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Mairie de Paris - Coralie BOUËTEL
[02/06/2014]

Le Service de l'arbre anticipe les impacts du changement climatique en diversifiant la palette végétale grâce à l’introduction d’essences plus rustiques ou à caractère méditerranéen comme le micocoulier de Provence, le chêne vert, le poirier de Chine ou encore le lilas des Indes.

Les arbres parisiens une longue histoire

Les premières plantations d’arbres d’alignement à Paris, le long des voies de promenade et de circulation, remontent à 1597 avec la création du mail de l’Arsenal, puis du Cours la Reine en 1628. Ces plantations se poursuivent au XVIIIème et au XIXème siècle. Le premier recensement des arbres d’alignement de Paris, réalisé en 1855, montre que 38 000 arbres étaient déjà plantés dans les avenues et les boulevards parisiens à cette époque.

Quarante années plus tard, ce patrimoine arboré a plus que doublé. A la fin du 19ème siècle Paris compte 88 000 arbres d’alignement. Les essences principales sont alors le platane, le marronnier, l’orme, le tilleul et l’érable. Nous sommes donc les héritiers d’un patrimoine constitué essentiellement à la fin du 19ème siècle, sous l’impulsion d’Alphand.

Au cours du XXème siècle, de nouvelles essences sont introduites (sophora, cédrèles,…) mais les effectifs augmentent peu (+3,4% entre 1895 et 1995). Ensuite le patrimoine arboré en alignement s’est fortement enrichi, avec une augmentation du nombre d’arbres de plus de 6% en 7 ans, soit 5400 nouveaux arbres plantés. Plus de 300 nouveaux arbres ont été plantés au cours de l’hiver 2008/2009. Aujourd’hui Paris compte 100 346 arbres d’alignement.

 » Consulter la liste des arbres d'alignement à Paris 

 

Diversifier pour mieux lutter contre les maladies

Petit à petit les espèces traditionnelles dans les alignements parisiens sont progressivement remplacées par de nouvelles essences. Ce travail de diversification, mené sans relâche et sur la durée, vise à limiter les risques de propagation de maladies et à s’adapter à l’évolution du climat parisien. Deux maladies ont été particulièrement préoccupantes pour les arbres parisiens: la graphiose et la mineuse.

La graphiose de l'orme

La graphiose a touché les plantations parisiennes d'ormes à partir de 1975. De nouvelles variétés résistantes à ce champignon ont été sélectionnées et la Ville les a progressivement réintroduites. Environ 300 sujets ont été plantés il y a 4 ans sur le boulevard Magenta, et ils se développent très bien. Le service de l'arbre parisien travaille aussi, depuis 1977, avec le spécialiste européen de l’INRA de Nancy . Cette collaboration a abouti à l’obtention d’un clone parfaitement résistant à la maladie, le « Lutèce ». Testé depuis 20 ans dans le bois de Vincennes, cet arbre commence à être planté en alignement. Grâce à cette gestion rigoureuse Paris est une des très rares villes d’Europe où il reste encore près de 1000 ormes en alignement.

La chenille mineuse du marronnier

La chenille mineuse du marronnier (Cameraria ohridella) fore des mines dans les feuilles, provoquant leur brunissement puis leur chute précoce. Cette affection, de type parasitaire, est particulièrement préoccupante depuis quelques années chez le marronnier blanc, entraînant un affaiblissement puis un dépérissement de l’arbre. Cette destruction des feuilles entraîne à terme un affaiblissement des marronniers, déjà fragilisés par la sécheresse estivale.

Depuis 6 ans, le marronnier blanc n’est plus planté en alignement mais remplacé par d’autres essences, notamment le marronnier rouge qui est épargné par la mineuse.

Paris anticipe les impacts du changement climatique

Le Service de l'arbre anticipe les impacts du changement climatique en diversifiant la palette végétale grâce à l’introduction d’essences plus rustiques ou à caractère méditerranéen comme le micocoulier de Provence, le chêne vert, le poirier de Chine ou encore le lilas des Indes. Aujourd’hui, la palette végétale est riche de plus de 160 espèces et variétés différentes. Cette diversité s’est particulièrement accrue depuis ces dernières années puisqu’une vingtaine d’essences sont venues enrichir le patrimoine urbain. L’objectif etant de limiter les risques de propagation des maladies spécifiques à une essence et d'introduire de nouvelles essences adaptées au climat parisien et à son évolution prévisible.

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