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Équipement

La Basilique Notre Dame des Victoires

Mise à jour le 14/08/2019

Horaires

 

Les horaires étant susceptibles d'évoluer, merci de vous renseigner directement sur place.

Accès

La Basilique Notre Dame des Victoires
Place des Petits-Pères
75002 Paris
Métro
Bourse, ligne 3
Velib
Station 2008, 11 rue de la banque
Station 2006, 2 rue d'aboukir
Station 2021, 4 rue de clery

Contact

Nom : La Basilique Notre Dame des Victoires
Tél. : 01 42 60 90 47

Présentation

La construction de Notre-Dame-des-Victoires fut engagée en 1629 par le roi Louis XIII, pour célébrer ses victoires contre les Protestants, notamment lors du siège de La Rochelle. L’architecte Pierre Le Muet ne vit pas la fin du chantier, interrompu par les guerres.
Libéral Bruant l’Aîné, concepteur de l’Hôtel des Invalides, puis Gabriel Le Duc poursuivirent les travaux mais l’église était toujours inachevée lors de sa bénédiction solennelle en 1666. Les travaux reprirent en 1737, avec le dessin d’un nouveau portail par Sylvain Cartaud et l’église fut finalement consacrée en 1740.

À la Révolution, l'église, privée de ses religieux, devint le siège de la Loterie nationale puis Bourse des valeurs sous le Directoire. Elle fut rendue au culte en 1802, puis érigée en basilique par le pape Pie XI en 1927.

L’édifice est aujourd’hui classé Monument historique en totalité depuis 1975.
L’architecture et le mobilier et œuvres remarquables
Malgré une interruption de soixante-dix ans, le rythme des travées et l’entablement continu donnent une unité remarquable à l’édifice. La façade présente deux ordres, ionique au rez-de-chaussée, corinthien à l’étage, couronné par un fronton triangulaire arborant - ce qui est rare, en raison du vandalisme révolutionnaire - les armes de France enveloppées de drapeaux et de palmes. De l’Ancien Régime subsistent l’orgue, la chaire et les stalles*. Le chœur abrite aussi sept peintures commandées à Carle Van Loo, peintre du roi Louis XV et exécutées entre 1746 et 1755. L’une d’entre elles commémore l’origine de la construction : Le vœu de Louis XIII au siège de la Rochelle (1746).

C’est dans cette église que fut notamment inhumé le grand compositeur de Louis XIV, Jean-Baptiste Lully (1632-1687), ainsi que sa famille. Le cénotaphe** fut réalisé par Pierre Cotton et le buste par Jean Collignon en 1689. L’aménagement de l’église fut complété au XIXe siècle par le décor des chapelles et la plupart des vitraux.
Le décor doit aujourd’hui l’essentiel de son caractère à la vigueur de la dévotion et des pèlerinages.
 
Le culte à Sainte Thérèse de Lisieux
Née à Alençon, Thérèse Martin (1873-1897) entra au Carmel en 1888 et y prit le nom de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face. Elle y mena une vie discrète et mourut dans la solitude. Un an après sa mort, un livre fit le récit de sa vie, à partir de ses mémoires, et rencontra un très grand succès. Aujourd’hui, Sainte Thérèse est connue dans le monde entier, avec de très nombreux titres (Patronne universelle des missions, patronne secondaire de France, Docteur de l'Église, …).

Elle fut canonisée à Saint Pierre de Rome, devant 500 000 personnes, le 17 mai 1925.
L’existence d’un pèlerinage dans la basilique parisienne s’explique par une dévotion particulière que vouait Sainte Thérèse à Notre-Dame des Victoires, après une guérison miraculeuse durant sa jeunesse.