Une rencontre avec Julie Abbou autour de son livre Tenir sa langue, publié aux Éditions Les Pérégrines.
Mercredi 10 mai à 19h30 sur inscription au 01 40 35 96 46 ou ovoyvbgurdhr.pynhqr.yriv-fgenhff@cnevf.se[bibliotheque.claude.levi-strauss puis paris.fr après le signe @].
Agir sur le langage pour agir sur le monde : tel est le programme des mouvements sociaux qui s’engagent dans la lutte pour la signification. Le féminisme a de longue date pris à bras le corps cette question de la langue, et pour cause : le langage est un des lieux majeurs de notre catégorisation du monde. Il s’agit de contester la mainmise du masculin sur l’humanité, de pouvoir s’énoncer, de participer au sens du monde à part pleine et entière. C’est dans cette urgence politique et sémantique à exister en tant que sujet que des féministes se sont mises à « bousculer la grammaire ». Loin des arguments hygiénistes ou corsetés sur la langue se déploie une politique du sens, qui invite à la prolifération des discours. Une politique du sens qui incite à s’installer en langue et à tenir.
Julie
Abbou a été punk à Marseille, linguiste à Paris, féministe entre les deux,
chercheuse à Hong Kong puis Ottawa, enseignante à Metz. Elle est aujourd’hui
chercheuse à Turin. S’inscrivant dans une pensée critique anti-autoritaire,
elle s’intéresse à la façon dont le langage constitue le monde social.
Rencontre suivie d’une vente-dédicace.