FAQ

Sida, hépatites et IST

Découvrez les voies de transmission, les traitements et vaccins éventuels et les lieux de dépistage anonyme et gratuit à Paris.

Si l’épidémie de sida se stabilise, elle reste active.

  • 35 millions de personnes vivant avec le VIH dont 3,2 millions d’enfants de moins de 15 ans;
  • 2,1 millions de nouvelles infections dont 240.000 enfants de moins de 15 ans;
  • 1,5 million de décès dus au sida dont 190.000 enfants de moins de 15 ans.

L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée. Plus des 2/3 des personnes infectées par le VIH y vivent. On y comptabilise près des 3/4 des décès dus au sida malgré un meilleur accès aux traitements.

Dans d’autres régions du monde, même si elle peut concerner toute personne, l’épidémie de VIH se concentre davantage dans certaines populations:

  • les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH);
  • les consommateurs de drogues injectables;
  • les personnes en situation de prostitution et leurs partenaires sexuels;
  • les hétérosexuels provenant de pays très touchés.

En France, depuis 2007, 6.000 à 6.500 personnes par an découvrent leur séropositivité. 1.500 personnes atteignent le stade symptomatique: le sida.

Près des deux tiers découvrant ainsi tardivement leur séropositivité, n’ayant pas fait de test auparavant ce qui diminue nettement l’espérance de vie.

Le nombre de découvertes de séropositivité tend à baisser progressivement, notamment chez les hétérosexuels nés à l’étranger, bien qu’ils restent plus touchés. Au contraire, les découvertes augmentent nettement chez les hommes contaminés par rapport homosexuel, attestant d’un relâchement préoccupant des comportements de prévention.

La région Île-de-France est particulièrement touchée (la plus touchée en France hexagonale) avec 44% des découvertes de séropositivité.

Mieux dépister, pour mieux traiter et mieux prévenir

On estime à 29.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH sans le savoir ou qui savent mais ne se font pas suivre. Il s’agit d’un flux de personnes, ce qui explique que le chiffre varie d’une année sur l’autre et selon les études. La répartition de ces personnes est environ d’un tiers d’HSH, d’un tiers de personnes hétérosexuelles nées à l’étranger et d’un tiers de personnes hétérosexuelles nées en France. Elles ne sont pas sous traitement anti-VIH et sont à risque élevé d’évolution vers le sida et de transmission du virus à leur(s) partenaire(s).

Il faut donc encourager un dépistage précoce pour favoriser l’accès aux soins et aux traitements anti-VIH (les trithérapies). L’espérance de vie est alors très fortement augmentée car les traitements sont souvent très efficaces même s’ils ne permettent pas d’éradiquer le virus. Il s’agit ainsi de réduire le risque de transmission, en complément de l’usage des préservatifs, par la connaissance de son statut VIH et le traitement précoce des personnes atteintes.

Sources : OMS, InVS, rapport du groupe d’experts MORLAT 2013.

SIDA ET HÉPATITES B ET C

L’hépatite B et l’hépatite C sont des hépatites virales dont l’évolution peut être grave mais qui ont bénéficié de progrès thérapeutiques. Elles passent le plus souvent inaperçues. Il est important de les dépister le plus tôt possible. Il existe un vaccin fiable et très efficace pour prévenir l’hépatite B, mais il n’y a aucun vaccin contre l’hépatite C. L'hépatite B est une maladie nettement plus fréquente que l’infection à VIH et est due à un virus très transmissible : le virus de l’hépatite B.

On estime que 2 milliards d’individus ont été infectés dans le monde et 350 millions sont atteints d’hépatite chronique dont 280.000 en France. 150.000 personnes ignoreraient en France être atteintes d’une infection chronique par ce virus faute de dépistage.

L’infection peut être aiguë, intense, menant parfois à une hospitalisation (voire au décès en quelques jours en cas d’hépatite particulièrement agressive dite « hépatite fulminante ») ou au contraire totalement silencieuse. Si l’organisme élimine lui-même le virus dans les deux tiers des cas grâce à son système immunitaire, il n’est pas rare qu’il reste dans le foie. Il s’agit alors d’une hépatite chronique qui nécessite une prise en charge médicale, afin d’éviter cirrhose, cancer du foie et décès.

L'hépatite C est causée par le virus de l’hépatite C. C’est un problème majeur de santé publique par sa fréquence et sa gravité potentielle. En France, près de 230.000 personnes sont concernées par une hépatite C chronique et on estime qu’environ 65.000 l’ignorent et sont en grave danger. Dans 8 cas sur 10, le virus n’est pas éliminé naturellement et cette hépatite C chronique peut alors, après quelques années d’évolution pas ou peu symptomatique, mener au décès par cirrhose ou cancer du foie. Depuis 2014, on peut guérir de l’hépatite C chronique dans plus de 90% des cas, grâce à de nouveaux traitements très efficaces. Encore faut-il avoir été dépisté pour bénéficier d’un suivi spécialisé et des soins nécessaires !

Sources : OMS, InVS, rapport du groupe d’experts DHUMEAUX 2014.

L’hépatite B

Le vaccin contre l’hépatite B est recommandé.

S’en priver, c’est s’exposer au risque d’être un jour contaminé par cette infection relativement fréquente et potentiellement mortelle.

En trois injections sur six mois, elle peut être effectuée à n’importe quel âge, mais est d’autant plus efficace qu’elle est faite avant 25 ans. Sauf dans quelques cas particuliers, il n’est plus besoin de procéder à des rappels réguliers. Elle est spécifiquement recommandée pour les nourrissons, les préadolescents et les adultes s’exposant aux risques de contamination (partenaires sexuels multiples, usagers de drogues, grands voyageurs…).

Chez les adultes, un test de dépistage préalable est recommandé avant toute vaccination.

La vaccination contre l’hépatite B est prise en charge à 65% par la Sécurité sociale. Elle peut également être faite gratuitement dans les centres de vaccination de la Ville de Paris.

L’hépatite C

Il n’existe pas à ce jour de vaccin préventif, contrairement à l’hépatite B.

Sida

Aujourd’hui, même si la recherche médicale œuvre en ce sens, il n’existe aucun vaccin. La prise en charge médicale des personnes contaminées par le virus du sida (VIH) implique actuellement un traitement et un suivi médical à vie. Le préservatif reste le seul moyen efficace pour éviter de se faire infecter ou d’infecter ses partenaires.

Le virus du sida

En France, les comportements exposant le plus au virus du sida sont les rapports sexuels non protégés. Mais la transmission du virus peut être aussi sanguine (partage de seringues entre toxicomanes, de pailles entre sniffeurs) ou de la mère à l’enfant, pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Le virus ne se transmet pas par la salive.

Le risque de transmission existe lorsqu’il y a contact entre la muqueuse d’un organe d’une personne non infectée (yeux, gland, bouche, rectum, anus, vagin, vulve) et un liquide biologique d’une personne infectée (sang, lait maternel, sperme, liquide pré-séminal et sécrétions vaginales).

Le virus de l’hépatite B a des modes de transmission identiques à ceux du sida. Il est extrêmement contagieux : 100 fois plus que le virus du sida. Une transmission par la salive est possible.

Le virus de l'hépatite C se transmet par le sang

L’usage de drogues avec partage de matériels d’injection ou de préparation est aujourd'hui le principal facteur de risque. Le partage de pailles entre sniffeurs constitue aussi un mode de contamination.

La transmission à l’occasion d’actes médicaux, tatouages ou piercings, piqûre accidentelle avec une seringue souillée... est devenue rare grâce à l’application stricte de mesures de désinfection et de stérilisation.

La transmission de l’hépatite C par voie sexuelle est rare et s’explique le plus souvent par la présence de sang au cours des rapports (pendant les règles lors de rapports traumatiques ou en présence de lésions dues à une infection sexuellement transmissible).

La transmission peut aussi avoir lieu en fin de grossesse ou au cours de l’accouchement.

Le sida

Dans les 48 heures (idéalement les quatre premières heures) suivant un rapport sexuel non protégé, une rupture de préservatif avec une personne séropositive, une piqûre par seringue souillée…, un traitement visant à diminuer le risque d’être infecté(e) par le VIH peut être proposé par un médecin dans tous les hôpitaux de France.

L'hépatite B

Si l’on n’est pas vacciné, une vaccination (avec dans certains cas une injection de sérum) peut être effectuée dans les 72 heures suivant le risque.

L'hépatite C

Aucun traitement préventif anti-VHC n’est recommandé en postexposition, aucune étude n’ayant évalué son efficacité. En revanche, une surveillance biologique répétée durant les 3 premiers mois peut permettre de guetter les premiers signes de l’infection et la traiter sans délai avec une meilleure chance de guérison.

Lors des rapports sexuels, protégez-vous avec des préservatifs :

- Masculins ou féminins, ils ont fait leurs preuves pour éviter les infections sexuellement transmissibles (IST). Ils sont une barrière étanche entre les muqueuses et les liquides biologiques sexuels qui peuvent être porteurs de germes infectieux.

- Ils sont disponibles en pharmacies, dans les supermarchés, les distributeurs automatiques, les associations concernées, les centres médico-sociaux et les centres de santé de la Ville de Paris.

- Ils doivent afficher la norme CE (label de qualité), la date limite de validité et un mode d’emploi.

- Ils doivent être conservés à l’abri de la chaleur excessive et de la lumière.

Pour les usagers de drogue :

- Le partage des seringues et matériels d’injection ou de préparation constitue un mode de transmission important des virus du sida et des hépatites.

- N’employez que des seringues à usage unique disponibles en pharmacies, ou dans les distributeurs automatiques parisiens. Ne partagez ni le matériel, ni l’eau lors de la préparation.

Lors de tatouages et piercings, seul du matériel stérile ou à usage unique doit être utilisé.

En cas de piqûre accidentelle avec une seringue souillée, prenez avis auprès d’un médecin (à l’hôpital ou aux urgences) dans les heures qui suivent, il pourra organiser une surveillance attentive.

Sida

Savoir que l’on est séropositif est essentiel pour mieux se défendre contre la maladie, grâce à une prise en charge médicale précoce et efficace. Grâce aux traitements, l’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH tend à rejoindre celle de la population générale. C’est aussi pouvoir éviter de transmettre le virus et ne pas être re-contaminé par une autre souche de VIH voire une hépatite qui aggraverait l’état de santé et compliquerait la prise en charge.

Se faire dépister, c’est protéger sa santé mais aussi celle des autres. Aujourd’hui, le dépistage peut être anonyme et gratuit.

L’apparition de signes cliniques (fièvre, maux de tête, ganglions, boutons sur la peau, angine, etc.) dans les deux semaines environ qui suivent un risque de contamination, invite à une consultation médicale rapide : il peut s’agir des premiers signes de l’infection par le virus, qui apparaissent puis disparaissent après quelques jours ou semaines (primo-infection). Le médecin peut alors proposer un test de dépistage précoce.

Attention ! Une personne en primo-infection à VIH est à très haut risque de transmission pour son(ses) partenaire(s) sexuel(s) si tous les rapports ne sont pas totalement protégés.

Hépatites

S’agissant des hépatites B et C, une prise en charge médicale rapide apporte un bénéfice indéniable quant à l’efficacité des soins et une possible guérison. Chaque personne qui estime avoir pris un risque ne doit pas hésiter à se faire dépister ou en parler sans tarder à un médecin.

Dans les 11 CDAG parisiennes (consultations de dépistage anonyme et gratuit) :

- l'accueil se fait le plus souvent sans rendez-vous;

- un médecin vous accueille en entretien avant la prise de sang puis vous remet le résultat lors d'un second entretien, quelques jours plus tard. Ce test est gratuit.

» Les consultations de dépistage anonyme et gratuit

Dans un laboratoire d'analyses médicales : sur prescription d'un médecin traitant, ce test de dépistage est alors remboursé intégralement par la Sécurité sociale.

Le sida

Test négatif :

Cela signifie que vous n’êtes pas infecté par le VIH si vous n’avez pas eu de risques d’exposition au VIH dans les six dernières semaines précédant ce test. Attention ! Si vous avez pu être en contact avec le VIH dans les six dernières semaines précédant le test, il vous faudra refaire un test six semaines après le dernier contact supposé avec le VIH pour être certain de ne pas être infecté.

Test positif :

Il est nécessaire de le confirmer par un deuxième prélèvement. En cas de séropositivité, il convient de consulter un médecin sans délai pour une évaluation et un suivi adapté.

Hépatites B et C

Test négatif :

Le diagnostic de non-contamination est confirmé par un test effectué à trois mois après le risque.

Test positif :

Des analyses supplémentaires permettront de déterminer s’il s’agit d’une hépatite ancienne, guérie ou non ou d’une hépatite active. Dans ce cas, il convient de consulter alors sans délai un médecin pour une évaluation et un suivi adapté.

Si vous trouvez une seringue sur la voie publique, contactez le Service parisien de santé environnementale au 01 44 97 87 87. 

Les consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) permettent à toute personne de savoir si elle est atteinte par le VIH, l'hépatite B ou C. Certains CDAG sont aussi des Centres d'information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST), qui permettent de dépister des infections sexuellement transmissibles (IST) plus spécifiques.

Hépatites et sida : pour tout renseignement, contactez votre médecin ou l’une des consultations de dépistage anonyme et gratuit parisiennes (CDAG) 

>> Tous les centres

> retrouvez toutes les informations sur les tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) 

La Ville de Paris propose des tests rapides, anonymes et gratuits au centre médico-social du Figuier (4e). Ces tests, proposés gratuitement et anonymement, permettent aux personnes ayant des comportements à risque de pouvoir y recourir plus fréquemment.

SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST)

Les infections sexuellement transmissibles (IST)

Les IST sont les infections sexuellement transmissibles.

Il s’agit d’infections, causées par divers microbes ou germes transmis lors de rapports sexuels : contact entre la vulve, le vagin, le pénis, l'anus, les lèvres, la bouche et la main.

Les IST se transmettent très facilement. Elles peuvent ne présenter aucun signe et donc passer inaperçues.

La plupart des IST se soignent facilement mais, dépistées tardivement ou non traitées, elles peuvent entraîner des complications.

Les IST endommagent les muqueuses sexuelles, buccales ou anales et peuvent fortement favoriser la transmission du VIH et des autres IST. Pour savoir si l'on est ou non atteint d'une IST, il est important de se faire dépister.

Les signes ou symptômes des IST varient selon le germe responsable et sa localisation (organes génitaux externes, vagin, anus, rectum mais aussi la bouche et la gorge). Il n'y a pas toujours de signes visibles. Quand il y a des symptômes, les principaux signes sont les suivants :

Écoulement ou suintement : il s’agit de la survenue anormale d’un liquide, clair ou d’aspect trouble ou purulent, au niveau des organes exposés lors de la relation sexuelle : urètre (chez l’homme à l’extrémité du pénis, chez la femme au dessus du vagin), anus, vagin ou col de l’utérus. Ce liquide peut apparaître de façon régulière ou discontinue, abondante (écoulement) ou plus faible (suintement).

C’est souvent le signe d’une infection locale et l’on peut aussi ressentir une gêne, une brûlure ou une douleur à cet endroit.

Lésion ou ulcération : la lésion désigne une anomalie localisée en surface tel un bouton, une modification de la couleur de la peau ou de la muqueuse, ou bien encore une ulcération, c’est-à-dire une plaie superficielle (douloureuse ou non) en creux de la peau ou d’une muqueuse ressemblant à une blessure peu profonde. L’ulcération génitale est souvent un signe d’IST.

Chancre : le chancre désigne une érosion ou une ulcération de la peau ou d’une muqueuse. Son apparition caractérise souvent le premier stade de certaines IST.

Éruption : c’est l’apparition sur la peau ou les muqueuses de taches colorées ou de lésions : boutons, vésicules, croûtes. Elle peut être localisée sur une partie du corps ou généralisée.

Excroissances : ce sont des boutons de chair apparaissant de façon anormale sur la peau ou les muqueuses et ressemblant à des petites verrues, communément nommées « crêtes de coq ».

Douleur : sensation locale qui peut ressembler à une brûlure, une chaleur excessive, une démangeaison, une gêne ou une pesanteur. La douleur peut être déclenchée ou accentuée par les rapports sexuels ou l’émission d’urines.

Au niveau vaginal, anal ou pharyngé, ces signes sont souvent non visibles spontanément. C’est une des raisons pour lesquelles une surveillance médicale régulière est recommandée.

Si vous pensez reconnaître l’un des principaux signes ou symptômes des IST, mais également en cas de doute, de sensation inhabituelle ou de prise de risque sexuelle... Dans ces cas, il est important de consulter rapidement même si les signes semblent parfois disparaître spontanément (ce qui a l’air rassurant mais ne témoigne pas de la guérison spontanée), et même si pour certains, la démarche de se faire examiner peut paraître gênante.

Quand elles sont dépistées rapidement :

- la plupart des IST se soignent mieux car le traitement est plus court et plus efficace ;

- on évite ainsi les complications éventuelles liées à la progression du foyer de germes ;

- on interrompt le processus de transmission lors de relations sexuelles non protégées ;

- on permet au(x) partenaire(s) sexuel(s) d’être(s) traité(s) au plus tôt ;

- on réduit les risques de favoriser le passage d’autres IST, notamment le VIH ou de l’hépatite B.

Dans un Centre d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CIDDIST), auprès de votre médecin généraliste, ou bien encore d’un dermatologue vénérologue.

Il sera fondamental d’en avertir le, la ou les partenaire-s sexuel-le-s, afin que chacun puisse bénéficier d’une telle consultation et, le cas échéant, d’un traitement adapté.

Par ailleurs, les IST étant parfois associées, il est recommandé de procéder à la recherche d’une infection (prise de sang) par le VIH, l’hépatite B, la syphilis et dans certains cas d’une infection par le chlamydia ou le gonocoque.

Pendant tout le temps du traitement et jusqu’à guérison complète, l’abstinence sexuelle est indispensable. Au terme du traitement, il sera opportun de concevoir une véritable stratégie de prévention, afin d’éviter la survenue d’une nouvelle IST : le préservatif, masculin ou féminin, est alors le meilleur moyen de protection.

L’utilisation correcte et systématique du préservatif masculin ou féminin pour tous les rapports sexuels permet l’absence de contact entre les muqueuses d’une personne et les liquides sexuels, écoulements ou lésions, d’une autre personne et évite la transmission de la plupart des IST, notamment de l’infection par le virus du sida.

Une IST n’est jamais provoquée par une mauvaise hygiène mais par l’absence d’utilisation de préservatif. La réalisation de douches vaginales n’est pas recommandée et peut entrainer une altération de la flore vaginale.

En cas de doute, de risque sexuel ou avant d’arrêter d’utiliser des préservatifs avec votre partenaire stable, il est judicieux de faire à deux un test de dépistage du virus du sida, de la syphilis, éventuellement de l’hépatite B (en l’absence de vaccination préventive) et parfois des infections à chlamydia et à gonocoque. Ces dépistages sont anonymes et gratuits dans les consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) de Paris

» consulter la liste des Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) 

L'herpès génital

Quels sont les signes ? Des petits boutons ou vésicules (petites bulles remplies de liquide), groupés et douloureux pouvant se crever et former

de petites ulcérations, voire des croûtes et s’accompagnant de douleurs de type brûlure ou de démangeaisons.

Où ? organes génitaux, l’anus ou la bouche

Comment ça se transmet ? Par contact direct avec ces lésions, transport aussi possible par les doigts s’ils les ont touchées ! La contagiosité est forte.

Quelles particularités ? Le virus de l’herpès s’installe dans le corps pour toute la vie. Les récidives sont fréquentes. Il évolue par poussées, durant quelques jours, puis disparaît, pour réapparaître parfois à la faveur d’une fragilisation de l’organisme. Il peut être dangereux pour les nouveaux-nés chez les femmes enceintes.

Comment la dépister ? Par examen clinique (la simple visualisation des lésions, lorsqu’elles sont typiques, est en général suffisante) ; prélèvement local en cas de doute.

Et le traitement ? Médicaments anti-herpès sur prescription pour atténuer ou prévenir les poussées.

La condylomatose

Quels sont les signes ? Une ou des excroissances de chair, appelées condylomes mais aussi « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq »,sortes de verrues blanc-rosée, non douloureuses, isolées ou en groupe.

Où ? Col de l’utérus, vagin, vulve, pénis, bourses, anus, rectum, bouche.

Comment ça se transmet ? Le risque de contagion est élevé par contact direct avec des lésions contenant des papillomavirus responsables (HPV). Ils peuvent même se transmettre par les doigts ayant touché les lésions. à noter que certains de ces papillomavirus sont à l’origine du cancer du col de l’utérus.

Ses particularités ? Un développement parfois rapide en quelques semaines, plus souvent en quelques mois. Les récidives sont fréquentes et

le traitement est long.

Comment la dépister ? Comme pour l’herpès, la visualisation des lésions suffit en général. En cas de doute, le médecin procèdera à un prélèvement local. Chez les femmes à partir de 25 ans, la pratique régulière d’un frottis du col utérin permettra de dépister précocement des lésions dues à certains HPV et de prévenir le développement d’un cancer.

Et le traitement ? Par médicament en solution à appliquer localement sur les condylomes, ou par azote liquide, laser, voire parfois la chirurgie. La vaccination prévient une grande partie de ces infections. Elle est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans avec un rattrapage vaccinal, pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 19 ans révolus.

L'infection à chlamydia trachomatis

Quels sont les signes ? L’infection est très souvent sans signes visibles. S’il y a des signes, souvent discrets, ils peuvent être :

- chez la femme : des pertes vaginales, une irritation vaginale, des brulures vaginales ou en urinant, des douleurs abdominales ;

- chez l’homme : un écoulement du pénis, des brulures en urinant ou une simple sensation de grattage, des douleurs testiculaires.

Des symptômes anorectaux (douleurs, gêne ou écoulement anal, accompagnés ou non de troubles du transit) peuvent également se manifester, parfois une ulcération de la peau ou de la muqueuse de l’anus ou au contraire une simple sensation de grattage. Les infections de la gorge sont le plus souvent sans symptômes.

Où ? Urètre, vagin, col de l’utérus, anus et rectum, gorge et en cas de propagation du germe, au niveau des testicules, de l’utérus, des trompes utérines et des ovaires.

Ses particularités ?

Les complications peuvent être graves en l’absence d’un dépistage et d’un traitement antibiotique précoces :

Chez la femme

- une infection aiguë des trompes appelée salpingite ;

- des infections chroniques sans symptômes qui peuvent entraîner des problèmes de fertilité ou des grossesses extra-utérines.

Chez l’homme

- l’urétrite même discrète peut se compliquer d’une inflammation testiculaire voire prostatique.

Dans les 2 sexes

- plus rarement, les bactéries peuvent diffuser par voie sanguine et provoquer des infections ou des inflammations du foie, des articulations ou des yeux ;

- une infection anorectale silencieuse initialement peut s’aggraver ensuite.

Comment ça se transmet ? Par contact sexuel.

Comment la dépister ?

Par prélèvement local : vaginal (par la femme elle-même ou à l’aide d’un spéculum) ou une analyse du 1er jet d’urine généralement chez l’homme (sans avoir uriné dans les 2 h qui précèdent), parfois au niveau pharyngé ou anorectal. Ce test est le plus souvent simple et indolore.

Et le traitement ? Le traitement antibiotique en une prise unique, ou pendant une semaine est simple et efficace lorsqu’il est précoce.

L'infection à gonocoque

Quels sont les signes ?

Chez les hommes, l’infection est très souvent visible (90% des cas), au niveau de la verge : écoulement purulent parfois abondant avec des brûlures urinaires plus ou moins intenses (la « chaude-pisse »).

Chez les femmes et dans les autres localisations (vagin, rectum, gorge) pour les deux sexes, cette infection est fréquemment sans signes visibles ou ressentis.

Des symptômes anorectaux peuvent se manifester suite à des rapports anaux, mais il s’agit parfois d’une simple sensation de grattage.

Chez l’homme, plus rarement peut se produire une inflammation aiguë de la prostate voire une “atteinte testiculaire”.

S’il y a des signes chez une femme atteinte, ils peuvent être : des pertes vaginales (moins d’une fois sur deux), des brûlures vaginales ou en urinant. Parfois il y a des complications précoces : infection aiguë des trompes (salpingite) avec douleurs abdominales ou infections vulvaires ou des grandes lèvres.

Où ? Urètre, vagin, col de l’utérus, anus et rectum, gorge et en cas de propagation du germe, au niveau des testicules, de l’utérus, des trompes

utérines et des ovaires.

Comment ça se transmet ? Par contact sexuel.

Ses particularités ? Il peut se compliquer de fièvre, d’une conjonctivite bactérienne (pouvant conduire à la cécité en l’absence de traitement),

d’inflammation touchant une ou plusieurs articulations. Plus rarement, les bactéries peuvent (en ayant diffusé par voie sanguine) provoquer des infections du foie, du coeur, de la rate ou du système nerveux. Une infection anorectale initialement silencieuse peut s’aggraver ensuite.

Comment la dépister ? Par prélèvement local, vaginal (par la femme elle-même ou à l’aide d’un spéculum), urétral en cas d’écoulement ou analyse du 1er jet d’urine généralement chez l’homme (sans avoir uriné dans les 2 h qui précèdent), parfois au niveau pharyngé, anorectal ou dans d’autres localisations.

Et le traitement ? Le traitement antibiotique est simple et efficace lorsqu’il est précoce. Il est généralement bien toléré. En raison de l’émergence de résistances aux antibiotiques, il nécessite souvent une injection intra-musculaire. Il est parfois adapté selon les résultats des analyses afin d’éviter les résistances aux antibiotiques. C’est une des raisons de bien récupérer ses résultats. Il est important que le ou les partenaires soient informés et traités et il est recommandé d’éviter tout rapport sexuel au moins pendant les huit jours qui suivent le traitement afin d’éviter une recontamination.

IL EXISTE D’AUTRES GERMES, RESPONSABLES D’IST.

Citons aussi les mycoplasmes et le trichomonas, provoquant un écoulement au niveau des régions exposées (verge, vagin ou anus). Ces infections se diagnostiquent par prélèvements locaux et se traitent par antibiotiques.

La syphilis

A quoi ça ressemble ?

Au début, elle se manifeste par une ulcération appelée " chancre syphilitique ", sur la ou les régions exposée(s) lors du contact infectant (anus, rectum, vagin, vulve, pénis, scrotum, pubis, bouche, gorge et zones de peau lésées).

Si elle ne se manifeste pas sur une zone visible, elle peut passer inaperçue car elle n'est pas douloureuse et disparaît spontanément en quelques semaines.

Elle peut se manifester à nouveau par une éruption cutanée généralisée sur l'ensemble du corps (" roséole " et " syphilides ") sans démangeaisons ni douleurs, sur les muqueuses et la peau, avec parfois chute des cheveux, fatigue, atteinte du foie, et tardivement (mois ou années) atteinte du cerveau (perte de l'audition, de la vue, paralysie), de la moelle épinière et du cœur et des gros vaisseaux. C'est le stade le plus grave de la maladie.

Quelles particularités ?

Alors qu'on la croyait quasiment disparue, tous les pays développés connaissent une véritable épidémie depuis 2000. Il existe des risques pour le nouveau-né en cas de contamination durant la grossesse.

Comment ça se transmet ?

Par rapport sexuel non ou mal protégé qui véhicule la bactérie dite "tréponème pâle".

Comment la dépister ?

En cas d’ulcération, par un prélèvement local ; sinon par un test sanguin.

Et le traitement ?

Par antibiotique pendant 1 à 3 semaines, selon le stade de l'infection et sa gravité.

Lymphogranulomatose vénérienne (LGV ) ou maladie de Nicolas-Favre et Durand

A quoi ça ressemble ?

Il s’agit d’ulcérations et de vésicules (petites bulles remplies de liquide), survenant sur les régions exposées (anus, verge, vagin, vulve) accompagnées parfois d’un écoulement purulent. Tardivement, peuvent apparaître une fièvre, des maux de tête, un gonflement des ganglions, parfois un abcès et une suppuration d’un ganglion.

Ses particularités :

Il s’agit d’un forme agressive d’infection due aux bactéries Chlamydiae trachomatis (CT) de sérotypes L1, L2, L2a et L3. En résurgence en Europe depuis 2004, elle se manifeste dans la communauté homosexuelle sous forme d’anorectites .

Comment la dépister ?

Le médecin procède à un prélèvement local et à des tests de dépistage sanguins.

Et le traitement ?

Par antibiotique pendant 3 semaines.

L'hépatite A

C'est une infection causée par un virus transmis par l'eau et les aliments souillés au cours de leur lavage. Dans les pays occidentaux, il se transmet surtout, à partir des selles, notamment par l'intermédiaire des mains non lavées à la sortie des toilettes. La gravité de l'hépatite A aiguë augmente avec l'âge.

Quels en sont les signes ?

Le plus souvent, elle passe inaperçue, mais on peut parfois observer fièvre, fatigue, nausées, jaunisse, diarrhées, urines foncées et selles décolorées, avec parfois une perte de poids.

Où ?

Le virus se répand dans le sang et dans le foie.

Comment ça se transmet ?

En plus du contact avec les selles, le virus peut être transmis par contact entre une muqueuse entre la bouche d’une personne saine et l’anus ou la région du périnée (rapports bouche-sexe ou bouche-anus) d’une personne infectée. Des épidémies localisées ont été décrites notamment chez des homosexuels.

Pourquoi se faire vacciner ?

Le vaccin est recommandé pour les personnes voyageant dans des zones à risque où l’hygiène de l’eau est précaire et pour les homosexuels masculins multipartenaires.

Comment la dépister ?

Par un test sanguin.

Et le traitement ?

Pas de traitement particulier, mais éviter absolument l'alcool ! La guérison est le plus souvent spontanée en quelques semaines. Il existe cependant un vaccin préventif contre l'hépatite A disponible en pharmacie sur prescription médicale, non remboursé.

La candidose

C'est une infection causée par un champignon (candida albicans) qui vit habituellement en petite quantité sur la peau et les muqueuses humaines. Il peut spontanément se développer de façon excessive (après un stress, un traitement antibiotique prolongé, des douches vaginales agressives) et provoquer une mycose qui peut être transmise.

Quels en sont les signes ?

Démangeaisons, brûlures voire rougeurs, ulcérations et parfois écoulements.

Où ?

Sur les régions exposées lors de contact infectant ou favorisant le développement excessif de ce champignon (régions chaudes et humides) : gland, vagin, anus, plis de l’aine ou fessiers (les plis en général), orteils, bouche.

Comment ça se transmet ?

Elle peut se transmettre lors de rapports sexuels non protégés si la localisation de ce champignon est génitale.

Comment la dépister ?

Diagnostic visuel ; prélèvement local en cas de doute.

Et le traitement ?

Médicament anti-mycosique local, en comprimés ou en ovules gynécologiques.

La gale

Cette infection de la peau est due à un parasite, invisible à l'œil nu, le sarcopte qui vit dans la peau dans laquelle il fore un tunnel terminé par son repaire.

Quels en sont les signes ?

Démangeaisons, surtout nocturnes, de plus en plus intenses avec le temps !

Parfois, des sillons sont visibles sur la peau, mais ces marques sont le plus souvent cachées par les marques et traces du grattage intense. Le rique de transmission est élevé.

Où ?

Mains, doigts, coudes, avant-bras, seins, ventre, fesses ou organes génitaux, mais jamais le visage ni le dos (sauf en cas d'infection par le virus du sida).

Comment ça se transmet ?

Par contact de peau à peau ; également par les vêtements ou la literie car le sarcopte peut survivre 2 à 3 jours à distance du corps humain.

Comment la dépister ?

Simple examen visuel. Il faut consulter absolument et surtout ne pas se gratter.

Et le traitement ?

Une solution à appliquer sur le corps et à conserver pendant 24 heures, désinfection du linge et de la literie avec produits adaptés, ou traitement par voie orale en comprimés.

Le pou du pubis

Aussi appelé morpion, c'est un petit insecte plat de 3 mm, parasite vivant dans les poils des êtres humains. Visibles à l'œil nu, les œufs sont collés aux poils et dénommés " lentes ", ils éclosent en une semaine.

Quels en sont les signes ?

Démangeaisons intenses du pubis et des zones infestées, parfois de petites tâches rouges sur la peau ou des traces de sang sur les vêtements.

Où ?

Au niveau des poils, accrochés sur la peau du pubis, des aisselles, parfois de la barbe ou des cils mais pas les cheveux (c'est une autre espèce de pou).

Comment ça se transmet ?

Le pou ne saute pas ni ne vole. Il se transmet au contact intime peau contre peau, rarement par les vêtements où il ne survit qu'un ou deux jours.

Comment le dépister ?

Le pou est facilement identifié à l'œil nu ou à la loupe !

Et le traitement ?

Insecticide adapté au pou à passer sur les zones infectées, rasage éventuel. Désinfection des sous-vêtements (du linge de toilette, etc…) puis lavage. Ce traitement (en vente libre dans les pharmacies) sera à répéter après une semaine, après l'éclosion des lentes.

QUE FAIRE FACE À UN RISQUE DE TRANSMISSION DU VIRUS ?

Vous devez réagir rapidement, idéalement dans les 4 premières heures et au maximum dans les 48 heures qui suivent. Il existe en effet un traitement d'urgence (dit traitement " post-exposition ") qui peut vous être proposé pour tenter d'éviter la contamination par le virus du sida.

A faire immédiatement :

- pour une blessure, coupure, piqûre ou morsure : nettoyer la plaie à l'eau et au savon, rincer puis désinfecter pendant au moins cinq minutes avec du dakin, de la bétadine® ou de l'alcool à 70° (vendus en pharmacie sans ordonnance) ou à défaut une solution chlorée (eau de javel à 9° diluée : 1 mesure de javel pour 5 mesures d'eau) ;

- en cas de projection sur les muqueuses (dans l'œil par exemple) : rincer avec soin à l'eau tiède ou au sérum physiologique au moins cinq minutes.

A faire dans les heures qui suivent (idéalement les quatre premières) :

- aller rapidement consulter un médecin hospitalier, accompagné, si possible, de la personne à l'origine du risque ou avec le maximum d'informations médicales sur celle-ci (est-elle séropositive ? est-elle vaccinée contre l'hépatite B ? est-elle porteuse de l'hépatite C ?).

S'il est préférable de consulter dans les toutes premières heures, un avis médical en vue d'un traitement d'urgence reste possible au cours des 48 heures suivant l'exposition au risque.

Au-delà, si le traitement post-exposition ne peut plus être prescrit, il est néanmoins important de consulter pour qu'un accompagnement au dépistage soit proposé dans les semaines qui suivent. 

Les services d’urgence des hôpitaux

Ils peuvent vous recevoir à tout moment pour la délivrance du traitement post-exposition.

Les consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG)

Les CDAG peuvent aussi vous accueillir et vous orienter, mais ne peuvent pas prescrire ou délivrer de traitement post-exposition, tout comme votre médecin traitant.

» Tous les centres 

Ce traitement permet de diminuer le risque de contamination par le virus du sida. Semblable à celui qui est donné aux personnes infectées, il est constitué en général de 3 médicaments différents (trithérapie) qui doivent être pris pendant quatre semaines avec un suivi régulier et des analyses biologiques répétées.

Le bénéficiaire n'a pas à faire l'avance des frais : il est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Le traitement peut cependant entraîner des effets secondaires (nausées, diarrhées…), fréquents mais souvent bénins, parfois graves mais beaucoup plus rares, justifiant dans ce cas, modification ou arrêt du traitement.

Pour cela, le traitement "post-exposition" ne doit pas être banalisé.

A la fin du traitement, le suivi se poursuivra pendant trois mois.

Si malgré le traitement, il y a infection, elle sera révélée par un test de dépistage au cours de ce suivi. Seul le test de dépistage effectué trois mois après la fin du traitement permet de confirmer l'absence d'infection par le virus du sida.

S'il n'y a pas eu de traitement, des tests de dépistage réguliers pourront être proposés à partir du 15e jour après la prise de risque. C'est toujours le test de dépistage effectué trois mois après l'exposition au risque qui permettra de confirmer l'absence d'infection par le virus du sida.

Pour un accompagnement personnalisé et un suivi :

- SIDA INFO SERVICE met à votre disposition un dispositif de soutien (Sida Info +) dont l’originalité est d’offrir une écoute suivie face aux situations de crises liées aux moments clés de l’infection à VIH. Se savoir atteint, débuter ou changer de traitement, comprendre l’évolution de sa maladie, maintenir son environnement, accompagner un ami font partie de ces moments où il est important de ne pas être seul. Sida Info + s’adresse aux personnes directement concernées et à leurs proches.

Comment joindre Sida info + ?

Appeler SIDA INFO SERVICE au 0 800 840 800 qui vous orientera vers le service compétent.

Un espace internet est également dédié aux personnes séropositives et à leurs proches : www.sidainfoplus.fr

- sur rendez-vous au sein d’une CDAG

ou au Kiosque Info Sida, Tél. : 01 44 78 00 00.

Pendant le traitement post-exposition et dans l’attente des résultats définitifs du test de dépistage, il est indispensable d’avoir des rapports sexuels protégés avec préservatifs.

Sida Info Service

Numéro vert, 24h/24 permettant d’obtenir les adresses des services d’urgence et la liste de toutes les CDAG :

Sida Info Service 0 800 840 800 (Appel confidentiel et gratuit d’un poste fixe).

Permet aussi d'obtenir la liste des consultations de dépistage anonyme et gratuit et les adresses des services d'urgences.

Consultations médico-judiciaires

Vous avez été victime d’une agression entraînant un risque d’exposition au virus du sida et vous souhaitez porter plainte… Vous pouvez faire constater médicalement les dommages corporels dans l’une des 3 consultations médicojudiciaires d’Île-de-France, tous les jours, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 :

- Hôpital de l'Hôtel-Dieu

1 place du Parvis-Notre-Dame - 75004 PARIS - Tél. : 01 42 34 82 34

- Hôpital Jean Verdier

avenue du 14-Juillet - 93143 Bondy Cedex - Tél. : 01 48 02 66 66

- Hôpital Raymond Poincaré

104, bd Raymond-Poincaré - 92380 Garches - Tél. : 01 47 10 79 00

Les Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG)

» Tous les centres

INFOS RESSOURCES

AES (accident d’exposition au sang et sexuelle) :

Il s’agit de : -tout accident d’exposition au sang, à un liquide biologique (LCR, secrétions inflammatoires...) ou contaminé par du sang, lors d’une piqûre, coupure, égratignure, ou une projection sur une muqueuse (yeux, bouche…) ou sur une peau lésée (eczéma, plaie…) survenant

le plus souvent chez un professionnel de santé

-tout accident d’exposition sexuelle

-tout accident d’exposition survenant chez les usagers de drogues, par partage de matériel d’injection.

Ces accidents exposent à un risque de transmission du VIH, mais aussi à des virus des hépatites B et C, et à d’autres infections sexuellement transmissibles (syphilis, infections à gonocoque, chlamydia trachomatis).

Hépatite : atteinte du foie, dans certains cas d’origine virale. Parmi celles-ci les hépatites B et C.++

IST (infection sexuellement transmissible) : infection qui se transmet lors des contacts sexuels.

Sérologie : recherche dans le sang d’anticorps développés contre un microbe ou germe infectieux, témoignant de la présence de celui-ci, actuelle ou ancienne et guérie.

Séropositivité au VIH : le virus VIH est présent dans l’organisme. Il peut évoluer et être transmis. Les personnes séropositives au VIH doivent être dépistées pour avoir accès au traitement qui, en contrôlant le virus, diminuera les risques d’évolution du virus et les risques de transmission.

Sida (syndrome immunodéficitaire acquis) : est le stade tardif de l’infection au VIH. Ce virus entraîne la destruction du système immunitaire, exposant l’organisme à des infections graves et à certains cancers.

Trithérapie : traitement par association de 3 médicaments anti-viraux contre le VIH.

Traitement post-exposition au VIH : traitement commencé dans les 48 heures après une situation exposant au risque de contamination par le VIH dans le but de tenter de diminuer le risque d’être infecté-e.

VIH : virus de l’immunodéficience humaine (ou virus du sida). Le VIH appartient à la famille des rétrovirus.

Des intervenants spécialisés répondent à vos questions et vous orientent vers les organismes adaptés : associations de soutien, centres de dépistage ou centre de soins.

INFORMATIONS

Drogues Info Service : 0 800 23 13 13

7j/7, appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe

01 70 23 13 13 (coût d'une communication ordinaire depuis un portable)

En savoir plus : www.drogues.gouv.fr

Ecoute Cannabis : (7j 7) 0 980 980 940 (coût d’un appel local)

Hépatites Info services : 0 800 845 800

7j/7, de 8h à 23h

Appel gratuit

En savoir plus : www.hepatites-info-service.org

Sexualité Contraception Avortement : n° vert 01 47 00 18 66 (coût d’un appel local)

Fil Santé Jeunes : 3224, 7j/7 de 8h à 24h

appel gratuit depuis un poste fixe ou d'une cabine téléphonique

01 44 93 30 74 (coût d'une communication ordinaire depuis un portable)

En savoir plus : www.filsantejeunes.com 

Sida Info Service : 0 800 840 800

En savoir plus :www.sida-info-service.org

SOS hépatites

0 800 004 372 (appel gratuit)

Du lundi au vendredi, de 10h00 à 13h00 et 14h00 à 18h00

PREVENTION ET DOCUMENTATION

CRESIF [Comité Régional d'Education pour la Santé]

14, rue La Fayette - 75009 Paris

Tél. : 01 48 24 38 00 - 01 48 24 38 03

CRIPS [Centre Régional d'Information et de Prévention du sida]

Tél. : 01 56 80 33 33

En savoir plus : www.lecrips.net

EMIPS [Equipe Mobile d'Information et de Prévention Santé]

Tél. : 01 58 14 30 60

INPES [Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé]

Tél. : 01 41 33 33 33

En savoir plus : www.inpes.sante.fr

Le Kiosque info sida toxicomanie

Tél. : 01 44 78 00 00

En savoir plus : www.lekiosque.org

Si vous trouvez une seringue sur la voie publique :

SMASH [Service Municipal d'Action de Salubrité et d'Hygiène

Tél. : 01 44 97 87 97

INSTITUTIONS

ANRS [Agence Nationale de Recherches sur le Sida]

101 rue de Tolbiac - 75013 Paris

Tél. : 01 53 94 60 00

En savoir plus : www.anrs.fr

CNS [Conseil National du Sida]

39-43 quai André Citroën - 75015 Paris

Tél. : 01 40 56 68 50

En savoir plus : www.cns.sante.fr

InVS [Institut de Veille Sanitaire]

12, rue du Val d'Osne - 94415 Saint Maurice cedex

Tél. : 01 41 79 67 00

En savoir plus : www.invs.sante.fr

ORS [Observatoire Régional de la Santé d'Ile de France]

43, rue Beaubourg 75003 Paris

Tél. : 01 77 49 78 60

En savoir plus : www.ors-idf.org

Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des virus de l'immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (IST).

» Tous les centres

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