Saint-Christophe de Javel

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4, rue Saint-Christophe
75015 PARIS

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  • Javel - André Citroën, ligne 10

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  • C : Javel

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Nom : Saint-Christophe de Javel
Tél. : 01 45 78 33 70
Site internet de l'Eglise Saint Christophe de Javel

Présentation

UN PEU D'HISTOIRE

Le quartier 
Dans ce quartier alors reculé, peu habité et façonné par les terrains d'exercice des armées,  une première chapelle dédiée à Saint Alexandre avait été bâtie en 1863, bientôt remplacée par une seconde, plus vaste, en 1898 et érigée en paroisse en 1907.
L'industrialisation et l'urbanisation gagnant, le clergé, peut-être sensible à la proximité des usines Citroën et de l'aérodrome de Farmann et des frères Voisin, décide en 1921 de faire de Saint Christophe le titulaire de la nouvelle paroisse.
La même année, un projet est commandé à l'architecte Charles-Henri Besnard. Il faudra attendre 1926 pour voir le début des travaux, qui seront terminés en 1930. L'église est consacrée la même année par Monseigneur Verdier.
 

L'ARCHITECTURE

Saint-Christophe de Javel, sous une mise sage et traditionnelle, marque cependant une véritable révolution dans la construction du XXe siècle : il s'agit en effet de la première construction en béton préfabriqué.

Son auteur, Charles-Henri Besnard, y développe un brevet qu'il avait déposé en 1912 avec l'ingénieur Julien-Pierre Bessoneau. 
Il met en oeuvre une architecture composée selon un petit nombre d'éléments, coulés dans des moules de bois, et réalisés sous abri : la finition en est ainsi excellente et le béton ne souffre pas des intempéries lors de la prise.

Cependant on ne retrouvera pas ici les audaces  d'un Perret, qui dresse l'église en béton armé du Raincy quelques années auparavant : Besnard est un héritier direct de Viollet-le Duc et d'Anatole de Baudot (voir église Notre Dame des Abbesses), et s'en tient à une conception « gothique » de l'église.
Nef, bas-côtés, voûtes restent conformes à cette tradition, même si les solutions techniques adoptées restent originales et se plient aux propriétés du matériau.
 

Les décors intérieurs et oeuvres
L'utilisation du béton ne se limite pas à l'enveloppe architecturale, mais s'étend au décor lui-même, d'autant que, fidèle en cela à l'esprit des bâtisseurs médiévaux, les deux sont étroitement imbriqués.

Les sculptures du fronton (Saint Christophe et l'enfant Jésus), par Pierre Vigoureux, ont probablement été moulées elles aussi. 
Les fenestrages moulurés qui éclairent la nef sont clos par des vitraux aux couleurs vives, conçus par Henri Marcel Magne, qui réalise également à l'extérieur la peinture à fresque sur ciment (le Christ au secours des voyageurs en détresse), les mosaïques et les peintures de la voûte et du choeur.
Magne n'hésite pas  à faire figurer des personnages en costume contemporain, brandissant pour s'attirer la protection du Saint des symboles  de la vie moderne comme la locomotive, l'avion ou la voiture.
La vaste composition de Jac Martin-Ferrières, dont le rythme est parfaitement cohérent avec celui de l'architecture, décrit la vie de Saint-Christophe sous forme de scènes liées entre elles par un paysage continu. Sa texture si particulière et ses tonalités jaunes et brunes sont l'expression directe de la peinture à l'encaustique employée ici.

Les remarquables frontons des confessionnaux sont l'oeuvre d'Auguste Roubille et Max Braemer. Saint Christophe de Javel a également conservé l'ensemble de son mobilier, dessiné ou sélectionné par son architecte (seul l'autel actuel  est récent, ainsi que les estrades qui ont été disposées pour permettre l'exercice du culte selon la règle du concile Vatican II), ce qui en fait un ensemble particulièrement cohérent et représentatif de l'art des années « trente ».
 

En savoir plus 
Charles-Henri Besnard  de Quénel (1881-1946) est une figure notable de l'architecture à l'époque : élève de Louis-Jules André, il collabore ensuite avec l'architecte des Monuments Historiques Paul Goût, sous la direction duquel il travaille au Mont Saint-Michel.
En  1917, il dépose au CNAM, avec Julien-Pierre Bertrand Bessoneau, un brevet d'invention relatif au « procédé de construction rapide d'habitations par l'emploi de matériaux en ciment armé préalablement préparés en série », se présentant ainsi en précurseur de la construction préfabriquée. Il n'est pas douteux que ce brevet influença Le Corbusier dans sa quête de la construction industrialisée.
Besnard est nommé Architecte en Chef des Monuments Historiques en 1920 (chargé des départements du Cher, de la Dordogne, des Landes et de l'arrondissement de Rambouillet). Outre Saint-Christophe de Javel, il est l'auteur d'importantes réalisations : chocolaterie Poulain (actuelle Ecole nationale du paysage de Blois), basilique Notre-Dame de la Trinité à Blois, hôpital de Saint-Quentin, et à Paris 101, avenue des Champs-Elysées en collaboration avec Boileau (actuellement immeuble Vuitton).
Afin de perpétuer son oeuvre, le legs Germaine et Charles-Henri Besnard de Quénel soutient depuis 1980 l'innovation dans la construction.

Henri-Marcel Magne (1877- 1946) est lui aussi une personnalité attachante : épris de son « métier » d'artiste, il s'intéresse tout particulièrement à l'artisanat d'art. On le connaît aussi bien par ses écrits (décor de la pierre, dans la série l'Art appliqué aux métiers, et le mobilier français, ouvrage toujours de référence), que par le très original chemin de croix de Saint Michel des Batignolles.

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