Les collections de la Ville de Paris

Fonds municipal d'art contemporain, archives photographiques et cinéma, contenus sur internet... Les collections de la Ville de Paris sont riches et variées.

Le Fonds municipal d’art contemporain (Fmac)

En 1816, Paris lance une initiative originale consistant à commander et acquérir des œuvres d’art auprès d’artistes vivants. Le Fmac, créé en 1987, hérite d’une partie des collections municipales ainsi constituées depuis près de deux siècles. 

Il rassemble aujourd’hui près de 23.000 œuvres d’art, dont plus de 3.000 contemporaines. 

Cette collection reste vivante: par la volonté de la Ville qui, soutenant la création contemporaine, l’enrichit chaque année; par son caractère nomade, et sa diffusion dans les équipements publics et à travers des expositions en France et à l’étranger; et enfin par la transmission qu’elle permet, notamment auprès des plus jeunes, à travers des programmes de médiation dans les établissements scolaires parisiens.

Ses missions

  • Soutenir et promouvoir la création contemporaine
  • Placer l’art contemporain et les artistes au cœur de la ville
  • Favoriser les rencontres entre l’art contemporain et les publics, sensibiliser leur regard
  • Enrichir la collection en affirmant son identité, la valoriser et développer son rayonnement
  • Étudier, présenter, conserver, restaurer les collections

Son histoire

En 1816, la préfecture du département de la Seine – qui correspond aujourd’hui aux départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne – crée le Service des Beaux-Arts, et lance une initiative originale consistant à commander et à acheter des œuvres d’art auprès d’artistes vivants pour encourager la création. C’est ainsi que naissent les futures Collections municipales, dont une partie des œuvres sert à décorer les locaux municipaux et préfectoraux.

Á mesure que les grands musées parisiens se constituent (Carnavalet, Petit Palais, Art moderne, etc.), les œuvres les plus importantes de ces Collections municipales leurs sont attribuées. A côté de ces collections muséales, les "collections volantes" ou "mobiles", continuent d’assurer une fonction de soutien à la création, lors de leur acquisition, et de décoration.

Au milieu des années 1970, après avoir été longtemps conservées au musée d’Auteuil, les collections mobiles déménagent dans de nouvelles réserves à Ivry-sur-Seine, dans une ancienne usine des eaux. En 1987, elles prennent le nom de "Fonds municipal d’art contemporain" (Fmac), au sein de la sous-direction du patrimoine et du département des arts plastiques. Le Fmac est doté d’une commission d’acquisition indépendante des musées et d’un budget propre. En 1997-1998, ses réserves sont agrandies et mises aux normes.

Le Fmac dépend actuellement du département de l’art dans la ville, au sein de la sous-direction de la création artistique de la direction des affaires culturelles. 

Ses réserves

Les réserves du Fmac, situées à Ivry-sur-Seine pour l’essentiel des œuvres et dans une réserve externe dans le nord de Paris pour une petite partie, conservent actuellement environ 10.000 œuvres.

Ces 10.000 œuvres sont réparties dans cinq espaces: la réserve des peintures et des photographies, la réserve des sculptures, la réserve des arts graphiques, la réserve des grands formats et divers mediums et la réserve mutualisée située dans le nord de Paris pour les œuvres de très grand format.

Conservatrice du FMAC : Jeanne Brun

Coordination administrative et technique

- Chargée du suivi des acquisitions : Julie Bigey

Gestion scientifique des collections

- Conservatrice, coordinatrice de la gestion scientifique des collections : Estelle Géraud

- Chargée de l’inventaire informatisé et des collections photographiques : Christel Courtois

- Chargé du récolement et des recherches : Sébastien Gonnet

Diffusion et régie

- Coordinatrice de la diffusion et de la régie (suivi des dépôts et des prêts) : Juliette Degorce

- Programmes de médiation. Médiatrice, coordinatrice du programme Fmac à l’école : Claire Boustani

- Installateurs-monteurs : Aaron Jacques, Jean-Paul Brunet, Carlos Pereira Mendes

- Chargée du suivi des restaurations : Coline Polverel

Adresses

Fonds municipal d'art contemporain de la Ville de Paris

1, rue Jean Mazet - 94200 Ivry-sur-Seine

Tél. : 01 46 71 20 53

E-mail : fmac@paris.fr

Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

Hôtel d’Albret

31, rue des Francs-Bourgeois - 75188 Paris Cedex 04 - France

Tél. : + 33 (0) 1 42 76 84 00

Recrutement au sein du FMAC

Toutes les vacances de poste font l’objet d’une publication. Il n’est pas possible de donner suite aux candidatures spontanées ne correspondant pas à un profil de poste déclaré vacant.


La collection

Le Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris conserve 22.690 œuvres d’art, dont 3.300 contemporaines, de 1970 à nos jours. La collection s’enrichit au fil des acquisitions annuelles et des donations, issues d’artistes vivants.

Une collection historique et contemporaine

Miroir des politiques en faveur de la création depuis deux siècles, la collection se compose d’œuvres:

  • Historiques (avant 1914), 1.669 œuvres
  • Modernes (1914-1970), 15.862 œuvres
  • Contemporaines (après 1970), 3.300 œuvres

Si la peinture, abondamment acquise dans les Salons et pour les besoins des décorations, domine la collection, celle-ci recèle aussi, pour les périodes récentes, la diversité des pratiques artistiques nouvelles.

Composition de la collection par types d’œuvres

  • Peinture: 52%
  • Dessin, gravure, estampe (arts graphiques): 27%
  • Sculpture: 16%
  • Arts décoratifs/design: 2,5%
  • Photographie: 2,5% de
  • Vidéo, installation: moins de 1%

Œuvres emblématiques de la collection

Peintures 18e, 19e et début 20e siècle: Hubert Robert, Henri le Sidaner, Gaston Latouche, Albert Marquet, Clément-Serveau...

Peintures: Farah Atassi, Jean-Marc Bustamante, Damien Cabanes, Olivier Debré, Blaise Drummond, Shirley Jaffé, François Morellet, Pascal Pinaud, Jean-Pierre Pincemin, Claude Rutault, Djamel Tatah, Marc Desgrandchamp.

Installations: Claude Levêque, Ugo Rondinone

Dessin: Mickael Patterson-Carver, Veit Stratmann

Photographies : Bertrand Lavier, Théo Mercier et Erwan Fichou, Pedro Cabrita-Reis, Marc Camille Chaimowitz, Allan Sekula, Jordi Colomer

Sculpture: Richard Fauguet, Philippe Mayaux, Michel Paysant, Didier Marcel, Richard Serra

Vidéos  Mircea Cantor, Bertille Bak, Clarisse Hahn

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La politique d'acquisition du Fmac

Le Fmac est un acteur de la politique culturelle de la Ville de Paris dans le soutien aux artistes et à la création artistique contemporaine, la diffusion de l’art contemporain, et la sensibilisation de tous les publics. Dans ce cadre, il mène une politique pérenne d’acquisitions d’œuvres auprès des artistes ou des galeries.

La constitution, dans les années 1980, d’une commission spécifique pour les acquisitions du Fmac, permet de mener une politique d’acquisition ciblée et exigeante.

La commission d’acquisition annuelle

Elle examine les œuvres proposées par ses membres rapporteurs, ainsi qu’une sélection d’œuvres proposées spontanément par des artistes et des galeries. Elle se compose de membres de droit, membres de la Direction des affaires culturelles (Dac) : directeur des affaires culturelles ou son représentant, chef du Département de l’art dans la ville ou son représentant, conservateur du Fmac, et de membres invités pour leur expertise.

En 2015, ces derniers étaient : Michel François, artiste belge, présent dans la collection du Fmac, Isabelle Lemaître (collection LEMAITRE) ; Anaël Pigeat, rédactrice en chef d’art press ; Emilie Renard, directrice de La Galerie, centre d’art contemporain de la Ville de Noisy-le-Sec.

Le choix des œuvres

Le choix des œuvres est guidé par les orientations de la politique d’acquisition structurée autour de critères importants, de différentes natures.

1. Le lien des artistes avec Paris

Les œuvres sélectionnées sont des créations d’artistes français et étrangers qui vivent, travaillent ou se manifestent à Paris. Le mouvement permanent d’artistes, résidents ou de passage dans la capitale, constitue l’un des fondements de l’enrichissement continu de la collection, qui ambitionne aujourd’hui d’illustrer la spécificité de Paris comme l’un des pôles artistiques mondiaux.

2. Les thématiques urbaines et politiques

Les acquisitions traitent de l’univers urbain à l’échelle internationale : l’architecture, l’aménagement du territoire, les espaces verts, les mutations urbaines, la vie dans la ville, le développement de la population, etc.

Les œuvres empreintes d’une thématique politique, concernant tous les domaines de société, en France et dans le monde, sont également une spécificité de la collection : les régimes politiques, pouvoirs, organisations, mouvements, idées, conflits, libertés, revendications, travail, justice, immigration, écologie, etc.

3. Le mode spécifique de diffusion

Les sélections tiennent compte du mode particulier de diffusion : outre les présentations dans le cadre de prêts en France et à l’étranger, les œuvres s’inscrivent dans le quotidien des usagers des services publics (bibliothèques, écoles, conservatoires, etc.) et des administrations parisiennes (Hôtel de Ville, mairies d’arrondissement). La collection est aussi visible dans le cadre d’opérations ou de partenariats spécifiques (Nuit Blanche, Journées européennes du patrimoine, etc.). Cette valeur d’interpellation dans un contexte non muséal détermine donc aussi le type d’œuvre à retenir. Le choix des œuvres tient compte de leurs contraintes techniques d’accrochage, de conservation et de stockage.

En 2015, le Fmac a acquis 21 œuvres de 17 artistes

Mathieu K. Abonnenc, Marcos Avila Forero, Elisabetta Benassi, Nicolas Chardon, Sylvain Couzinet-Jacques, Blaise Drummond, Kenny Dunkan, Lola Gonzàlez, Pierre Joseph, Yazan Khalili, Valérie Jouve, Tarik Kiswanson, Evangelia Kranioti, Laurent Proux, Patrick Tosani, Marie Voignier, Noémie Vulpian.

Dépôt des candidatures : lundi 8 février 2016.

Les dons

Le Fmac accepte les propositions de dons significatifs d’œuvres provenant d’artistes vivants, d’institutions, d’associations et de collections privées. Elles sont examinées aves les mêmes critères que les acquisitions.

La diffusion des œuvres

Prenant part dans la richesse des collections publiques parisiennes, le Fmac est la seule collection dont la vocation est avant tout d’être diffusée hors de ses murs.

Les dépôts

La vocation historique des "collections volantes" a laissé des traces dans tout le territoire de l’ancien département de la Seine: 2.200 lieux de dépôt sont encore recensés. L’activité de dépôt s’oriente aujourd’hui vers des actions concertées et construites avec des partenaires investis accompagnés de projets de médiation spécifiques.

Les prêts

Le Fmac collabore avec d’autres institutions de promotion de l’art contemporain par le prêt d’œuvres. Les emprunteurs, musées français et étrangers, mais également centres d’art, écoles d’art, lieux patrimoniaux ou non, investis pour les besoins d’expositions, se font ainsi le relais de la diffusion de la collection.

Les expositions

Le Fmac organise ou participe à des événements parisiens majeurs de la scène artistique : 

  • FIAC – Foire internationale d’art contemporain. Depuis 2003, le FMAC y présente chaque année ses récentes acquisitions 
  • OFFICIELLE – Foire de la jeune création, un événement associé FIAC, en 2014, aux Docks, Cité de la mode et du Design
  • Les Journées européennes du patrimoine, depuis 2012.
  • Nuit Blanche, en octobre, chaque année
  • "Entre les murs", accrochages éphémères en octobre 2012, à l’Hôtel de Ville de Paris. Parcours d’art contemporain (sculptures, installations, peintures) dans les salons de l’Hôtel de Ville et le bureau du Maire.
  • "Intrusions", en 2007-2008 au Petit Palais. Cinquante œuvres exposées parmi les collections permanentes du musée.
  • "Plurielles, les intentions d’une collection" (Identités, Réflexions, Engagements), en 2005, à la Cité Internationale des Arts, à la Fiac et à la Galerie du Montparnasse. Dans le cadre d’un partenariat entre la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris et l’université de la Sorbonne (Paris IV), cette exposition a été conçue par les étudiants du DESS "Art contemporain. Connaissance et pratique" de la promotion 2005.

Le Fmac à l’école: sensibiliser le jeune public à l’art contemporain

Le programme du Fmac à l’école s’inscrit dans le cadre de "L’art pour grandir", le programme éducatif de la Mairie de Paris, favorisant l’accès des jeunes parisiens à la culture et à ses institutions. Le Fmac à l’école permet aux scolaires de la Ville de Paris d’avoir accès aux œuvres du Fmac pendant une année. 

Dans chaque établissement, l’exposition s’accompagne d’un programme d’éducation artistique et de médiation culturelle, réalisé conjointement par les professeurs d’arts plastiques de la Ville de Paris, les professeurs des écoles, des collèges et des lycées, les documentalistes, les directeurs et principaux des établissements, les étudiants du master Médiation Art et Publics de l’université Paris 8 - Saint-Denis. 

L’esprit du programme

Combinant les approches ludiques, pratiques et théoriques, les ateliers développés autour des œuvres et les rencontres avec les artistes sont porteurs d’un contenu pédagogique riche et varié ; de nombreuses disciplines et techniques sont abordées : maquette d’architecture, peinture, modelage, moulage, installation, dessin, calligraphie, gravure, photographie, vidéo, performance, nouvelles technologies.

Avec Le Fmac à l’école, c’est l’art qui va à la rencontre du public scolaire, inversant les rapports habituels. Les œuvres présentées sont un point de départ pour s’initier à l’art contemporain et réfléchir au monde qui nous entoure. Cette approche originale révèle le rôle essentiel de la culture et de la création artistique dans les écoles. La relation quotidienne et privilégiée que les élèves tissent avec l’œuvre exposée leur permet de développer leur esprit critique, leur curiosité, leur créativité et leur citoyenneté.

Plus de 13 000 élèves de 22 établissements scolaires ont bénéficié du programme de médiation (5 écoles maternelles, 7 écoles élémentaires, 4 collèges dont le Centre Patay qui accueille les collégiens exclus, 3 lycées professionnels ainsi que 3 centres scolaires en hôpital), situés dans les 8 arrondissements (11°, 12°, 13°, 14°, 15°, 18°, 19°, 20°). Ce jeune public a eu accès à 35 œuvres de 21 artistes de la collection.

Pour cette édition, cette relation avec de grandes figures de l’art contemporain a été rendue possible avec l’intervention de six médiatrices culturelles (étudiants en master « Médiation art et publics » de l'Université Paris 8) et de sept interventions d’artistes ( Jakob Gautel, Konrad Loder, Christine Coenon, Christoph Keller, Aram Bartholl, Samuel Rousseau et franckDavid (4 artistes français et 3 étrangers). 

35 œuvres d’art contemporain de 21 artistes de la collection exposées dans 22 structures accueillant un jeune public (5 écoles maternelles, 7 écoles élémentaires, 4 collèges et, pour la première fois, dans 3 lycées professionnels et 3 centres scolaires en hôpital de 8 arrondissements : 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissement.)

Artistes présentés: Omar Ba, Grégory Chatonsky, Christine Coenon, frank david, Delarue Léo, , Philippe Dereux, Nick Devereux, Florence Doléac, Tatjana Doll, Richard Fauguet, Jakob Gautel, Chourouk Hriech, Christoph Keller, Lang et Baumann, Taro Izumi, Konrad Loder, Anita Molinero, Samuel Rousseau, Kristina Solomoukha, Pascal Marthine Tayou et René Wirths..

Le flyer // L'affiche // Le programme des événements // Le bilan des activités

39 œuvres d’art contemporain de 21 artistes dans 21 écoles maternelles, élémentaires et collèges des 10e, 11e, 13e, 14e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissements.

Artistes présentés : Wafae Ahalouch El Keriasti, Dove Allouche, Wilfrid Almendra, Pierre-Olivier Arnaud, Michael Ashkin, Bertille Bak, Charlotte Beaudry, Jean Bedez, Pierre Bismuth, Etienne Chambaud, Nick Cortese, Florence Doléac, Tatjana Doll, Lionel Estève, Yona Friedman, Liam Gillick, Rodolphe Huguet, Pierre Malphettes, Isa Melsheimer, Bruno Peinado, Raphël Zarka.

 L'affiche // Le programme des événements


52 œuvres de 32 artistes exposées dans 30 écoles maternelles, élémentaires et collèges, et dans les centres de loisirs des 3e, 11e 14e, 15e, 18e, 19e, 20e arrondissement.

Artistes présentés : A Constructed World, Adel Abdessemed, Boris Achour, Adam Adach, Allora et Calzadilla, Pierre Ardouvin, Kader Attia, Maja Bajevic, Katinka Bock, Koenraad Dedobbeleer, Marie Denis, Florence Doléac, Tatjana Doll, Liam Gillick, Isabelle Grosse, Edi Hila, Taro Izumi, Naji Kamouche, Kimsooja, Daniel Lainé, Alexandra Leykauf, Pierre Malphettes, Mathieu Mercier, Thierry Mouillé, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Els Opsomer, Romain Pellas, Francesc Ruiz, Anri Sala, Bert Theis, Raphaël Zarka.

Le flyer
 // L'affiche

Une première expérience plébiscitée et unique en France, a rencontré un vif succès : 38 œuvres de 29 artistes ont été présentées dans 29 écoles maternelles, élémentaires et collèges des 11e, 13e, 19e et 20e arrondissements.

19 de ces écoles et établissements étaient situés en Zone d’Éducation Prioritaire ou en Réseau Ambition Réussite.

Le flyer // L'affiche

Les fonds photographiques

Le patrimoine photographique municipal, dont l’origine remonte à l’époque de l’invention de la photographie, est riche de plus de 13 millions de photographies : daguerréotypes, tirages sur papier et négatifs conservés dans les musées, les bibliothèques et les archives de la Ville de Paris. Ces fonds exceptionnels représentent une très grande valeur historique, culturelle et artistique.

Les fonds historiques prestigieux proviennent de dons, de legs ou de dépôts, ainsi que de commandes ou d’achats aux photographes de l’époque, et sont composés des plus grands noms de la photographie : Atget, fonds Henry Clarke à Galliera, Cartier-Bresson, Marville, Brassaï, fonds France Soir à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, etc.

Les acquisitions actuelles, qui concernent autant la photographie ancienne que la création contemporaine, enrichissent continuellement ces collections.

La préservation de ces fonds est notamment assurée par l’Atelier de Restauration et de Conservation des photographies (ARCP), établissement créé en 1983 au sein de la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, qui édicte des préconisations de conservation et restaure les fonds les plus précieux et fragiles, en liaison avec les responsables de chacune des collections. 

La Ville de Paris est également propriétaire des fonds de l’Agence Roger-Viollet (plus de 4 millions de négatifs et environ 2 millions de tirages) légués à la ville en 1985 par leurs fondateurs, Hélène Roger-Viollet et son mari Jean Fischer. 

La Parisienne de Photographie au service de la numérisation et de la diffusion

La SPL Parisienne de Photographie est une société publique locale, chargée de gérer et d’exploiter le fonds patrimonial Roger-Viollet et qui constitue une référence de la photographie d’archives sur le marché français et international.
Depuis 2006, elle assure la conservation du fonds Roger-Viollet, la reproduction numérique et la mise en valeur de l’ensemble des fonds iconographiques et photographiques patrimoniaux municipaux (musées, bibliothèques patrimoniales et fonds Roger-Viollet). Ont notamment été numérisés des créations de Christian Dior, des œuvres et manuscrits de Victor Hugo, de Jean-Baptiste Carpeaux, des photographies de Boris Lipnitzki, de Charles Lansiaux...

L’Atelier de restauration et de conservation des photographies

restauratrice au travail

Les photographies, qu’il s’agisse de procédés négatifs ou positifs, d’œuvres anciennes ou contemporaines, sont des objets extrêmement fragiles qui requièrent un soin minutieux, essentiel pour leur diffusion et leur transmission aux générations actuelles et à venir. 

Consciente de la nécessité de la mise en place d’une politique de préservation active de son patrimoine photographique exceptionnel, la Ville de Paris crée dès 1983 l’Atelier de restauration et de conservation des photographies de la Ville de Paris (A.R.C.P.), chargé de la conservation préventive et de la restauration des fonds conservés dans les musées, les bibliothèques spécialisées et les archives.

Les missions de l’ARCP

La conservation préventive

L’objectif de la conservation préventive est de prévenir les dégradations des collections et d’en planifier la conservation, en fonction des moyens matériels et des priorités de chaque institution.
Dans le cadre du Plan de sauvegarde et de valorisation du patrimoine photographique piloté par la Direction des Affaires culturelles, l’ARCP est chargé de mener les études de collections, en vue d’élaborer les plans de conservation préventive et de restauration. Trois grands plans transversaux sont actuellement conduits par l’ARCP en parallèle des interventions courantes de conservation préventive menées dans chaque institution : le Plan nitrate, le Plan de numérisation des collections et le Plan de conservation des collections contemporaines (photographies couleur et impressions numériques).

La conservation curative et la restauration

Les interventions réalisées suivent les principes déontologiques communs à l’ensemble des disciplines de la conservation patrimoniale. Elles visent avant tout à la stabilisation physico-chimique de l’oeuvre : respect des matériaux constitutifs, des principes de lisibilité et de réversibilité des actes de conservation et de restauration, et de la compatibilité des matériaux et produits utilisés. Elles interviennent en réponse à des besoins liés à des traitements de fond ou d’urgence, ainsi qu’à des projets de numérisation ou d’exposition, et appliquent les méthodes traditionnelles de conservation curative des supports, auxquelles s’ajoute un travail spécifique sur les couches sensibles : nettoyage à sec, démontage de supports, traitement de consolidation et de finition, mise à plat, etc. Des actes de restauration – retouches, comblements de lacunes – sont parfois réalisés afin d’atténuer la visibilité des altérations de l’image, sans pour autant chercher à masquer ses imperfections.
Après traitement, l’ARCP réalise le montage et le (re)conditionnement des œuvres afin de garantir la qualité de leur conservation.

La reproduction des originaux

Le pôle Reproduction réalise des prises de vues analytiques des oeuvres suivant des protocoles spécifiques. Les oeuvres sont photographiées avant, pendant et après restauration, afin de conserver une trace des interventions et d’approfondir la connaissance des procédés et des méthodes de traitement. D’autre part, lorsque les photographies sont trop fragiles pour être manipulées ou exposées, des reproductions – contretypes ou retirages – de haute qualité, sont réalisées suivant des procédés précis, favorisant un accès alternatif au contenu des oeuvres.

La documentation écrite et visuelle des interventions

L’ensemble des études et des campagnes de conservation préventive ainsi que les actes de restauration sont documentés afin de suivre l’évolution des oeuvres dans le temps : rapports, constats d’état, cahiers des charges, fiches de traitement, reproduction analytique des oeuvres, etc.

La recherche et la diffusion des connaissances

La constitution d’une documentation spécialisée
L’ARCP met à la disposition des chercheurs, des étudiants et des professionnels, une documentation spécialisée dans l’histoire de la photographie, l’histoire des procédés, les techniques de prise de vue et de tirage, la conservation et la restauration des photographies et des matériaux entrant dans leur composition : monographies, actes de colloques, revues scientifiques, mémoires de fin d’étude, dossiers documentaires, etc. Elle est régulièrement développée et mise à jour.
Le centre de documentation est ouvert sur rendez-vous.
Les colloques et les publications
L’ARCP partage les fruits de son expérience à travers l'organisation ou la participation à des colloques internationaux et la publication d’articlesb ou d’ouvrages de référence comme Le Vocabulaire technique de la photographie, dirigé par Anne Cartier-Bresson (Éd. Marval ; Paris Musées, 2008). L'ARCP vient, enfin, de réaliser un Thésaurus des procédés photographiques.
L’enseignement et la formation
L'ARCP participe à la diffusion des connaissances à travers l'enseignement dispensé par son équipe en partenariat avec des organismes de formation nationaux et internationaux. Il propose en outre, des stages de formation continue aux professionnels et accueille chaque année des stagiaires français ou étrangers, étudiants ou restaurateurs en activité.
Le commissariat d’exposition
L’ARCP prend une part active à la valorisation des collections photographiques municipales à travers le commissariat d’exposition. Dix expositions, dont plusieurs itinérantes, ont ainsi été conçues et réalisées depuis la fin des années 1990.

La photographie contemporaine sous le regard de la conservation et de la restauration : le cas du « Plan couleur et impressions numériques » de la Ville de Paris. Technè, 2013, n° 37, p. 49-60.
Dans l’atelier du photographe, la photographie mise en scène. Paris : Paris-Musées, 2012. (Petites capitales).
L’objet photographique, une invention permanente. Arles : Actes Sud, 2012. (Photo Poche).
Exposer la photographie : comment concilier scénographie et conservation, étude de cas. Support-Tracé, 2011, n° 11, p. 38-49.
L’atelier de restauration et de conservation des photographies de la Ville de Paris : une structure au service du patrimoine municipal. Patrimoines, 2009, n° 5, p. 70-77.
Conservation, restauration et reproduction des collections photographiques de la Ville de Paris. Coré, 2009, n° 22, p. 35-41.
Photographies : les enjeux de la préservation. Art press, 2008, n° 350, p. 60-66.
Le vocabulaire technique de la photographie. Paris : Marval ; Paris-Musées, 2008.

Paris Champ & Hors champ : photographies et vidéos contemporaines, Galerie des bibliothèques, Paris, 2014-2015.
Mixed-border, exposition des diplômes 2014 de l’École Nationale de Photographie d’Arles, Friche Belle de Mai, Marseille, septembre 2014.
Dans l’atelier du photographe, la photographie mise en scène, Musée Bourdelle, Paris, 2012-2013.
L’objet photographique, une invention permanente, Maison européenne de la Photographie, Paris, 2011.
Éloge du négatif, les débuts de la photographie sur papier en Italie, 1846-1862,
Petit Palais, Musée des Beaux-arts de la Ville de Paris, Museo Nazionale Alinari della Fotografia, Florence (Italie), 2010.
Vu d’Italie, 1841-1941, la photographie italienne dans les collections du musée Alinari, Pavillon des Arts, Paris, 2006.
Objectif Paris 2, images de la ville à travers cinq collections photographiques parisiennes, Pavillon des arts, Paris, 2005.
Objectif Paris, images de la ville à travers cinq collections photographiques parisiennes, exposition itinérante, 2004-2007. Rome 1850, le cercle des artistes photographes du Café Greco, Musée du Capitole, Rome, 2003-2004 ; Maison Européenne de la Photographie, Paris, 2004.
Photographies hongroises. Des romantismes aux avant-gardes, Musée de la vie romantique, Paris, 2001.
Paris sous l’objectif 1885/1994. Un siècle de photographies à travers les collections de la Ville de Paris, exposition itinérante, 1998-2002.

Contact ARCP

Hôtel Hénault de Cantobre
5 rue de Fourcy 75004 PARIS
Tél. : +33 1 44 61 81 20 - Fax : +33 1 44 61 81 21
E-mail : arcp@paris.fr - Facebook

Les collections sur Internet

Site Roger-Viollet

L’objectif consiste tout autant à générer des ressources financières additionnelles grâce à la commercialisation des droits de reproduction des images auprès des professionnels de la presse, qu'à mettre à disposition des supports numérisés en ligne. Ainsi, le site Roger-Viollet propose un accès libre à l’ensemble des collections diffusées par la parisienne de Photographie, soit plus de 505.000 images numérisées en haute définition, indexées en français et anglais, mais aussi des rubriques réservées aux utilisateurs professionnels identifiés présentant des dossiers éditoriaux liés à l’actualité, ou sur des thématiques plus intemporelles, des éphémérides à télécharger, une newsletter périodique.

Depuis 2014, le site propose aux particuliers un service de tirage et d’achat à la demande : la plupart des images visibles en ligne sont disponibles à la vente, plusieurs formats et finitions sont proposés (correspondant à des coûts allant de 20 à 75€), le tirage est réalisé dans un laboratoire parisien, la commande est expédiée par voie postale. 

Les archives cinéma

Le Forum des images

Depuis sa création en 1988, le Forum des images a constitué une collection exceptionnelle de 5.500 films sur Paris, complétée par 1.500 films d’autres fonds audiovisuels jusqu’alors inaccessibles au public. La mairie de Paris a financé la numérisation de cette collection, véritable mémoire audiovisuelle de la capitale, ses habitants, son urbanisme et ses évolutions.

Cinemacity

Soutenu par la Ville de Paris, l'application gratuite "Cinemacity" - application de géolocalisation d’extraits de films tournés à Paris -, met en valeur le patrimoine cinématographique de la capitale. Cette application en trois langues (français, anglais, allemand) permet de partir à la découverte de la capitale, en traversant l’histoire du cinéma avec des centaines d’extraits visibles in situ.


Opendata 

Dans le cadre de sa politique de mise à disposition de données publiques, la Ville de Paris a publié tous les films qui ont été tournés en extérieur de 2002 à 2010, soit une liste de plus de 7 000 lieux de tournages choisis par plus de 600 cinéastes. Cette publication permet aux Parisiens de retrouver les films qui ont été tournés près de chez eux, et aux start-ups et aux informaticiens de développer des applications utilisant ces données.

La Cinémathèque Robert-Lynen

La Cinémathèque Robert Lynen, cinémathèque scolaire créée en 1925, développe des activités pédagogiques et conserve une collection unique de documents patrimoniaux. Cette collection est constituée de films (fonds de 3.500 documents sur support 16 et 35 mm) et de photographies (10.000 clichés noir et blanc des années 1 930-1950, 3.200 autochromes de la collection Gervais- Courtellemont mais aussi des photos de tournages rares). La Ville de Paris a lancé en 2013 un plan pluriannuel de numérisation des films conservés par la Cinémathèque Robert-Lynen afin de constituer des programmes destinés au jeune public.

Cinémathèque Robert-Lynen - Tel: 01 42 12 81 54-
11 rue Jacques Bingen
75017 Paris
  • Malesherbes
  • 17015 - PLACE DE LEVIS
Dernière mise à jour le lundi 11 janvier 2016
Crédit photo : Y Khalili

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@mlauribault
@Paris Où se situent les nouveaux espaces verts ? Merci.
@Parisjecoute

@mlauribault Bonjour, Vous trouverez tous les détails sur les nouveaux espaces verts ici : http://ow.ly/10Ctk8 Bonne journée.

14h814h53
@Djackbroute
@Parisjecoute Bjr, ou est-il possible d'avoir des données concernant l'estimat° du trafic routier à long terme dans certaines rues de Paris?
@Parisjecoute

@Djackbroute Bonjour, il est possible que cette page du site de la Préfecture réponde à votre demande : http://ow.ly/10C9PR

10h5713h1
@nicostewz
@Paris Bonjour, savez-vous si l'affiche de l'inauguration de la Canopée est dispo qqe part?
@Parisjecoute

@nicostewz Bonjour, il n'y en a malheureusement plus. Bonne journée ! cc @Paris