Depuis deux décennies, le cinéma coréen jouit d’une grande popularité grâce à des films à succès tels que Parasite (2019), Burning (Lee Chang-dong, 2018), Dernier Train pour Busan (Yeon Sang-ho, 2016), J’ai rencontré le Diable (Kim Jee-woon, 2010), The Chaser (Na Hong-jin, 2008), Ivre de Femmes et de Peinture (Im Kwon-taek, 2002), pour n’en citer que quelques-uns. Cette reconnaissance internationale a émergé simultanément avec l’essor de la « vague hallyu » à la fin des années 1990.
Pendant la seconde moitié des années 1990, de nouvelles mesures politiques de soutien et de promotion donnent naissance au phénomène de la « hallyu », qui consiste en la diffusion mondiale de la culture coréenne suos diverses formes, telles que la k-pop (musique coréenne), les k-dramas (séries télévisées), la mode ou encore la cuisine. Le succès phénoménal de plusieurs k-dramas, comme First Love (Lee Eung-jin, 1996-97, 268 épisodes), Sonate d’Hiver (Yoon Seok-ho, 2002, 20 épisodes) et Jewel in the Palace (Kim Geun-hong, 2003-04, 54 épisodes), d’abord en Asie, puis dans le monde entier, attire l’attention sur des stars comme Bae Yong-jun, Rain, Choi Ji-woo ou Lee Young-ae.
Le cinéma coréen profite de cette reconnaissance à l’échelle internationale : Nom de Code : Shiri (Kang Je-gyu, 1999) s’exporte notamment au Japon, à Taïwan et à Hong Kong, où il occupe la tête du box-office local pendant deux semaines, une première pour un film coréen. My Sassy Girl (Kwak Jae-young, 2001) génère des recettes record, à l’époque, de 35 millions de dollars en se plaçant premier des box-offices japonais, taïwanais et hongkongais. Le film devient un véritable phénomène et donne naissance à de nombreux remakes officiels et officieux, en Inde, au Népal, aux Philippines et en Indonésie.