La Galerie Alain Margaron exposera une quarantaine de peintures et dessins de Jean Hélion réalisés entre 1955 et 1966, la quasi-totalité inédite. Une exposition focalisée sur dix années encore mal connues mais essentielles dans l’œuvre de ce grand artiste ayant marqué l’art du XXème siècle.
Exposition peintures et dessins de Jean HÉLION 1955 - 66 .
Principaux points forts de l’exposition :
D’un côté, des toits dont nous montrons une dizaine de peintures et dessins ; de l’autre : passants, sardiniers, tumulte de l’océan, meules de foin …, dans la synthèse vivante d’une simple touche de peinture.
Hélion se détache de la précision figurative du début des années 50 pour capter la lumière et le mouvement à partir de son expérience abstraite des années 30.
« La seule chose dont je sois conscient, c’est l’intérêt forcené que je porte aux choses. Dans la rue, une voiture, tout à coup, devient la construction d’une abstraction et tous ces véhicules transportant des légumes ou des femmes sont des trièdres, des volumes constituant un objet. » J.H.
Son vocabulaire fait sonner et résonner sa captation des choses. Ces œuvres, comme le plus souvent chez Hélion, sont à la fois abstraites et figuratives.
Toute sa vie, Jean Hélion a procédé non pas par exclusion comme souvent dans l’histoire du XXème siècle, mais par inclusion, pour enrichir son œuvre d’apports successifs.
« J’avais l’idée d’une simplicité de la peinture par plénitude et non par réduction. Il ne faut pas réduire mais croître, arriver à la plénitude d’un fruit qui est plein. » J.H.
Cette attitude était tellement peu partagée qu’on ne regardait plus son œuvre. Et pourtant, c’est la liberté, la cohérence et l’engagement de son parcours qui ont marqué les générations suivantes : en particulier Gilles Aillaud, Edouard Arroyo, Alberola, Corpet, Desgrandchamps, Raysse, Neo Rauch, Hödicke, Lupertz qui pour la plupart le disent.