Jardins des Champs-Élysées
S'y rendre
10 avenue des Champs-Élysées, Paris 8e
Accès : Cours-la-Reine, avenue Franklin-D.-Roosevelt, avenue Matignon, avenue Gabriel.
Station Vélib à 129 m
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Données Navitia / RATP / Opendata
- Accessible aux personnes à mobilité réduite
- Non renseigné pour les personnes déficientes auditives
- Non renseigné pour les personnes déficientes visuelles
- Non renseigné pour les personnes déficientes mentales
- Accueil en langue des signes non renseigné
Contacts
Horaires
- Du 01/05/2026 au 31/08/2026
- Du 01/09/2026 au 30/09/2026
- Du 01/10/2026 au 24/10/2026
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Aire de jeux
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Manèges
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Points d'eau potable
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Balançoires
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Guignol
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Restaurant, cafétéria ou salon de thé
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Snack, buvette, vente à emporter
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Toilettes : non
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WIFI : oui Avenue Edward Tuck.
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Table à langer : non
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Distributeur de boisson : non
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Admission animaux : oui Chiens autorisés dans les allées uniquement tenus en laisse
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Défibrillateur : non
Découvrir
En savoir plus
Classés depuis 1910, ces jardins historiques sont composés de douze carrés ou jardins entourés de mails, des promenades ombragées par des arbres plantés en alignement. Au gré des grands événements qui s’y sont déroulés, ces jardins offrent tout autant une promenade qu’un écrin à des monuments et des sculptures emblématiques de Paris.
Une histoire qui débute au XVIIe siècle
L'origine des jardins des Champs-Elysées est étroitement liée à celle de l'avenue. Décidé en 1667 par Louis XIV, un chemin est tracé pour mener au château de Saint-Germain en Laye dans l'axe de l'allée centrale du jardin des Tuileries. André Le Nôtre, jardinier du Roi, plante de part et d'autre de cette avenue des "Tuilleries", des ormes en alignement. Par la suite, sur 3 siècles, l'avenue se prolonge et devient les Champs Elysées, et la partie des plantations proche de la place de la Concorde se transforme en jardins.
C'est essentiellement au XIXe siècle puis pour l'exposition universelle de 1900 que les jardins qui s'offrent aujourd'hui aux promeneurs sont aménagés.
La configuration générale et actuelle des jardins des Champs-Elysées a été pour l'essentiel réalisée sous le Second Empire (1848-1870) lors des grandes opérations d'urbanisme dirigées par le Baron Haussmann. A partir de 1859, ils sont aménagés sous la direction d'Adolphe Alphand (1817-1891), chef du Service municipal des promenades et plantations, par le jardinier-paysagiste, Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873), et l’architecte Gabriel Davioud (1824-1881).
Par la suite, et jusqu'à nos jours, au gré de son histoire et des expositions universelles qui y ont pris place, les jardins ont été remodelés partiellement, des monuments construits et remplacés, des sculptures et fontaines installées, et des carrés renommés.
12 jardins en un seul
La partie située au nord de l'avenue des Champs-Elysées est composée du carré Marigny, du carré de L'Elysée et du jardin Line Renaud. Celle située au sud se compose, gravitant autour du Grand Palais, des carré du Théâtre du Rond-Point, square de Berlin-Willy Brandt, jardin de la Nouvelle France, jardin Jean Perrin, carré des Fêtes, et autour du Petit Palais, des carré du Battoir, jardin de Kyiv, au peuple ukrainien, jardin Charles Aznavour et jardin de Paris.
Le nom de ce jardin rend hommage au marquis de Marigny, Abel Poisson de Vandières (1727-1781). Surintendant des bâtiments du roi, il a replanté en 1765 les jardins et créé l’avenue de Marigny (vers 1767). Il a également supervisé l’aménagement de la place Louis XV (1763), actuelle place de la Concorde.
Le carré de l’Élysée est situé sur une partie des anciens jardins de l’hôtel particulier d’Évreux, actuel palais de l’Élysée, siège de la présidence de la République française.
En 2023, ce jardin prend le nom de l’actrice et chanteuse Line Renaud. De la chanson au cinéma en passant par la télévision, le théâtre et le music-hall, elle fit rayonner la culture française de par le monde. Citoyenne, elle s’engagea dès la première heure dans la lutte contre le sida et en faveur de la recherche médicale.
Le bâtiment devient par la suite le Palais des Glaces (1893-fin 1970) dédié aux patineurs, puis le théâtre du Rond-Point en 1981, en référence au Rond-Point actuel des Champs-Élysées dont l’origine remonte à la création de l’avenue par André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV, en 1670.
Situé non loin de l’ambassade d’Allemagne, le nom de la capitale allemande est attribué à ce square en 1999 pour commémorer les 10 ans de la chute du Mur, et son Mémorial est installé en 2000. Depuis 2024, il rend hommage également à Willy Brandt (1913-1992), maire de Berlin-Ouest (1957-1966) et chancelier de la République fédérale d’Allemagne (1969-1974). Il est lauréat du prix Nobel de la Paix (1971) pour sa politique de détente menée avec l’Allemagne de l’Est et l’Union soviétique.
Par la suite, la thématique canadienne marque profondément les lieux. La place voisine est nommée du Canada en 1930. En 1934, 400 ans après la découverte du golfe de Saint-Laurent par Jacques Cartier (1491-1557), son buste sculpté par Louis Ernest Drivier est érigé dans le jardin. En 1962, est planté un érable à sucre, symbole du Canada. Ce pays offre en 2004 le buste du fondateur de la ville de Québec, Samuel de Champlain (vers 1567-1635), sculpté par Alfred La liberté (d’après son plâtre de 1930).
Enfin, le jardin est nommé en 2010 « Nouvelle France », nom donné aux territoires d’Amérique du Nord colonisés par les Français entre 1534 et 1763.
Le jardin rend hommage depuis 1972 au chimiste, physicien et homme politique Jean Perrin (1870-1942). Prix Nobel de physique en 1926, il est un des artisans de la création du Centre national de recherche scientifique (CNRS) fondé en 1939, et du Palais de la Découverte installé au Grand Palais depuis 1937. Un médaillon le représente dans le jardin, œuvre de la sculptrice Josette Hébert-Coëffin (1908-1973).
Tout au long du XIXe siècle, le carré est subdivisé en plus petites unités : dès 1859, avec les aménagements opérés sous le Second Empire ; puis pour l’Exposition universelle de 1900, lors des constructions des Petit et Grand Palais et du percement de l’avenue Winston Churchill.
Le battoir était une raquette en bois plein et permettait de percuter une balle. Le jeu de Paume, très prisé en France se pratiquait avec la paume de la main ou bien avec ce battoir ou plus tard avec une raquette. Ce jeu est l’ancêtre du tennis actuel.
Le nom de Kyiv a été attribué à ce jardin par la Ville de Paris en 2022. Il rend hommage au courage des habitantes et habitants de la capitale ukrainienne, et à l’ensemble de la résistance opposée par le peuple ukrainien à l’invasion russe.
Depuis 2024, ce jardin rend hommage à Charles Aznavour (1924-2018), chanteur, comédien et citoyen engagé. Auteur, compositeur et interprète de grands succès comme La Bohême ou Emmenez-moi, il a aussi écrit pour des artistes majeurs comme Édith Piaf. Véritable ambassadeur de la chanson française, il a engagé sa notoriété dans des missions humanitaires notamment pour la cause arménienne, pays que sa famille a fui à cause du génocide.
Le jardin est doté d'un kiosque à musique. La mode est apparue en France au 18ème siècle. Le mot vient d’un mot arabo-persan, « kiouch », il désignait un pavillon de style oriental purement décoratif, qui n’avait alors aucun lien avec la musique. C’est le café Turc, ouvert en 1781 boulevard du Temple, qui aurait eu le premier l’idée d’utiliser ces constructions pour qu’un orchestre puisse y jouer à l’abri du soleil et de la pluie.
L’entrée était alors payante. Au début du second Empire, quelques villes de garnison élevèrent sur une place publique un kiosque pour que les régiments puissent offrir des concerts gratuits à la population. Devant leur succès, toutes les villes, hormis la capitale, voulurent bientôt avoir leur kiosque à musique. Paris n’accueillit son premier kiosque qu’en 1888, peut-être par crainte du désordre. Le jardin du Luxembourg fut un précurseur, puis quelques kiosques apparurent timidement dans d’autres squares de quartier, sous la pression populaire : en 1896, square de Vaugirard (aujourd’hui Adolphe Chérioux) ; en 1898, square des Batignolles et place des Fêtes ; en 1900, place des Vosges, squares du Commerce, Violet, d’Anvers, boulevard Jules Ferry…Un déclin se fit sentir après la dernière guerre, avec la diffusion de la musique enregistrée et l’apparition de nouvelles formes de loisirs. Mais aujourd’hui, les kiosques retrouvent un nouveau souffle grâce aux concerts qui y sont organisés chaque année, par la Mairie de Paris, aux beaux jours.
Le Jardin de Paris est le nom du café-concert qui a occupé différents emplacements dans les jardins des Champs-Élysées. Il proposait bals et spectacles très prisés de la fin du XIXe jusqu’au début du XXe siècle.