Après au moins une décennie de conflits ayant ravagé l’Europe du Sud-est et l’Anatolie dans le cadre de la dernière phase de la Question d’Orient, les individus concernés par cet « échange de populations » sont désignés sur la base de critères d’appartenance confessionnelle. Ce traité, cautionné et mis en œuvre sous l’égide de la Société des Nations, bouleverse la vie des personnes ainsi déplacées. Considérées à la fois avec compassion et méfiance, elles sont l'objet de discriminations dans les sociétés d'accueil. Ces réfugiés, tout comme leurs descendants, développent souvent des sentiments de nostalgie vis-à-vis de leurs lieux d’origine, idéalisant cet ailleurs regretté et les rapports qu'y entretenaient les différentes communautés.