Partie 1 : Évolutions de la Sonate chez Scarlatti
Prestations à 15h, 16h et 17h, Salle Collet
La production pour clavier de Domenico
Scarlatti est sans commune mesure avec ses contemporains ou des musiciens qui
le suivent. L’œuvre incarne l’esthétique des Lumières mieux que tout autre
musicien de son temps. On recense 556 sonates. 30 sont notées Essercizi per
gravicembalo (Exercices pour le clavecin), publiées en première édition à
Londres en 1738 et dédié au roi Jean V de Portugal. Ce dernier avait fait venir
le compositeur à Lisbonne pour y enseigner le clavecin à sa fille Maria Barbara,
future reine d'Espagne. Ce seront les seules éditées. Toutes les autres sont
restées à l’état de manuscrit. Comme toute la production de Scarlatti pour le
clavecin, ces sonates, invariablement, sont en un seul mouvement de structure
binaire. En présentant successivement 16 sonates, le Conservatoire montre la
diversité de cette production, leur originalité, et un style d’interprétation,
grâce à la complicité de l’ensemble des professeurs de piano, qui ont fait
travailler ce répertoire à leurs classes, tout au long du trimestre.
Par les élèves du département piano, coordonné par Florent Féral
3 passages à 15h, 16h et 17h - Entrée libre dans la limite des places disponibles
Partie 2 : Musique vocale et instrumentale chez Scarlatti - Airs, Cappricio & Salve Regina
De 17h45 à 18h30, Salle Collet
Surnommé
« l’Orphée italien » par ses contemporains, Alessandro Scarlatti est
considéré comme un des plus importants compositeurs du baroque italien, tandis
que Domenico doit sa musique à diverses influences espagnoles. On ne sait pas
grand chose de l'enfance de Domenico, napolitain né la même année que Bach et
Haendel, mais on imagine aisément qu'appartenant à une dynastie de musiciens
presque comparable à celle des Bach ou Couperin, le jeune Domenico avait sa
voie toute tracée dans l'ombre de son père Alessandro. Cette dernière partie de
l’après-midi présente des extraits de ces deux grands compositeurs, à
l’inaltérable séduction. Toutes les œuvres dégagent le même charme qu’en leur
temps : immédiat et toujours renouvelé.
Par la classe de chant de Cécile Côte, et le chœur de scène, sous la direction de Marie Deremble-Wauquiez
Entrée libre dans la limite des places disponibles