Ouvrir la recherche
Attention, cet article a été publié le 15/11/2018, il est possible que son contenu soit obsolète.
Service

Tout pour choisir une consommation responsable

Mise à jour le 21/01/2019
La question de nos modes de consommation est devenue un enjeu incontournable pour faire face à l’urgence écologique et sociale. Réparer ou réemployer, préférer des produits locaux, biologiques ou issus du commerce équitable, cerner réellement son besoin d’achat, et parfois choisir de ne pas consommer lorsque cela n’est pas une nécessité, telles sont les actions que la Ville de Paris aide le citoyen à choisir.
Quelques chiffres
Chaque année en France, un habitant produit 354 kg d’ordures ménagères. Les calculs sont réalisés par l’Ademe à partir des tonnages des poubelles des ménages (hors déchets verts) collectées par les collectivités locales.
Nous changeons notre téléphone en moyenne tous les deux ans et 88% des Français changent leur téléphone portable alors qu’il fonctionne encore – Source : Étude ADEME, «La face cachée des objets», septembre 2018
Une personne achète aujourd’hui 60% d’habits en plus qu’il y a 15 ans, tandis que chaque article acheté est gardé deux fois moins longtemps. L’industrie du textile en est l’exemple le plus éloquent. Chaque année, 5 millions de tonnes de vêtements sont achetées en Europe, ce qui représente environ 80 nouveaux articles par personne, tandis que 4 millions de tonnes sont jetées sur la même période. Source : «Vêtements, n’en jetez plus», Elsa Haharfi, documentaire diffusé sur France 5 en 2016
Ce gaspillage est désastreux : la production d’un simple jean nécessite 11.000 litres d’eau ! Source : REFER

Réemploi et réparation

Tout d’abord, le réemploi et la réparation sont deux champs d’action essentiels de la consommation responsable. En effet, réparer ou réemployer au lieu de jeter permet d’allonger la durée de vie des produits et de réduire l’amoncellement de déchets.

Le réemploi au sein des ressourceries et les recycleries

Green Friday Association Rejoue 14
Green Friday Association Rejoue 14
© Arnaud Caillou
Symboles de l’économie circulaire, les ressourceries et recycleries se sont fortement développées à Paris ces dernières années. Elles évitent la production de déchet, mais ce sont aussi des lieux de solidarité, qui permettent à toutes et tous de s’équiper à moindre coût, et sont d’excellents vecteurs de sensibilisation à travers les ateliers, les animations et des événements qu’elles organisent. Aujourd’hui, la Ville compte huit recycleries généralistes, qui collectent tout type d’objets et sont appelées « ressourceries », et sept recycleries spécialisées dans un secteur particulier, comme les jouets, le textile ou le matériel sportif.

Green friday Ressourcerie Creative
Green friday Ressourcerie Creative
© Arnaud Caillou

La réparation

Association Extramuros
Association Extramuros
© Arnaud Caillou
Plusieurs structures animent des espaces où les usagers peuvent être accompagnés dans la réparation de leurs objets, bénéficier des outils de l’atelier et des conseils des plus expérimentés. C’est le cas par exemple des ateliers de réparation de vélos tels que les ateliers Solicyle (4e et 14e), où La Cycklette (11e), qui ont ouvert récemment avec le soutien de la Ville de Paris. On compte également de nouveaux lieux dédiés au bricolage, tels que La Bricothèque de la Régie de quartier Paris Centre (3e), ou encore la menuiserie participative Extramuros (20e) qui offre un lieu où les particuliers peuvent venir construire leur mobilier à partir de bois réemployé, assistés par un menuisier ou des bénévoles avisés. Concernant le matériel électroménager, la Fédération d’entreprises d’insertion Envie porte un projet de démonstrateur de l’économie circulaire en construction dans le 20e, qui sera en particulier dédié à la promotion de la réparation de l’électroménager.

Commerces zéro déchet

Pour éviter au maximum les emballages inutiles, les commerces « en vrac » se multiplient à Paris. Depuis l’été 2018 ont ainsi déjà ouvert : la Scop Volante (3e), Entre Pots (14e) et Kilogramme (19e), et deux autres sont à venir dans le 18e et le 20e. La Maison du zéro déchet, qui a ouvert dans le 18e, est un espace 100% dédié au mode de vie « zéro déchet », qui allie la vente de produits à l’organisation d’ateliers et de conférences pour accompagner les Parisien.ne.s vers la réduction de leur production de déchets.

Alimentation responsable

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs

Les coopératives de consommateurs ou supermarchés coopératifs permettent une réappropriation par les consommateurs de l’acte d’achat et de ses implications car ce sont les coopérateurs eux-mêmes qui décident des produits qui sont disponibles dans le supermarché. Ils participent également au fonctionnement en donnant de leur temps, permettant ainsi de proposer des produits de qualité à prix réduits tout en rémunérant correctement les producteurs.
Le premier supermarché coopératif de France est La Louve, qui a ouvert à Paris dans le 18e en 2016. Deux autres coopératives de consommateurs, Les 400 Coop et La Source sont actuellement en projet dans le 11e et le 20e.

Alimentation responsable et soutien des producteurs locaux

Green Friday Association le Marché Sur L'eau
Green Friday Association le Marché Sur L'eau
© Arnaud Caillou
Dans la lignée des AMAP, de nombreux commerces se sont développés avec le souci de soutenir les producteurs locaux, en s’appuyant sur un approvisionnement en circuit court et en cherchant à rémunérer les producteurs au prix le plus juste. C’est le cas par exemple de Kelbongoo, qui a ouvert récemment une troisième boutique dans le 3e, ou du Marché sur l’Eau (19e), ou encore de Péligourmet, qui propose un système innovant où les particuliers et les producteurs profitent de leurs trajets pour rapporter en ville les meilleurs produits qui sont vendus avec un rapport qualité-prix avantageux. Des initiatives émergent également dans d’autres domaines, comme Fleurs d’ici, qui permet la vente de fleurs en circuit court.

Alimentation responsable et insertion par l’activité économique

Green Friday O’Potager de Ménil
Green Friday O’Potager de Ménil
© David Aimedieu
D’autres structures s’engagent pour une alimentation plus responsable socialement en employant des personnes en parcours d’insertion par l’activité économique. C’est le cas de la boutique O' Potager de Ménil (20e), de la halle alimentaire La Panaméenne (14e), du restaurant solidaire la Cantine de Babelville (11e), du restaurant commun L’Oratoire (14e) des Grands Voisins, ou encore du comptoir lunch Cana en Seine (1er).

Alimentation responsable et insertion professionnelle des femmes

Certaines structures se distinguent par leur approche plus ciblée permettant de lutter contre l’exclusion sociale et professionnelle des femmes. C’est le cas par exemple du restaurant coopératif Mam’Ayoka (18e) et de la coopérative féminine le Pain de la Liberté (18e), qui ont toutes deux reçu le Trophée de l’économie sociale et solidaire de la Ville de Paris.

Alimentation responsable et lutte anti-gaspillage

La réduction du gaspillage alimentaire fait également partie de l’alimentation responsable. Plusieurs projets de restauration se sont ainsi construits autour de cet objectif, et ont reçu le soutien de la Ville de Paris dans le cadre du Budget participatif dédié à la lutte anti-gaspi. C’est le cas par exemple de la cantine solidaire de la ressourcerie des Batignolles (17e), du café-atelier solidaire La Trockette de la ressourcerie La Petite Rockette (12e) ou encore du Freegan Pony (19e).

Mode éthique

Plusieurs boutiques dédiées à la mode responsable ont ouvert récemment à Paris, telles que : La Textilerie dans le 10e, la sixième boutique Altermundi (Berges de Seine), ou encore le Tale Me Lab (10e) qui propose de louer ses vêtement plutôt que de les acheter.

Soutien au Green Friday

En réponse au Black Friday, opération commerciale symbole d'une hyperconsommation, la Fédération ENVIE, acteur historique de l’économie circulaire et de l’insertion par l’activité, a lancé en 2017, le Green Friday©.
Green Friday
© Green Friday
Concrètement, les membres du Green Friday© se sont engagés, pour les commerces, à ne pas proposer de réductions de prix, le 23 novembre, jour du Green Friday 2018© ainsi qu’à reverser 15% de leur chiffre d’affaires du jour à des associations de promotion de la consommation responsable.

En 2018, le mouvement s’est élargi: le Réseau Francilien du Réemploi (REFER), Ethiquable, Dream Act, Emmaüs France, Altermundi et ENVIE ont cofondé l’association Green Friday©. Ces structures appellent ainsi à un grand mouvement de sensibilisation à l’impact des choix de consommation de chacun d’entre nous, le jour du Black Friday. 80 structures ont déjà rejoint l’initiative !

Votre avis nous intéresse

Afin d'améliorer l'information sur Paris.fr et de mieux répondre à vos attentes, vous pouvez exprimer votre opinion et nous laisser un commentaire ci-dessous.