Les artistes réunis s’emparent des thématiques écologiques.
Un temps pour penser et résister ensemble à travers Paris, du métro Les Sablons à la place du Châtelet en passant par l’Espace Cardin.
Jordi Galí érige un gratte-ciel éphémère qui semble sortir tout
droit d’un dessin rupestre
Trois longs troncs d’arbre et 200m de corde : quand Jordi
Gali arrive sur la place, il érige, geste après geste, un tipi utopique. Le
faîte se trouve alors déjà à dix mètres de haut, quand il ajoute un mât
vertical, non pour l’escalader mais pour dialoguer avec le grand bleu du haut.
Cette performance chorégraphique, architecturale et méditative nous rappelle,
par son allure immémoriale, l’étendue des espaces-temps traversés par
l’humanité. Une suspension poétique du quotidien urbain, une quête d’équilibre
fragile qui invite à la contemplation, du ras du sol jusqu’à l’apparent infini
de sa beauté primitive.
Rendez-vous : 15
septembre 1 performance à 19h30, 16 septembre 3 performances à 12h, 15h30 et
17h30
Mêlant musique urbaine avant-gardiste et sonorités
traditionnelles africaines, James BKS nous livre sur scène son histoire. Accompagné
de son New Breed Band, l’artiste performe en live ses plus belles créations
issu de son double album Wolves Of Africa et nous invite à une traversée des
trois continents: entre l’Europe, les États-Unis et l’Afrique, un voyage initiatique
entre rythmiques traditionnelles africaines, harmonies pop, et sonorités hip
hop. Hors des standards, à l’image de ses collaborations avec les plus grands
noms de la musique, ce live prend vie dans l’écrin du Théâtre du Châtelet le 15 Septembre pour un show inédit.
Le spectacle de Lisbeth Gruwez et de Maarteen Van
Cauwenberghe, pour renouer le lien fondamental avec les paysages et soi-même.
Les spectateurs peuvent donc déambuler avec les danseurs et partager
l’expérience de la traversée, avant d’assister – avec les autres – à un
spectacle haut en sons et en couleurs, en écho aux sensations parcourues. Nomadics
Marche longue (11,4 km, durée approx 4h)
À l’invitation du Théâtre de la Ville, Zone Rouge dépose, à
même l’Espace Cardin, un avant-goût de son installation et un extrait du
spectacle en cours de création dont la sortie est prévue pour la saison 25-26.
Pouvant être visitée librement par le public et proposant une performance de 20
min à heures fixes, l’installation explore en mouvement, en images, en
projections et en musique, les notions de territoire et de l’Autre en soi. Un
pied dans le sable du Tchad et l’autre dans la neige du Canada, elle oscille
entre le départ volontaire et l’arrachement, entre les perceptions et le
(sur)réel, entre l’horreur et l’espoir, entre le poétique et le ludique.
Avec deux versions du
spectacle et, pour les volontaires, une marche participative, Nomadics élargit
les espaces et donne une voix à la nature. Huit danseuses et danseurs évoquent
un paysage, en résonance avec une musique techno environnementale, composée à
partir des bruits de l’eau, du vent, de l’herbe et aussi des pas ou des
voitures en ville… Alors, danser nos frictions avec la nature, comment ça
marche ? Justement, en marchant ! Nomadics élargit les représentations du soir,
qui ont lieu en salle, par une marche matinale partagée avec le public et une
version du spectacle, créée sur mesure pour le jardin Saint Jacques. Dans
Nomadics, danse et marche, culture et nature se conjuguent, cherchant l’entente
par des corps-à-corps entre fusion et provocation.
Une création participative pour faire corps ensemble
Le collectif Minuit 12 rassemble de jeunes artistes qui
explorent des thématiques écologiques, avec Entrelacs, ils souhaitent former
des nœuds solides sous la ville pour permettre de porter nos luttes dans la
cité. Nos corps forment des nœuds, des liens, des toiles dont le mouvement est
le vecteur. Ils permettent d’explorer cet autre réseau sans mots, le réseau
végétal qui se tisse dans nos forêts. Il crée des liens enfouis sous le sol,
porte nos pas et chuchote des messages. Un réseau organique, d’entraide, de
solidarité, pour se prévenir et agir face au danger.
Une expérience immersive comme une invitation à connecter
raison et émotions
Le collectif Le Bruit qui court défend sa vision de l’art et
montre, en actes, les liens entre culture et écologie. Il n’est pas de
changement profond qui ne se fasse sans imaginaires nouveaux. Entrelacs, une
performance de 15 minutes évoque l’engagement en 3 tableaux par une génération
d’artistes-activistes lucides et téméraires. De la prise de conscience des
conséquences socio-écologiques à la mise en mouvement par la joie et la création.
La performance sera suivie d’une rave pour le climat avec l’Académie du Climat.