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Actualité

La cuisine de grand-mère à l’honneur

Mise à jour le 07/06/2018
Imaginée par Valentine Foussier et Johanna Pestour, deux jeunes femmes de 26 ans, la start-up Mamie Foodie propose depuis 2016 un service de traiteur avec une cuisine réalisée par des seniors, pour des recettes 100% maison!
Il est 9h dans la cuisine professionnelle de Mamie Foodie, au cœur du 11e arrondissement, et c’est déjà l’effervescence. «Aujourd’hui, c’est une grosse journée avec trois déjeuners et un cocktail à livrer», précise Valentine Foussier, co-créatrice de la jeune start-up. Aux fourneaux, Ethel Del Pozo, jeune retraitée de 63 ans à l’œil pétillant, prépare ses spécialités péruviennes. Au menu, du poulet à la pâte de coriandre et des petits sandwichs de poulet effiloché, accompagné de petits dés de pêches, céleri, oignons et d’une mayonnaise avec un filet de citron vert… Des saveurs étonnantes qui font saliver. «J’adore faire à manger, sourit Ethel. Mais ce qui m’a motivée ici, c’est la convivialité!»
Ethel de Mamie Foodie
Emilie Chaix/Mairie de Paris

Recréer du lien entre les générations

Ce qui tombe plutôt bien, car Mamie Foodie est une histoire de partage et de convivialité. Cette entreprise sociale et solidaire est née du désir de Valentine Foussier et Johanna Pestour, alors en fin d’études de commerce, de lutter contre l’isolement des seniors et d’imaginer comment leur apporter un petit supplément de revenus. Cela passera par la nourriture, «parce qu’on a tous une bonne image de la nourriture de grand-mère», assure Valentine qui a elle-même appris à cuisiner auprès de sa mère et de ses grands-parents.

Offrir un complément de revenus

À ses débuts, Mamie Foodie passe par des associations pour pouvoir recruter ses premiers seniors volontaires. C’est le cas de Papi Robert, 60 ans. Pour ce cuisinier de métier qui touche le RSA, la collaboration offre un complément de revenus «non négligeable», qui peut aller jusqu’à 300 euros par mois. «Nous faisons plus travailler celles et ceux qui en ont vraiment besoin tout en essayant d’être équitable, précise Valentine, mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’événementiel donc c’est très aléatoire.»
Désormais plus médiatisée, la jeune start-up attire d’autres profils, comme celui d’Ethel. Ce cordon bleu péruvien a contacté Mamie Foodie après un reportage télévisé, séduite par l’ambiance familiale et « le mélange jeunes - vieux » des fondatrices et de leurs équipes. «Ça rajeunit!» confirme-t-elle.
Papi Robert de Mamie Foodie
Emilie Chaix/Mairie de Paris

Un service gratifiant

Mais les échanges humains ne s’arrêtent pas aux portes de la cuisine : les seniors de Mamie Foodie suivent avec leurs plats pour assurer le service chez le client. L’occasion de côtoyer tous les types de public : avocats, jeunes entrepreneurs, étudiants d’école de commerce…
«Hier midi, j’ai eu l’occasion d’avoir une vingtaine de retours sur mon poulet basquaise, c’est une satisfaction», témoigne modestement Papi Robert.
Outre la cuisine française, ils sont aujourd’hui une quinzaine de «toques blanches» à proposer à la carte de Mamie Foodie leur cuisine, celle ouverte sur le monde : martiniquaise, péruvienne, mauricienne, sri lankaise, sénégalaise, italienne, argentine… Un combo réussi!

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