'installe rue de Charonne. Pendant l'Occupation, sa mère Jenta, son frère Herz et ses sœurs Marie et Zelda sont assassinés à Auschwitz et à Sobibor. Lui est arrêté en 1941 en tentant de franchir la ligne de démarcation, puis déporté depuis Drancy dans le convoi du 14 septembre 1942, d’abord à Peiskretscham, puis, fin 1943, à Auschwitz-Blechhammer où il est interné jusqu’à la marche d’évacuation vers Buchenwald en avril 1945. À sa libération, il retrouve son père, qui a échappé à la Shoah en parvenant à se cacher. Dès son retour des camps, Jacques Grynberg s'attache à transmettre la mémoire de la Shoah, notamment en militant à l’Association pour la Fondation Mémoire d’Auschwitz et en participant à la création de l'Amicale d'Auschwitz. Il est également le président, pour le 11e arrondissement, de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP). En plus de ces engagements, fidèle aux idéaux familiaux, il milite également au Parti Communiste Français et s'engage dans les années 1950 contre la bombe atomique, puis contre la guerre en Algérie. Jacques Grynberg fut un des premiers déportés à témoigner de son expérience dans les établissements scolaires parisiens. Très impliqué dans la vie du 20e arrondissement, il participe à la fondation du Comité « École de la rue Tlemcen » en mémoire des enfants juifs assassinés, en 1997, avec notamment Henri Malberg, Léon Zyguel et Jo Nisenman. Cette association est à l'origine de l'apposition systématique, par la Ville de Paris, de plaques commémoratives sur les écoles en mémoire des enfants déportés. Militant dans les associations de son quartier des Amandiers-Ménilmontant, il fut aussi, à partir de 1968, membre du conseil d’administration du lycée Voltaire. Il est inhumé au Père-Lachaise.

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