La programmation propose bien sûr de magnifiques œuvres de longs métrages de fiction dramatiques, comme
Les Tsiganes de Karel Anton (1921) ou
La Crucifiée de Boris Orlický (1921).
Paradis blanc de Karel Lamač (1924) illustre la créativité d’une des meilleures équipes de cinéma de l’époque : le réalisateur et acteur Karel Lamač, le caméraman Otto Heller, l'actrice Anny Ondra et le scénariste Václav Wasserman. Martin Frič et Gustav Machatý apparaissent aussi au générique. Le succès international du film a fait de la plupart de ces personnalités les forces majeures de ce cinéma à l’esthétique recherchée. La photographie de
L’Organiste de la Cathédrale Saint-Guy (Martin Frič, 1929), signée Jaroslav Blazek, sublime les rues de Prague et confère à la ville une atmosphère parfois expressionniste, alors que le fascinant
Telle est la vie de Carl Junghans (1930), drame psychologique aux motifs sociaux s’inspirant de Zola, représente l'apogée du cinéma muet avec son langage cinématographique quasiment dénué d’intertitres, mettant l’accent sur la fonction symbolique des détails. Enfin, la comédie de Svatopluk Innemann
Les Dulcinées d’un vieil apache (1927), basée sur un scénario de Josef Skružný et Elmar Klos, s'inspire largement du slapstick et constitue l'un des premiers rôles du « roi des comédiens » tchèque, Vlasta Burian.