Budget participatif: votez pour le salon de beauté solidaire Joséphine qui œuvre pour la réinsertion des femmes

Dans le cadre du Budget participatif, vous avez jusqu'au 23 septembre 20h pour soutenir le salon de beauté solidaire Joséphine, qui aide les femmes les plus démunies à reprendre confiance en elle et à réinvestir leur vie professionnelle et sociale. N'attendez plus, votez pour l'association Joséphine afin que le salon puisse engager des travaux et développer son activité!

Au premier abord rien ne différencie le salon de beauté Joséphine, situé dans le 18e arrondissement, d'un salon de coiffure et d'esthétique ordinaire. Sympathique et confortable salon d'accueil, espace pour la coiffure, cabine d'esthétique, nous sommes bien dans un endroit dédié à la beauté des femmes. Mais ici, comme nous l'explique Gwenaëlle Emmanuelli, responsable du salon, l'association a pour mission d'aider les femmes les plus démunies à se réinsérer, en leur redonnant confiance et estime d'elles-mêmes et en les réconciliant avec leur image. Le salon Joséphine reçoit chaque jour et sur rendez-vous des femmes engagées dans des démarches d’insertion sociale et/ou professionnelle, orientées par plus de 250 structures partenaires de toute l’Île-de-France.

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« Coiffure, esthétique, maquillage, conseil en image, 6 000 femmes ont été prises en charge depuis la création de Joséphine en 2006. En 2017, nous avons accueilli 800 femmes et prodigué 3 300 soins dans les salons de Paris et Moulin.

C'est un projet innovant et positif qui apporte des bénéfices immédiats

Gwenaëlle Emmanuelli,
Responsable du salon Joséphine

Elles laissent pour un temps leurs soucis personnels de côté, prennent soin d'elles et repartent avec le sourire. Le salon est pour elles un cocon, c'est le terme qui revient le plus souvent. »

L'association est candidate au Budget participatif 2018 car depuis son ouverture, le lieu n'a jamais effectué de travaux de rénovation: « Nous avons besoin de remplacer les radiateurs, d'installer des placards et une ventilation, de réparer des infiltrations. Nous souhaitons aussi développer, directement dans les structures partenaires, nos ateliers "Hors les murs", qui comportent quatre thématiques: hygiène, estime de soi, soin des mains et des pieds, soin du visage (à partir de la fabrication de ses propres produits). Pour pérenniser cette initiative à destination d'un public encore plus isolé et qui ne se sent pas capable de pousser la porte du salon, nous avons besoin de constituer des kits de matériel d'esthétique mobile. »

Un suivi personnalisé

Les femmes accueillies chez Joséphine sont toujours orientées par une structure prescriptrice: associations de droit des femmes et d'inclusion, services et structures d'accueil ou d'accompagnement social ou médicosocial, structures d'accompagnement vers l'emploi. La majorité des femmes accueillies sont célibataires ou célibataires avec enfants. Elles bénéficient pendant un an d'un parcours «estime de soi», qui comprend six rendez-vous coiffure et six rendez-vous esthétique.

Marie, coiffeuse au Salon de beauté solidaire Joséphine

Ici, les bénévoles et les salariés s’adaptent aux besoins de chaque bénéficiaire. A son arrivée, chaque femme réalise un entretien privé avec Marie, coiffeuse, et Rachel, socio-esthéticienne, qui lui proposent un parcours personnalisé. Le prix, symbolique, est de 3 euros pour un forfait coiffure et 1 euro pour un soin esthétique.  

Gwenaëlle nous fait visiter le «dressing»: vêtements, chaussures, bijoux, accessoires sont prêtés ou vendus pour des sommes très modiques, autour de 6 euros. à la personne bénéficiaire en vue d'un entretien d'embauche. Des partenariats avec Caroll et Breal permettent d'approvisionner le dressing où se trouvent également «quelques pièces d'occasion mais la sélection est très rigoureuse, il ne doit pas y avoir un seul accro!»

Une conseillère en image bénévole intervient auprès des femmes et leur apprend à porter des vêtements en harmonie avec leur silhouette, à bien choisir les couleurs et les matières. Elle leur donne également des conseils pour avoir un tenue adaptée avant un entretien. « Et c'est aussi l'endroit où l'on propose des séances d'écoute psychologique, de réflexologie et sophrologie. Il nous arrive aussi de privatiser le salon lors de "journée capitale confiance". à destination de huit femmes d'une même structure qui reviennent individuellement par la suite ».

Une équipe qui ne compte pas son temps

L'association a été créée en 2006 par Lucia Iraci, coiffeuse de renom. Constatant un nombre croissant de femmes touchées par la précarité, elle décide de les recevoir un jour par semaine dans son salon de Saint-Germain-des-Prés. Consciente qu'il faut, à terme, un lieu adapté, elle réussit à mobiliser une équipe de bénévoles parmi ses contacts et à ouvrir le salon, avec l'aide de mécènes et de la Fondation l'Oréal. Afin de pérenniser sa viabilité économique, l'association est rattachée depuis 2016 au groupe SOS, première entreprise sociale européenne, qui lutte contre toutes formes d'exclusion au sein de huit secteurs d'activités. L'association compte actuellement une trentaine de bénévoles (coiffeurs et coiffeuses, esthéticiennes, psychologues, réflexologues, sophrologues…), une équipe salariée, dont Marie et Rachel.


Marie, qui travaillait dans des salons traditionnels, explique: « Il m’arrivait de coiffer bénévolement et j'avais envie d’être plus à l’écoute des gens. Coiffeuse chez Joséphine, c'était fait pour moi. Ici, l'avant/après est flagrant. Catherine par exemple, n’osait même pas lever les yeux ou sortir de chez elle, on la sentait hyper fragilisée. Au fur et à mesure, elle s’est métamorphosée, elle disait que oui, ses cheveux étaient beaux. Elle s'est mise à les détacher, parce que ça lui plaisait à elle, pas pour se voir à travers le regard des autres. Certaines femmes sont prisonnières d’interdits inculqués par leur mari, leur famille. Ici, elles se redécouvrent et relèvent la tête!»

Rachel socio-esthéticienne au salon de beauté solidaire Joséphine

Marie organise des ateliers de coloration afin que chacune puisse continuer à prendre soin de ses cheveux une fois rentrée chez elle: « Elles se rendent compte qu'elles sont capables de s'occuper d'elles, ça leur redonne confiance pour se lancer d'autres défis comme repasser des entretiens d’embauche. J'ai même créé un carnet de leurs recettes maison pour la coiffure qu'elles alimentent. Elles s’apportent beaucoup mutuellement, gardent même les enfants de l’une quand l’autre vient au salon, un lien se crée. C'est important de trouver l'équilibre entre donner et recevoir.»

Rachel, socio-esthéticienne, précise les spécificités de son métier: « L’esthétique sert de passerelle à des personnes fragilisées par la vie et/ou qui sont en structures hospitalières, carcérales ou sociales. Elle leur permet de retrouver confiance et estime de soi. J'intervenais dans une association pour des femmes en cancérologie et ça a été une révélation. Je voulais être sûre, avant de me spécialiser, d’être assez forte, il faut savoir marcher avant de courir!... Je me suis formée au Codes (Cours d'esthétique à option humanitaire et sociale), une école pionnière, puis j'ai travaillé à mon compte pour différentes structures. Mais je ressentais le besoin de retravailler en équipe. Ici on vit une véritable aventure collective! Plus tard, j'aimerais bien créer ma propre association.»

Pour l'avenir

Parallèlement à l'intégration du Groupe SOS, l'association a lancé une démarche d'évaluation d'utilité sociale à laquelle toutes les parties prenantes de l'association sont associées: les clientes, les professionnels (bénévoles et salariés), les partenaires référents dans les structures, les partenaires financiers et institutionnels. Jil, chargée de projet associée au développement de la structure, précise: « On se questionne sur pourquoi on le fait, comment ? Quelle est notre contribution pour les femmes et par conséquent, pour la société ? Quel est notre impact dans le parcours de réinsertion ? » L'objectif étant de démontrer à quel point, s'il en est encore besoin, l'action de l'association Joséphine est essentielle!

Journée Capital Confiance au salon de beauté solidaire Joséphine

Deux autres salons conventionnés par Joséphine ont ouvert leurs portes à Moulin et Clermont-Ferrand. « Nous avons forcément la volonté et l'envie d’essaimer. Un salon par département ce serait bien », concède Gwenaëlle. Rachel conclut par une belle métaphore: « Pour une personne lambda, c'est déjà plaisant de prendre soin de soi, mais ici, les clientes, on le voit, s’ouvrent comme des fleurs. Elles sont comme des tournesols qui se relèvent face au soleil ! »


Pour voter c'est très simple !

Les votes pour le budget participatif 2018 seront clos le 23 septembre à 20h.

Vous avez plusieurs possibilités pour voter:
- En ligne sur le site du Budget participatif
- Dans l’une des urnes déployées sur l’ensemble du territoire parisien, dont la liste et les localisations peuvent être consultées ici.

Tou.te.s les Parisien.ne.s peuvent voter sans condition d’âge ni de nationalité (les personnes qui habitent à Paris sont considérées comme Parisien.ne.s).
Chacun.e est libre de choisir son arrondissement de vote, en fonction de son lieu de résidence, de travail ou d’affinités personnelles, mais il n’est possible de voter que pour un seul arrondissement.

Dernière mise à jour le mardi 9 octobre 2018
Crédit photo : Mairie de Paris

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