Saint-Germain-l'Auxerrois

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2 place du Louvre
75001 PARIS

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  • Louvre Rivoli, ligne 1 / Pont Neuf, ligne 7

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Nom : Saint-Germain-l'Auxerrois
Tél. : 01 42 60 13 96
Site internet de l'Eglise Saint Germain l'Auxerrois

Présentation

UN PEU D'HISTOIRE

La place du Louvre : une église, un palais, une mairie
C'est dans le contexte d'une profonde restructuration de la rive droite, voulue par le préfet Haussmann, qu'est créée la place du Louvre en 1853.
L'aménagement de celle-ci devait constituer un trait d'union entre le prolongement du grand axe est-ouest de la rue de Rivoli et les quais de Seine. Face à la colonnade du Louvre récemment dégagée, le baron Haussmann imagine « un agencement de la nouvelle place dans lequel Saint-Germain l'Auxerrois [aurait] sa raison d'être ».
L'architecte Hittorff est ainsi chargé en 1855 de la construction de la mairie de l'arrondissement.

Conçue comme une sorte de pendant à l'église, la mairie doit rappeler l'« aspect général » et la « silhouette » de celle-ci sans toutefois en reproduire les « formes » ni les « détails », le style de chacun des édifices devant en révéler la fonction.
On observe ainsi une symétrie des volumes : le porche de la mairie reproduit le rythme des cinq arcades du porche de l'église tandis que la rose flamboyante surmontée d'un pignon a été transposée dans la partie haute de la mairie. Au sommet des deux édifices se répondent les sculptures de Saint-Michel et de la Loi.

Pour parachever l'aménagement de cette place et assurer un contrepoint monumental à la colonnade du Louvre, Haussmann imagine l'édification d'un beffroi.
Sa construction, confiée en 1858 à Ballu, prend modèle sur la tour Saint-Jacques que l'architecte a restaurée peu de temps auparavant.

Une paroisse royale
Saint-Germain-l'Auxerrois est la plus récente des trois églises qui portent le nom de saint Germain à Paris et la seule dédiée à saint Germain évêque d'Auxerre. Selon la tradition, elle a été fondée par saint Landry, évêque de Paris mort en 656.
Des origines mérovingiennes de l'édifice, il ne reste aucune trace. La partie la plus ancienne qui subsiste est la base romane du clocher.
Au XIIIe siècle sont édifiés le portail, le choeur et la chapelle de la Vierge. L'église est en grande partie reconstruite au XVe siècle, avec en particulier l'élévation du porche.

Lorsque la cour des Valois s'installe au Louvre, l'église devient paroisse royale, étendue et puissante. C'est de son clocher qu'est donné, la nuit du 24 au 25 août 1572, le signal du massacre de la Saint Barthélémy.
Les chanoines procèdent à d'importants réaménagements en 1710, lesquels entraînent la destruction d'éléments remarquables dont le tympan sculpté du portail principal datant du XIIIe siècle et le jubé.

A la Révolution, l'église est convertie en magasin de fourrage puis en imprimerie. Elle échappe ensuite à plusieurs projets de destruction sous-tendus par des motifs urbanistiques ou politiques.
En 1831, elle est saccagée par une émeute anti-légitimiste. S'ensuivent d'importants travaux de restauration (1839) confiés à l'architecte Lassus.
Le chantier a valeur de manifeste dans un contexte où s'affrontent, sur la question du style convenant le mieux à l'architecture chrétienne, les classiques et les médiévistes. Lassus, qui a récemment oeuvré à la Sainte-Chapelle, s'y illustre comme l'un des brillants et ardents défenseurs de l'architecture « ogivale ».
 

ARCHITECTURE

Le plan comporte une nef et un choeur, chacun de quatre travées avec double collatéraux.
Treize chapelles ouvertes sur le choeur et le chevet sont enfermées dans un mur circulaire sur un modèle identique à celui de Notre-Dame de Paris.
La chapelle de la Vierge occupe tout le second bas-côté sud de la nef et forme une petite église à part, fermée par une clôture en bois avec stalles et orgue. Elle était réservée aux paroissiens à partir de la fin du XVe.

La façade principale, ornée d'une rose, se termine par un fronton triangulaire.
Deux des statues qui ornent le porche datent du XVIe siècle : Saint François d'Assise et Sainte Marie l'Egyptienne (moulage dont l'original est présenté dans la chapelle de la Vierge).
Les autres statues ont été commandées à Desprez en 1841.
Le portail principal conserve une partie de son décor du XIIIe siècle.
En revanche, le Jugement dernier qui occupait le tympan a été mutilé en 1710. A son emplacement, Victor Mottez exécute en 1842 une grande fresque qui, très abîmée, a été recouverte d'un badigeon en 1967.

 

DECORS, MOBILIER ET OEUVRES

Un décor ancien partiellement préservé et réinventé au XIXe siècle
Bien qu'une grande partie des vitraux anciens ait été remplacée par des vitres blanches en 1728, l'église conserve encore un ensemble exceptionnel de vitraux du XVIe siècle situés dans les bras du transept.
De la même époque date le jubé, chef d'oeuvre de Pierre Lescot et Jean Goujon, détruit en 1754 sous le prétexte qu'il empêchait les fidèles de suivre les offices.
La Déposition de croix et les quatre évangélistes, bas-reliefs sculptés par Goujon, ont toutefois été sauvegardés et sont aujourd'hui visibles au musée du Louvre.

Le décor et le mobilier de la plupart des chapelles ont été renouvelés de 1838 à 1855 par Lassus. A. Darcel, l'un des principaux collaborateurs des Annales Archéologiques, note que « c'est là que, pour la première fois on vit rétablir des autels, des grilles, et des stalles réellement inspirées par les modèles que le Moyen Âge avait laissés ».
Des vitraux de style gothique sont réalisés par Thévenot, Maréchal et Lusson et des peintures murales sont commandées pour orner le transept et les chapelles du déambulatoire à Mottez, Guichard, Couder et Gigoux.
Avec son fond d'or et sa composition inspirée des maîtres du quattrocento, le Couronnement de la Vierge peint dans la chapelle de la Vierge par Amaury-Duval  est l'un des témoignages les plus caractéristiques du mouvement de retour aux primitifs dans la peinture religieuse du XIXe siècle.

Le mobilier d'origine et les apports post-révolutionnaires
L'église conserve quelques éléments remarquables de l'ancien mobilier.
Autour du choeur subsiste une très belle grille en fer forgé exécutée entre 1762 et 1767 par le serrurier Pierre Dumiez.
On voit encore en place le banc d'oeuvre, exécuté sur les dessins de Charles Le Brun et réservé à la famille royale les jours de grande cérémonie.

Le grand orgue actuel a été attribué à Saint-Germain en 1792, il provient pour l'essentiel de la Sainte-Chapelle.
Les deux retables flamands que possède l'église sont des apports du XIXe siècle : l'un, d'origine anversoise, est en bois sculpté et date probablement de la fin du XVe siècle ; l'autre est un grand triptyque sculpté avec des volets peints (XVIe siècle).

Parmi les tableaux, une grande peinture de Sébastien Bourdon Saint Pierre Nolasque recevant l'habit de l'ordre de la Merci provient du couvent de la Merci.
La sculpture médiévale et de la première Renaissance est bien représentée : outre les statues en pierre de Sainte Marie l'Egyptienne et de Saint Germain l'Auxerrois qui proviennent du porche et du portail, une Vierge à l'Enfant en pierre du XIVe siècle orne l'autel de la Vierge et deux statues situées à l'entrée du choeur (Saint Germain et Saint Vincent) peuvent être rattachées à la seconde moitié du XVe siècle.

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