Un espace pour sortir de ses habitudes de bouger, de penser et de percevoir.
L’atelier d’hypnose à bouger propose d’explorer ce que les
états d’absorption peuvent ouvrir en soi : dans les perceptions, les manières
d’être et de faire. Il s’agit aussi de découvrir comment l’imaginaire ne
s’oppose pas au réel mais vient l’étendre, l’élargir de possibles bientôt
puissances.
Cet atelier-laboratoire invite à se glisser en deçà de ses
cartes du monde habituelles, pour laisser place à une sensorialité vivante, à
un rapport au monde souple et créatif.
Il suffit parfois de suspendre, un temps, le réel, de
s’autoriser à plonger dans une image, une sensation, pour réenchanter nos
mondes, inventer de nouvelles manières de les habiter et en ramifier encore et
encore la compréhension et nos manières d’interagir avec eux.
Le retour de plongée laisse en cadeau la certitude que nous
contribuons activement à construire le réel, que rien n’est donné ou figé, et
qu’il est possible de sortir de ses propres sentiers battus en levant un
instant le nez de ses cartes, pour se laisser guider par la curiosité et la
joie enfantine d’explorer l’inconnu : là où tout est possible.
La
première partie de l’atelier-laboratoire sera une plongée guidée,
amenant à habiter et explorer un imaginaire différent chaque semaine.
La
deuxième partie sera laissée ouverte et sans guidage, afin que
chacun·e puisse prolonger, décaler ou intégrer la plongée à sa manière.
Enfin,
un temps de partage conclura chaque séance, pour apprendre les
un·es des autres de ce travail autour de l’imaginaire et des états
d’absorption.
Suspendre ses catégories, ses modes de perception
routiniers, plonger physiquement dans ce qui apparaît comme autre ou
imaginaire, se décaler un instant de soi sont autant de pratiques familières
aux danseur·ses et aux artistes en général. Ces mercredis après-midis, nous
prendrons le temps d’approfondir, de décliner et de goûter ces gestes ainsi que
leurs effets sur nos pratiques respectives (qu’elles soient de danse ou d’un
autre domaine).
Cet atelier-laboratoire ne s’adresse donc pas qu’aux
danseur·ses : il accueille toute personne curieuse de s’offrir un espace
pour sortir de ses habitudes de penser, de bouger et de percevoir. Chacun·e
aura la liberté d’habiter les propositions à sa façon singulière et unique, et nous
serons riches de ces différences.
Pour conclure cette invitation, voici quelques mots de François Roustang…
« L’induction a pour visée la destruction de notre système de
coordonnées figé ou restreint et, par le fait même, de nous ouvrir,
fût-ce quelques instants, à un nouveau complexe relationnel souple et
ample. La force qui est alors ressentie naît du fait que nous ne
disposons plus seulement de nos propres forces, mais de toutes celles
qui nous octroyées par le réseau multiforme dans lequel nous sommes
placés et par lequel nous acceptons d’être façonnés. La force ou la
faiblesse d’un vivant humain est une fonction relationnelle. Si les
liens aux autres et au monde sont limités en nombre et en qualité, ou
bien s’ils reproduisent toujours les mêmes formes, nous demeurons
exténués (…); si, au contraire, ces liens sont innombrables et toujours
prêts à s’adapter aux fluctuations de l’environnement, alors la
puissance est à notre porte.
Le lâcher-prise que suscite l’induction (…) a précisément pour
effet d’ouvrir les portes et les fenêtres de notre demeure pour y
laisser pénétrer le souffle porteur de toutes les formes d’autres vies.
On saisit là que l’hypnose induite, ce que l’on nomme aussi l’état de
transe, est très loin de se réduire à une agréable relaxation ; elle est
par nature l’expérimentation d’une tonicité générale. La détente
s’identifie au laisser-venir de l’extérieur tout ce à quoi nous nous
opposions par notre pseudo-maîtrise, qui n’était qu’une fermeture. En
revanche, la tonicité n’est rien d’autre que l’immersion dans les
courants multiples auxquels est soumis un vivant dans son rapport avec
tous les vivants. » p. 35-36
——-
« Ce qui fait obstacle au changement, c’est notre façon
répétitive de percevoir et de comprendre les choses de notre existence.
Or ses stéréotypes sont soutenus et consolidés par des pensées et des
jugements qui ne sont plus en contact avec les fluctuations de la vie. Notre sensorialité est endormie par nos savoirs préalables. » p.66
Extrait de « Savoir attendre pour que la vie change » François Roustang
L'enseignante
Catherine Kych danse depuis sa plus tendre enfance.
La danse classique est son fil conducteur, mais à la recherche
d’espaces de liberté, de jeu et de partage, elle a plongé en 2007 dans
le contact improvisation. Elle s’est enthousiasmée pour cette pratique
non‐normative qui offrait la possibilité de rencontrer, d’abord par le
toucher et le mouvement – puis par les mots – des « autres », et de
construire et déconstruire avec eux le monde.
Chemin faisant, elle s’est dotée de différents outils pour
approfondir ses pratiques de danse et d’accompagnement : une formation
de « Danse et Thérapie du mouvement » (avec notamment les outils de la psychopédagogie perceptive et de la fasciathérapie de Danis Bois), le D.U. « Danse et éducation somatique » de Paris VIII, une formation en Entretien d’Explicitation
qui s’est trouvé être l’outil qui lui manquait pour accompagner la mise
en mots de l’expérience des danseurs. Depuis elle est un membre actif
du GREX (www.grex2.com), groupe de recherche sur l’explicitation fondé par Pierre Vermersch. Le D.U. « Médecine, méditation et neurosciences »
de Strasbourg est venu compléter ses connaissances pratiques et
théoriques sur l’attention – notamment dans les pratiques méditatives.
Catherine s’est enfin formée à l’hypnose ericksonienne
pour tenter de mieux comprendre les liens entre imagination, perception,
langage et relation, et la manière dont ils influencent les mécanismes
de création, d’apprentissage et de changement.
Depuis de nombreuses années, Catherine enseigne et organise des
stages et des festivals de contact improvisation au sein de
l’association « L’œil et la main » dont elle est l’une des membres
fondatrices. Selon les invitations, elle assure aussi des stages et des
masters classes de contact improvisation au sein de conservatoires, de
CDCN ou du CND ou de festival international tel que celui de Freiburg.
Séances
Du mercredi 2 septembre 2026 au mercredi 30 juin 2027, hors vacances scolaires, hors jours fériés Très exceptionnellement, certaines séances peuvent être annulées.
L'agenda du contact improvisation à Paris est, dans ce cas-là, toujours mis à jour. Vous pouvez le consulter ici: http://lolm.eu/ci-paris/
Tous niveaux à partir de 16 ans
mercredi
14:30 - 16:30
Non accessible aux personnes à mobilité réduite
Non accessible aux personnes déficientes auditives
Accessible aux personnes déficientes visuelles
Non accessible aux personnes déficientes mentales
Accueil en langue des signes non disponible
Tarif
Combien? Participation libre et consciente à partir de 5 euros + adhésion à l’association : http://lolm.eu/adherer/
Comment? Sans inscription Venez juste le jour-même, 5 minutes à l’avance.
Avec des milliers d'évènements et d’activités en poche, vous trouverez toujours de quoi remplir votre semaine. Paris n'attend plus que vous !
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Que faire à Paris est l'agenda participatif dédié à la culture, aux sorties et aux loisirs à Paris. Tout le monde peut y contribuer et partager ses bons plans.
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