Campements : Paris mobilise 780 places d’hébergement

Des opérations de mise à l’abri ont été menées pour les campements de la Villette, du canal St Martin et de la porte des Poissonniers. La Ville et les associations ont obtenu de l’État que tous les réfugiés présents bénéficient d’une mise à l’abri d’urgence et ce quelle que soit leur situation administrative. 40% d’entre eux seront hébergés à Paris intramuros grâce à la mobilisation de la municipalité et des acteurs associatifs.

Plusieurs opérations de mise à l'abri se sont déroulées, la première le 30 mai (pour le campement de la Villette) la seconde le 4 juin (pour les campements du canal St Martin et de la porte des Poissonniers). Elles étaient organisées sous la responsabilité du Préfet de la Région Ile-de-France, en association avec la Ville de Paris, des associations de solidarité et la Préfecture de Police. La Ville et les associations ont obtenu de l’État qu’il s’agisse d’une mise à l’abri « inconditionnelle », c’est-à-dire que toutes les personnes présentes bénéficieront d’un hébergement d’urgence et ce quelle que soit leur situation administrative.

40% des personnes mises à l'abri dans Paris

40% des personnes sont mises à l’abri à Paris intramuros, la Ville de Paris fournissant à elle seule 780 places d’hébergement. 

Depuis quatre mois, la Ville de Paris et des associations de solidarité venaient en aide aux personnes présentes dans trois campements parisiens : porte de la Villette, porte de la Chapelle et aux abords du canal Saint Martin. 

Cette action humanitaire avait été menée dans l'attente que l’État respecte ses obligations légales d’accueil et d’hébergement des aide aux réfugiés. Après plusieurs courriers de la maire de Paris et une série d’interpellations publiques de nombreux s responsables associatifs et personnalités de la société civile, une pétition a également été signée par plus de 25.000 citoyens.

 Cet engagement démontre, une nouvelle fois, l’engagement de Paris à soutenir l’État pour qu’il respecte ses obligations légales. Avec un objectif: garantir un accueil digne des femmes, des enfants et des hommes qui viennent chercher refuge en France en raison de la guerre ou de la misère dans leur pays.

L'État doit mettre en place des dispositifs pérennes

Au-delà de la résorption des campements existants, il est essentiel que l’Etat mette également en place des dispositifs pérennes et fluides d’accueil et de prise en charge des migrants qui arrivent à Paris et dans l’ensemble de la France, y compris des personnes dites « dublinées » : les accords de Dublin conclus par les membres de l’Union européenne sont actuellement inopérants.

Paris propose la réouverture d'un centre d'accueil humanitaire

Sans ces dispositifs, de nouveaux campements apparaîtront très vite dans les rues de la capitale. Paris compte plus de 1400 km de voirie et aucune barrière n'empêchera cela.

La Ville a proposé à l’État de rouvrir ensemble un centre d’accueil humanitaire, sur le même principe que celui qui existait porte de La Chapelle : il a démontré son efficacité. Aucun campement de masse ne s’est constitué pendant ses 18 mois de fonctionnement.

Dernière mise à jour le lundi 4 juin 2018
Crédit photo : Guillaume Bontemps/Mairie de Paris

Votre avis nous intéresse

Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr et de mieux répondre à vos attentes, vous pouvez exprimer votre opinion et nous laisser un commentaire ci-dessous.

Merci pour votre contribution. Attention nous ne formulons pas de réponse dans cet espace.

Restez connecté

La newsletter

Chaque semaine, recevez l’essentiel de Paris pour savoir tout ce qu’il se passe dans la capitale.

Je m'abonne

Paris j'écoute

Sur @Parisjecoute, la Mairie de Paris répond à toutes vos questions pratiques. A votre service du lundi au vendredi.