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Équipement

Eglise Saint Germain des Prés

Mise à jour le 14/08/2019

Horaires

Accès

Eglise Saint Germain des Prés
3 Place Saint-Germain des Prés
75006 Paris
Métro
Saint-Germain-des-Prés, ligne 4
Velib
Station 6012, 141 bd saint germain
Station 6002, 1 rue saint benoit
Station 6032, 7 rue du sabot

Contact

Nom : Eglise Saint Germain des Prés

Événements

Présentation

Histoire de l’édifice
La première église abbatiale date du VIe siècle et sert de nécropole royale. Childebert y est inhumé en 558. La même année, la basilique est dédiée à saint Germain, évêque de Paris, qui donna ses biens à l’abbaye et s’y fit ensevelir.

Vers l’an Mil, l’édifice mérovingien est abattu pour faire place à une église romane dont la structure subsiste encore. En 1245, est bâtie la chapelle axiale, chapelle de la Vierge.
A partir de 1631, l’abbaye, siège des Mauristes, devient un des principaux centres intellectuels de France, avec les travaux historiques de Jean Mabillon ou de Bernard de Montfaucon. L’abbaye devient paroisse.

Au moment de la Révolution française, en 1791, les monuments funéraires sont enlevés et déposés au dépôt des Petits-Augustins. Puis, en 1792, l’église est fermée et transformée en raffinerie de salpêtre. Le portail royal et les tombes des rois mérovingiens sont brisés, la châsse de saint Germain est fondue. En 1795, le culte est rétabli dans la chapelle de la Vierge.

En 1802, l’église est rendue au culte. Entretemps, la chapelle de la Vierge avait été détruite. La chapelle de la Vierge est reconstruite en 1819. En 1820, Godde commence les travaux de rénovation. En 1848, Baltard succède à Godde, en tant qu’inspecteur des Beaux-Arts chargé de la décoration de l’édifice.

L’édifice est classé monument historique dans la première liste du service, datant de 1862.

Les décors peints
En 1843, Hippolyte Flandrin commence à peindre l’intérieur de l’édifice.  Quatre campagnes de peintures se succèdent dans l’édifice : le sanctuaire (1842-46), le chœur (1846-48),  la nef (1856-63), les transepts (1864).

Elève d’Ingres, Flandrin est le symbole du renouveau de la peinture religieuse au XIXe. Sa fidélité au décor mural, dans la tradition de la Renaissance italienne, témoigne de son engagement en tant que peintre chrétien, dans la lignée de Giotto et de Fra Angelico.

Sa conception de cycles religieux a évolué au fil du temps et il existe un contraste entre le fond d’or et le calme des figures du chœur et le mouvement des compositions de la nef. Flandrin s’est illustré à Paris par d’autres décors d’églises : Saint-Séverin entre  1839 et 1841 ; Saint-Vincent de Paul entre 1848 et 1853.

Un des joyaux caché de l’édifice : le lanternon de la chapelle Saint-Maur
La chapelle Saint-Maur présente la particularité d’associer un décor peint à une lumière zénithale naturelle apportée par un lanternon de ferronnerie aux dimensions relativement importantes. Aussi, pour des raisons architecturales au plein sens du mot c'est-à-dire esthétiques, fonctionnelles et techniques, la restauration intérieure de cette chapelle implique une intervention préalable visant à assurer la pérennité et l’étanchéité de ce lanternon.

Indissociable de l’ensemble décoratif porté par les parements intérieurs de la chapelle, le lanternon se présente  comme un édicule cylindrique vitré, émergeant des toitures basses  portant une toiture conique en zinc, sur un entablement circulaire habillé d’un corps de moulures en plâtre.

De l’extérieur, le contraste entre la légèreté de la structure de ferronnerie constituant la verrière cylindrique et la lourdeur apparente de l’entablement haut, est troublant.  Composition classique et précieuse, il s’agit d’un objet rare dans l’architecture religieuse, davantage apparenté aux édicules de jardins, serres ou volières. La coupole intérieure aplatie sommant le lanternon porte un œuvre peinte sur toile marouflée de Jean Restout réalisée en 1730.
Le transept de l’église Saint-Germain-des-Prés retrouve sa splendeur
Les magnifiques décors intérieurs de l’église Saint-Germain-des-Prés font l’objet d’une restauration d’ampleur, en plusieurs phases. Après la restauration du chœur, la deuxième – qui portait sur le transept – vient de s’achever. Cette restauration est  financée par des fonds publics (Ville et État), ainsi que par des mécènes privés, grâce à l’action et à la générosité du Fonds de dotation pour le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés porté par la paroisse.