La projection de ce film sera l'occasion de débattre avec Nicole Fernandez ferrer, coprésidente du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.
Projection de deux documentaires de Carole Roussopoulos :
- Y'a
qu'à pas baiser / Carole Roussopoulos - Vidéo Out, 1973 / Centre audiovisuel
Simone de Beauvoir (30 minutes).
Réalisé à l'époque où l'avortement était encore illégal en France,"Y'a qu'à pas baiser" alterne de manière irrévérencieuse les images des premières manifestations féministes en faveur de l'avortement et celles d'un avortement illégal par la méthode Karman, ainsi que des conversations et des séquences télévisées.
- Christiane
et Monique - LIP V / Carole Roussopoulos - Vidéo Out, 1976 / Centre audiovisuel
Simone de Beauvoir (17 minutes).
Monique (Piton – assistante de publicité) et Christiane (OS) parlent de la difficulté d’être femme dans une usine en lutte (Lip), des problèmes de démocratie interne dans le syndicat et de la finalité du travail dans la situation actuelle. Avec beaucoup d’humour, Monique présente les relations entre hommes et femmes au sein du Comité d’action en remplaçant le mot « hommes » parle mot « blancs » et le mot « femmes » par le mot « arabes ». Quant à Christiane elle explique comment a été reçue son intervention dans laquelle elle rend compte d’une rencontre avec des groupes femmes à Bordeaux. L’évocation de la lutte des homosexuels et des luttes spécifiques aux femmes n’est pas du goût des responsables syndicaux. Une troisième femme, Fatima (Demougeot?) , lit une intervention en réaction à la censure à l’occasion de la journée Portes ouvertes organisée à Palente : les stands « Lutte de femmes » ou « Viol » n’ont pas eu droit de cité!
Militante féministe, Carole Roussopoulos filme les femmes en luttes : les prostituées de Lyon, les manifestations pour l’avortement, les débats autour du viol, etc. Elle est
de tous les combats et accompagne les nouveaux mouvements sociaux qui émergent dans la foulée
de Mai 68 : les LIP, le F.H.A.R., le droit des immigrés, etc. En 1982, elle fonde le Centre audiovisuel
Simone de Beauvoir avec Delphine Seyrig et Ioana Wieder, premier centre d’archives audiovisuelles
féministe, et continue à tourner en vidéo. Toujours soucieuse de donner la parole aux opprimé-e-s et
aux oublié-e-s, elle travaille sur des sujets tabous : viol conjugal, excision, handicap, exclusion. Elle
meurt le 22 octobre 2009, laissant derrière elle une œuvre colossale de plus de cent films.