En écho aux deux expositions actuellement présentées, « Extérieurs — Annie Ernaux et la Photographie » et « Iris Millot — Le soleil passe à l’embranchement », la MEP accueille l'équipe de Gaze, la revue des regards féminins, pour une rencontre sur le thème de « raconter l'histoire de celles qui n'ont pas pu le faire ».
Un journal intime, quelques photos, des légendes orales et des souvenirs dans la tête des autres. C’est parfois tout ce qu’on laisse derrière soi. Qu’elles soient artiste, écrivaine ou cinéaste, nos invitées savent raconter les histoires. Alors, elles utilisent ce pouvoir magique pour perpétuer l’héritage des leurs. Avec Iris Millot, Lina Soualem, Rachida Brakni et l’équipe de Gaze magazine.
Gaze, la revue des regards féminins, est née en 2020. À travers une diversité d’approches photographiques, de récits intimes, et de reportages en immersion, Gaze invite des personnalités féminines et non-binaires à réfléchir aux enjeux sociaux, intimes et culturels de genre et de sexualité. Inspirée par un féminisme inclusif et intersectionnel, cette revue semestrielle a pour ambition de s’adresser à toutes et tous.
Iris Millot est une photographe française, lauréate du Prix Dior pour la photographie et les arts visuels pour Jeunes Talents 2023. Dans son travail, elle collecte des traces pour construire des récits se penchant sur les relations que tissent les êtres humains avec leurs milieux. Elle expose Le soleil passe à l’embranchement au Studio de la MEP.
Lina Soualem est une actrice et réalisatrice franco-algérienne. Son deuxième film Bye Bye Tibériade est sorti en 2024, où elle retourne avec sa mère Hiam Abbass près du lac de Tibériade sur les traces de sa famille. Quatre générations de femmes palestiennes sont présentées, et à travers elles transparaissent l’histoire de la région, l’émancipation des femmes, les liens familiaux, l’exil, l’attachement à la terre et aux êtres.
Rachida Brakni est une actrice, metteuse en scène et autrice française. Kaddour, son dernier livre, porte le nom de son père défunt. À travers son portrait, qui n’est pas sans rappeler La Place de Annie Ernaux, elle donne chair et rend hommage à ces hommes déracinés réduits à leur condition d’ouvriers, tiraillés entre deux pays.