Timescope: retour vers le passé… et le futur

Dans le cadre du salon Viva Technology, du 16 au 18 mai, focus sur plusieurs start-up parisiennes. Depuis 2016 et sa première borne en réalité virtuelle pour voyager à travers le temps, la start-up Timescope a développé de nouveaux projets de valorisation du passé et du futur. Retour sur son parcours avec Adrien Sadaka, président et fondateur. 

En quoi consiste Timescope?

Il s’agit de bornes de réalité virtuelle en libre-service pour se plonger dans l’histoire d’un lieu du patrimoine. Concrètement, la borne est un peu comparable aux jumelles que l'on peut trouver sur certains sites touristiques – en plus design – et évoque plus un casque de réalité virtuelle. Les utilisateurs plongent à 360° dans l’époque choisie et découvrent leur environnement tel qu’il était alors, à partir de l’emplacement de la borne.

Pour constituer la réalité virtuelle, nous effectuons un travail de reconstitution à partir de sources historiques, des plans de bâtiments, des documents textuels ou de gravures. Les graphistes se chargent de la modélisation 3D, de l’animation sonore et des voix off. Enfin, tout est validé par des historiens. Timescope redonne ainsi vie à l’histoire!

Paris, en 1810, vu à travers Timescope. 

Et au futur également…

Oui! Nous avons installé six bornes sur les chantiers des gares du Grand Paris. Pendant 1 minute 30, l’utilisateur est immergé dans la structure du futur. C’est très important pour les riverains et les habitants de visualiser et de comprendre le projet. Au Blanc-Mesnil, deux bornes sont installées pour visualiser l’aboutissement d’un projet d’aménagement urbain. A Monaco, un Timescope a été mis en place pour imaginer un projet d’extension sur mer.

Pour faire vivre à 360° une installation qui n’est pas encore sortie de terre, nous devons récupérer des plans 3D de modélisation et des travaux d’architectes. Sur cette base-là, nous ajoutons une voix off sur la réalité augmentée.

Quel chemin parcouru mars 2016 et votre première borne ?

Nous avons plus d’une quarantaine de bornes installées à Paris et en banlieue, au Havre (76) ou encore dans le Pays d’Artois (62) et la communauté d’agglomérations de Lens-Liévin (62). On compte près de 800 utilisations par semaine et par borne. En tout, près de 500.000 voyages dans le temps ont été réalisés.

A Paris, les visiteurs de l’Observatoire panoramique de la tour Montparnasse profitent d’un voyage dans le temps gratuit en 218, en 1416 et en 1889. A Arras, la place des Héros se découvre un jour de marché 500 ans plus tôt. A quinze minutes d’Arras, un plongeon dans la Grande Guerre est proposé au Monument des Fraternisations de Neuville Saint-Vaast.

La vue de Neuville Saint-Vaast, en 1915, à travers les jumelles de Timescope.  

Nous travaillons aujourd’hui directement avec des collectivités, également pour des lieux culturels privés comme les Galeries Lafayette. Eux décident s’ils font payer au public, mais généralement, c’est gratuit. Nous avons lancé cette année la borne Timescope Mini, dédiée aux espaces accueillant du public en intérieur. Et bonne nouvelle, nous sommes à l’équilibre dans l’entreprise depuis 2018. 

Dernière mise à jour le mercredi 15 mai 2019
Crédit photo : © Timescope

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