Saint-Philippe-du-Roule

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154, rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 PARIS

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  • Madeleine, ligne 8,12,14

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Nom : Saint-Philippe-du-Roule
Tél. : 01 53 53 00 40
Site internet de l'église

Présentation

UN PEU D'HISTOIRE

Le Roule, du hameau modeste et rural au riche quartier d'affaires actuel
À l'origine de l'imposante église actuelle, située dans un quartier prospère, se trouvait une petite chapelle élevée en 1217 dans le hameau malpropre et misérable du Roule.
Elle dépendait de la maladrerie fondée vers 1200 par la corporation des monnayeurs, souvent exposée à la lèpre, et était dédiée à leurs saints patrons, les apôtres Jacques et Philippe. Lorsque la paroisse fut fondée, en 1699, elle ne comptait que 16 ménages.
Très vite cependant la petite taille de la chapelle et son mauvais état sont jugés indignes des beaux hôtels particuliers qui s'élèvent dans le nouveau faubourg né de la réunion des deux villages du Roule et de la Ville-Levesque.
Dès 1739, la chapelle est démolie et le culte transféré, jusqu'à la fin du siècle, dans une grange du quartier.

L'ARCHITECTURE

L'église Saint-Philippe-du-Roule, oeuvre maîtresse de l'architecte Chalgrin
C'est l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811), grand prix de Rome et élève de Servandoni, qui donne en 1765 les plans d'une nouvelle église, approuvés par l'Académie royale d'Architecture en 1768.
Les terrains une fois acquis, le comte de Provence pose la première pierre de l'édifice en 1774. Ralenti par le manque de fonds, le chantier dure plus de dix ans et en 1784, on bénit une église presque achevée : manquent notamment les deux tours que Chalgrin projetait d'élever de part et d'autre du chevet et qui ne virent jamais le jour.

Avec la Révolution, l'église Saint-Philippe-du-Roule est fermée en 1793, puis rendue au culte en 1795. Ponctuellement elle abrite aussi les cultes théophilantropique et décadaire, qui se partagent l'espace intérieur.
En 1802 l'église retrouve son vocable et son statut paroissial.

Il ne s'agit pas du premier édifice religieux en France à renouer avec les dispositions des basiliques paléochrétiennes (à la même époque, les architectes Trouard à Versailles et Potain à Saint-Germain-en-Laye adoptent ce parti). Mais c'est l'un des plus remarquables et des plus imités : en attestent notamment Notre-Dame de Lorette ou Saint-Vincent-de-Paul.

D'une grande sobriété, l'édifice original présentait une façade à péristyle inspirée du temple antique et une nef centrale, bordée de deux collatéraux, sans transept ni chapelles latérales, inspirée du plan basilical.
La voûte en berceau décorée de caissons, réalisée en bois et plâtre peints et non en pierre, se prolongeait dans le sanctuaire, sur la calotte de l'abside, au-dessus d'un mur plein orné de statues disposées dans des niches.

DECORS INTERIEURS ET VITRAUX

Une architecture intérieure remaniée au XIXe siècle
L'intérieur subit au XIXe siècle des transformations importantes, nécessaires pour accueillir une population toujours plus nombreuse.
En 1845-1852, Étienne-Hippolyte Godde (1781-1870), architecte de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, Saint-Denys-du-Saint-Sacrement ou Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, ouvre des baies dans le berceau central.
Perçant aussi le mur en hémicycle qui fermait le sanctuaire et transformant les pilastres en colonnes, il crée autour du choeur un déambulatoire qui ouvre sur une chapelle axiale consacrée à la Vierge.
En 1853, c'est Victor Baltard (1805-1874) qui ajoute une vaste chapelle des catéchismes, perpendiculaire à l'axe de la nef.

Des vitraux qui modifient la perception de l'espace intérieur
Peu ouverte au XVIIIe et vitrée uniquement de verres blancs dépolis à bordure bleue, l'église est percée au siècle suivant de baies plus nombreuses, à travers lesquelles filtre une lumière désormais colorée.
Les premières verrières figuratives, réalisées en 1854 d'après des cartons de Gallimard par la maison Lusson, ornent l'abside de la chapelle des catéchismes.
Émile Hirsch signe quant à lui en 1883 les verrières du choeur qui figurent les saints Jacques et Philippe, et en 1886-1887, celles des bas-côtés qui relatent des épisodes de leur vie ; en 1892 encore, il conçoit les vitraux des chapelles des fonts, du Sacré Coeur et de la Croix.
Enfin en 1894, pour les baies hautes de la nef, Champigneulle exécute, d'après des cartons d'Albert Maignan et sur le modèle des édifices médiévaux, une série de saints et saintes des origines chrétiennes de la France.

Deux décors peints remarquables
La Descente de Croix qui surplombe le choeur fut commandée en 1852 à Théodore Chassériau (1819-1856) et inaugurée en 1855 : c'est une surface concave d'environ 5 mètres sur 21 m. que le peintre a ainsi couverte à l'huile sur enduit.
Visant la lisibilité du décor mais aussi son insertion parfaite dans l'architecture, Chassériau fit le choix d'une narration continue qui réunit en une frise divers épisodes unifiés par les lointains bleutés et la lumière du soir.
Sur l'espace imparti, très longiligne, il développa un paysage bas, concentrant le regard sur le corps du Christ, véritable foyer de lumière dans cette église plutôt sombre.
Par rapport au sujet défini dans la commande, l'artiste prit la liberté d'une synthèse audacieuse des ultimes moments de la Passion : de part et d'autre de la déposition centrale, figurent ainsi, à gauche, l'indifférence des soldats romains tirant au sort la tunique sans couture, à droite, la fureur des Juifs invectivant le Christ.
Moins connu est le décor de la chapelle de la Vierge, dû à Claudius Jacquand (1803-1878) et daté de 1858-1860. Sur le cul-de-four de l'abside, une peinture murale figure le Couronnement de Marie, tandis que vingt toiles marouflées sur les murs illustrent, sur le registre haut, les litanies de la Vierge (évoquées par des anges), sur le registre bas, la vie de la Vierge (à travers des scènes de genre influencées par le réalisme de la peinture espagnole du XVIIe siècle).

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