Après la mort du dictateur Francisco Franco, dans une atmosphère de crise économique et d'incertitude politique, des grèves ont commencé à éclater dans toute l'Espagne en 1976. À Vitoria, les ouvriers se réunissent dans différentes paroisses, mais les assemblées générales ont lieu dans la paroisse de San Francisco, dans la capitale de l'Alava.
Un documentaire de Luis Herrero (2019, 22', VOST) suivi du film /fiction de Victor Cabaco (2018, 90', VOST)
Le 3 mars 1976, une assemblée est convoquée mais doit être suspendue en raison de l'intervention de la police. Une autre est immédiatement convoquée. La police encercle l'église, mais des milliers de travailleurs se trouvent déjà à l'intérieur. Ils la gazent, ils tirent et lancent des pierres….
Le bilan est de trois morts ce jour-là et de deux morts plus tard des suites de leurs blessures. Deux jours plus tard, dans la cathédrale de Vitoria, ont eu lieu les funérailles des travailleurs assassinés. Dans son homélie, le prêtre s'est montré très dur à l'égard de la police et de son entrée dans les églises.
Lors de l'enterrement des victimes, des milliers de personnes ont crié : « Gloire aux morts du monde du travail », « Ouvriers morts, le peuple vous vengera ».
Les morts sont : Pedro María Martínez Ocio, 27 ans. Francisco Aznar Clemente, 17 ans. Romualdo Barrosa Chaparro, 19 ans. Plus tard, à la suite de blessures, Juan Gabriel Rodrigo Knajo, à Tarragone et Vicente Antón Ferrero, à Basauri (Biscaye).
Le documentaire à base d’images d’archives nous montre les véritables protagonistes et victimes, la fiction nous fait pénétrer au cœur même de leur engagement et idéal.
Elle aborde la crise économique et politique. Au coeur d’un drame familial et amoureux, elle retrace assez justement les actions revendicatives, les manifestations et la répression sanglante.
Le film, dans ses derniers instants, montre, également avec des images d'archives réelles, les manifestations en solidarité.