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Actualité

La seconde jeunesse du skate-parc de la porte d'Italie

Mise à jour le 08/11/2017
"Skate-park", l'oeuvre de l'artiste Peter Kogler, vient d'être restaurée. Découverte en images.
C'est un lieu bien connu des fans de glisse. Le "bowl" (bol) de la porte d'Italie (13e) connaît une seconde jeunesse. "Skate-park", signé par l'artiste autrichien Peter Kogler en 2006 sur le parcours artistique du tramway T3, vient d'être rénové dans le cadre du Budget Participatif après 5 semaines de travaux.
"C'est une bonne chose, se réjouit Théo, 15 ans, juché sur son vélo BMX. Le bowl était tout tagué." Face aux voies engazonnées du tramway, impossible de manquer l'oeuvre de 6 mètres de diamètre, installée dans le square Robert-Bajac.
Les passages de skate-boards, BMX et autres rollers avaient forcément abîmé la peinture, sans compter de nombreux tags. "C'est une oeuvre très fréquentée par les amateurs de glisse", précise Martin Coevoet, responsable de la société de production Itsok, qui a accompagné la rénovation. Le bowl a été sablé et repeint par Julien Frenzel, selon l’esquisse de Peter Kogler. Le budget de cette restauration est de 45.000 euros.
Le nouveau dessin remplace la mappemonde d'origine : formé de cercles noirs et blancs concentriques. il donne l'illusion de se fondre dans le sol !
Square Robert-Bajac
1 boulevard Kellermann
75013 PARIS
Complément d'adresse Accès : avenue de la Porte d'Italie, boulevard Kellermann, rue du Docteur Bourneville
Métro
Maison Blanche, ligne 7
Velib
Station 13110, 66 rue du moulin de la pointe Station 13031, 121 avenue d'italie Station 13111, rue de la poterne des peupliers
Peter Kogler, entre réalité et fiction

Le créateur de "Skate-park" est depuis les années 80 l'un des représentants majeurs de l'art autrichien. D’abord sous l'influence du minimalisme et du Pop Art, il s’achemine vers un travail sur le signe qui s’inspire de la sérialisé.

Les motifs qui l'ont rendu célèbre dans le monde entier sont surtout des fourmis, des tuyaux ou des méandres du cerveau humain. Universellement identifiables, ils possèdent aussi un potentiel décoratif et une propension à se propager. Sous forme de papiers peints et de projections, ils adhèrent à l’architecture, reprenant les données de l’espace ou du bâtiment… tout en semblant les annuler. Doté d’un sens aigu de la théâtralisation, Peter Kogler nous fait passer sans transition de la réalité à la fiction, du rationnel au fantastique.

Alors qu’il s’approprie de plus en plus l’espace urbain, ses œuvres composées de multitudes de fourmis ou de labyrinthes de tuyaux font écho à la dynamique et aux réseaux qui le composent. Marqué par le cinéma expressionniste, il affine sa réflexion sur la grande ville moderne. Et suscite chez le spectateur des impressions ambivalentes, entre angoisse et fascination.

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