Notre-Dame-de-Lorette

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18 bis rue de Chateaudun
75009 PARIS

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  • Notre-Dame de Lorette, ligne 12

Contact

Nom : Notre-Dame-de-Lorette
Tél. : 01 48 78 92 72
Site internet de l'église Notre Dame de Lorette

Présentation

UN PEU D'HISTOIRE

Le quartier
La silhouette de Notre-Dame-de-Lorette constitue un point d'ancrage visuel fort du IXe arrondissement. Elle émerge dans la perspective de la rue Laffite (ancienne rue d'Artois), coiffée de son fronton et des ses trois groupes sculptés.
Elle est réalisée entre 1823 et 1836 par Hippolyte Lebas, dont le projet est choisi au terme d'un concours qui l'oppose en 1822 à neuf autres concurrents.

A cette époque, sous le règne de Louis XVIII, Paris connaît un essor démographique important qui encourage la création de nouveaux quartiers et lotissements dans la périphérie nord-ouest de Paris.
Après l'urbanisation du faubourg Poissonnière et du quartier de l'Europe, le domaine des Porcherons, futur quartier Saint-Georges, n'échappe pas à la règle.
Cette pression démographique entraîne également l'édification de nouvelles églises, plus grandes. L'ancienne chapelle de Saint-Jean-Porte-Latine érigée au milieu du XVIIIe siècle, rue du Faubourg-Montmartre doit être remplacée. C'est à cette fin qu'en 1822, on organise ce concours.

La construction de ce « temple » à la Vierge qui devait dans un premier temps servir aux paroissiens de la Chaussée d'Antin va accélérer le processus d'urbanisation du quartier Saint-Georges.
Le quartier devient rapidement célèbre au cours de la Restauration par la présence de nombreux banquiers et entrepreneurs qui font réaliser de splendides hôtels, mais surtout par celle des artistes, qui en font bientôt le quartier Romantique par excellence.
La comédienne Mademoiselle Mars, les peintres Delacroix, Géricault, Isabey, Vernet, Scheffer, l'écrivain Georges Sand, le compositeur Chopin et de nombreux autres habitent les abords de Notre-Dame-de-Lorette.
Ce lieu devient également célèbre pour ses jeunes femmes aux moeurs légères, qu'un humoriste baptise bientôt du nom de « lorettes » en référence à la nouvelle église. Elles seront immortalisées par des écrivains comme Balzac ou Zola mais surtout par le crayon du caricaturiste Gavarni.

 

ARCHITECTURE

Sous le règne de Louis XVIII prédominent encore en architecture les modèles antiques. Le projet de basilique d'Hippolyte Lebas avec son porche à quatre colonnes corinthiennes évoque davantage un temple gréco-romain, mais correspond au goût d'alors, qui s'est déjà épanoui avec la réalisation de l'église de la Madeleine.
Toutefois ce même type d'église, de plan basilical, sera également choisi pour une autre paroisse fondée au début du XIXe siècle : Saint-Vincent-de-Paul, et inspirera par la suite l'architecte Godde pour Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle et Saint-Denys-du-Saint-Sacrement.

Le porche de l'église repose sur un emmarchement qui donne à la façade une position dominante dans la rue.
Les quatre colonnes sont coiffées d'un fronton sculpté par Charles Leboeuf dit Nanteuil représentant un Hommage à la Vierge (la Vierge à l'Enfant est assise au centre, adorée par des anges), lui-même surmonté de trois groupes sculptés représentant les Vertus théologales (de gauche à droite : l'Espérance, la Charité et la Foi).
Dégagée sur toutes ses faces, l'église est dominée par une seule tour, lui conférant cette silhouette si originale.

Architecture intérieure
Derrière les portes de Notre-Dame-de-Lorette, la semi obscurité et le calme tranchent avec l'activité bruyante du quartier.
Couverte d'un plafond à caissons, la nef est séparée des bas-côtés par deux files de colonnes qui mènent le regard vers la chapelle de la Vierge, située derrière l'autel. L'absence de transept débordant crée un sentiment d'unité générale.
Sur chaque bas-côté s'ouvrent des chapelles, toutes décorées de peintures murales.

 

DECORS, MOBILIERS ET OEUVRES

Notre-Dame-de-Lorette constitue en effet un résumé de la peinture religieuse de son temps.
La tradition davidienne est représentée notamment par le cycle de la Vierge dans les parties hautes de la nef, tandis que la nouvelle peinture religieuse est illustrée par les oeuvres de Picot (cul-de-four de la chapelle de la Vierge) ou par celle de Roger dans la chapelle des fonts baptismaux.
Les peintres romantiques Dévéria, Schnetz ou Johannot participent à cette polyphonie picturale, qui choque à l'époque des personnalités telles que Théophile Gautier ou Viollet-le-Duc, mais qui désormais charme notre oeil par la diversité de sa palette.

Pas moins de vingt-six peintres participent au programme décoratif. Ce vaste projet est le résultat de l'ambition du préfet de la Seine d'alors, le comte de Chabrol qui encourage le développement de la peinture murale dans les églises.

Mobilier et décor
L'ambition du préfet Chabrol ne se limite pas au décor peint, il soutient le développement ou le renouveau de techniques artistiques. Il en est ainsi pour le vitrail et la lave émaillée, représentés par de magnifiques pièces à Notre-Dame-de-Lorette.

La baie de l'Assomption peinte par Pierre-François Delorme (accès par le bras gauche du transept) et réalisée par la Manufacture de Sèvres renoue avec la tradition des vitraux colorés, mais en innovant du point de vue technique ; le vitrail ne se compose pas de plusieurs éléments de verres colorés assemblés par des plombs.
Il s'agit ici de grandes plaques de verre blanc, couvertes de peintures vitrifiées aux multiples coloris. Cette technique offre la possibilité de jouer plus subtilement sur la gamme chromatique, rivalisant ainsi avec la peinture à l'huile.

La méthode de peinture à l'émail sur lave est mise au point en 1827-1828 par Ferdinand Mortelèque, chimiste, dont les recherches sont encouragées par le préfet Chabrol, lui-même comte de Volvic et propriétaire de terrains en Auvergne d'où on extraie la matière première des supports.
Plusieurs devants d'autel dans Notre-Dame-de-Lorette sont donc réalisés dans ce nouveau matériau qui a l'avantage de présenter, presque deux siècles plus tard, toute la fraîcheur de ses coloris d'origine.

Œuvres
D'autres oeuvres d'art de Notre-Dame-de-Lorette sont davantage marquées par la tradition des oeuvres religieuses.
La coupole, peinte par le même Pierre-François Delorme, est  un rare exemple de peinture plafonnante dans la lignée du Corrège à être exécutée au XIXe siècle.
Sa composition tournoyante, au coloris mordoré, représente la Translation de la sainte maison de Lorette, miracle de la fin du XIIIe siècle, auquel la dédicace de l'église se réfère.

La Vierge à l'Enfant, placée à la gauche de la nef, est attribuée à Elschoecht. Réalisée en chêne, elle ornait autrefois le banc d'oeuvre qui occupait ce même emplacement.
Ce meuble était destiné à accueillir les membres de la fabrique de la paroisse durant les offices. L'élégance de la pose de la Vierge, qui écrase le serpent à ses pieds, la délicatesse des chairs de l'enfant, l'aspect décoratif des drapés placent cette statue dans la grande tradition de la sculpture française.

La Chapelle des Baptêmes retrouve ses ors

Classée au titre des Monuments Historiques depuis 1905, la Chapelle des Baptêmes de l’Église Notre-Dame-de-Lorette révèle à nouveau les œuvres d’Adolphe Roger. Cette restauration d'envergure qui a été menée sous la maîtrise d’œuvre de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris - Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles. a été rendue possible grâce au mécénat du World Monuments Fund® avec le soutien d’American Express.

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