De Vincenzo Bellini à Leonard Bernstein en
passant par Hector Berlioz, la liste est longue. Si le Roméo et Juliette de
Charles Gounod, créé pendant l’Exposition universelle de 1867, remporte
d’emblée un succès populaire, c’est sans doute parce qu’il a traduit le plus
finement la pulsion de vie des célèbres amoureux. Quatre duos d’amour, une
valse ardente, une musique lumineuse et lyrique : toute la partition frissonne
de désir et de fraîcheur. Qui mieux que Thomas Jolly, l’un des plus inventifs
metteurs en scène de sa génération, pouvait célébrer cet hymne à la jeunesse ?
Après son Eliogabalo de Cavalli en 2016, ce fin connaisseur de
Shakespeare signe sa deuxième collaboration avec l’Opéra national de Paris.