L’architecte de pratiques culturelles et professeur à l’Université Columbia GSAPP,
Mario Gooden, présentera son dernier projet
Black Holes Ain’t So Black, développé durant sa résidence de recherche à l’Atelier 11.
Dans
Une brève histoire du temps : du Big Bang aux trous noirs (Bantam, 1998), le physicien théoricien Stephen Hawking définit un trou noir comme l’ensemble des événements cosmologiques dont il est impossible de s’échapper à grande distance. De plus, la limite d’un trou noir, l’horizon des événements, est constituée des rayons lumineux de l’espace-temps à quatre dimensions qui planent indéfiniment à cette frontière sans parvenir à s’en échapper. Hawking explique :
« C’est un peu comme fuir la police en réussissant à rester toujours un pas devant, sans jamais pouvoir vraiment s’échapper ! » Dans le contexte actuel de prise de conscience mondiale des personnes noires, autochtones et racisées face aux forces de l'oppression systémique, la description de Hawking résonne tout particulièrement.
En mobilisant le concept de « pratique du refus » élaboré par la théoricienne féministe Tina Campt,
Black Holes Ain’t So Black utilise la juxtaposition et le collage d’images d’archives, de films et de vidéos, dans une installation vidéo à trois canaux, pour mettre en œuvre les pratiques spatiales de libération de la vie et de l’architecture noires, passées et présentes.