Ils sont dans la moitié de leur vingtaine, leur musique s’imprègne de références qui, pour certaines, datent d’avant leur naissance, pourtant Louis, Joseph et Gabrielle possèdent déjà l’aplomb et la maîtrise d’un power-groupe à l’anglaise. Quelques années après ses débuts, Keep Dancing Inc. aligne avec une belle sérénité un bilan d’étape qui force l’admiration. Ils ont tourné partout en Europe avec Blossoms, ont éclusé pas moins de 30 dates outre-Manche, et se sont taillés une réputation scénique digne des plus rutilantes machines à groove de l’époque. Après ces années d’apprentissage, la décennie qui s’ouvre les présente plus redoutables encore. Les premiers maxis (Initial public offering en 2017 et Restructuration en 2018) n’étaient que des esquisses, comparés aux traits assurés de Embrace, dont le premier extrait, Could U Stop, annonce d’emblée la couleur : synthétique à reflets new-wave, irisée de voix en halos qui ne vendent jamais leurs âmes aux machines. Le groupe a enregistré les douze titres entre Paris et Margate, en Angleterre, fief du producteur britannique Tom Carmichael, réputé pour ses dons de sorcellerie sur les disques, notamment, de Kendrick Lamar Fat White Family our Alaska Alaska.
L’aventure c’est cette nécessité de se dire « et pourquoi pas ? » de foncer sans se retourner. Miguelito Loveless c’est l’aventure initiée par Felix, Vince, Roger Stellar et Stef, qui ont vu leur besoin de créer les réunir. C’est de la pop dans son habit d’Eden, une musique pure et épurée, qui touche sa cible en douceur. Si vous souhaitez imaginer Miguelito Loveless, ce sont les chemins de Conan Mockasin, de Parcels, de Franck Ocean ou de tous ceux qui cherchent à parler vrai qu’il faudra suivre.