Première exposition personnelle d'Élise Peroi, "Vent dominant" à la galerie Anne-Sarah Bénichou.
Pour sa première exposition personnelle à la
galerie, Élise Peroi présente un ensemble de sculptures et installations
textiles.
Pensée autour de l'idée de cabane, une architecture
nomade et aérée, "Vent dominant" permet une immersion dans la
pratique de l'artiste. Mettant en avant la physicalité du geste et des
matériaux, l'exposition continue de tisser un lien avec la littérature, une des
principales sources d’inspiration de l’artiste, en s'appuyant sur un
passage d’Histoire de l’habitat
idéal, De l’Orient vers l’Occident 1 d’Augustin Berque.
"Dans le
prolongement de ma pratique, l’idée de travailler autour de la cabane a été une
évidence comme un écho au passage du livre d’Augustin Berque, Histoire de
l’habitat idéal, De l’Orient vers l’Occident 1.
Quelques mots de l'artiste
L'exposition est née de l'envie de jouer du lien étroit qu’entretiennent
l’architecture et le textile par leur étymologie commune, teks2. Au-delà de
l’exprimer par l’utilisation évidente d’armures dans le tissage, comme langage
et processus architectural au maintien de chaque fibre, je développe des
structures pouvant accueillir des pièces textiles qui se déploient dans
l’espace. Avant même de tisser la pièce, je dessine toutes les structures
possibles afin de recréer, une fois le tissage tombé du métier, l’équivalence
en tension. Ces structures sous-tendent et créent le maintien des pièces.
Elles redeviennent le support, l’outil. Les sculptures ainsi créées contiennent
la technicité de leur procédé et, par ce qui est donné à voir,
renvoient directement au métier à tisser et au temps de création.
La cabane est pour moi une manière de représenter le textile comme architecture nomade et respirante, en le travaillant sous diverses inclinaisons. La cabane de gardian et des autres corps de métier m’inspire par son coté rudimentaire, et par la possibilité qu’elle offre d’utiliser les matériaux des alentours.
Elise Peroi
Qui est Elise Peroi ?
Née à Nantes en
1990, Élise Peroi vit et travaille entre Bruxelles (Belgique) et Arles
(France). Elle est diplômée d’un Master en Design textile de l’Académie Royale
des Beaux-Arts de Bruxelles en 2015.
Élise Peroi,
par son travail de tissage et du vide, cherche à traduire ce qui traverse, le
souffle, l’atmosphère. Inspirée du livre Vivre de paysage ou L’impensé de la
Raison de François Jullien, elle cherche à traduire une vision englobante
du monde, où tout ce qui nous entoure « n’est plus affaire de “vue”, mais du
vivre ». Son travail, qui laisse paraître des espaces suspendus, renvoie
également à la notion du temps, de l’atelier et de l’outil. Traduire ce qui
précède la réalisation d’une œuvre renvoie au texte de Paul Valéry, La
philosophie de la danse, et conduit à prendre conscience de l’aspect
poétique des gestes. En 2016, soutenue par les Halles de Schaerbeek à
Bruxelles, elle commence à développer des performances qui se nourrissent du
tissage.
Élise Peroi a
participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 2015, Un
lac inconnu, Bally Foundation (CH) ; Roma, a portrait, Palazzo delle
Esposizioni (IT) ; House of Dreamers, Fondation Boghossian (BE) ; The
Sowers, Fondation Thalie (BE) ; Là où se trouve la forêt, Botanique
(BE) ; Foresta, Le Bel Ordinaire (FR) ; Inspire, Iselp (BE), etc.
Elle est régulièrement invitée pour des résidences : Fondation Thalie (FR)
Academia Belgica (IT) ; La Serre – arts vivants (CA) ; Le Hong Kong Arts Centre
(HK) ; La Bellone (BE) ; Fédération Wallonie- Bruxelles, Île de Comacina (IT),
etc.