Gestion des pieds d'arbres - Paris.fr
 

«« retour

Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Gestion des pieds d'arbres

Ginette Hamelin
[14/03/2013]

Différents types de végétalisation sont testés aux pieds des arbres afin d’améliorer le cadre urbain et favoriser la biodiversité. Et les usagers peuvent eux participer à l'embellissement de l'espace public !

Les tests en cours

La ville de Paris gère plus de 100 000 arbres sur l’espace public. Implantés sur les trottoirs des voies, sur les places, ils sont plantés soit dans une fosse individuelle, le trottoir en asphalte faisant office de pied d’arbre, soit en mail ou en plateau. Ils sont alors entourés d’un revêtement sableux avec un faible dosage en ciment plus favorable au développement de l’arbre que l’asphalte ; c’est le stabilisé. Le stabilisé est plus adapté aux larges trottoirs.

Pourquoi le pied d’arbre est-il si important ?
C’est une surface d’échange vitale qui permet le développement de la vie végétale et le bon développement de l’arbre. C’est grâce à lui que les échanges en air et en eau sont possibles. Ils permettent à l’arbre de se nourrir, de grandir et de développer sa biomasse. De forme ronde ou carrée, petits ou grands, les pieds d’arbres peuvent  être traités de différentes façons : avec ou sans grille, avec de la terre végétale ou un revêtement stabilisé.

Le pied d’arbre parisien était jusqu’à maintenant minéral et perméable avec le stabilisé, ou végétal avec une grille de protection. La sensibilité croissante des usagers au développement durable, l’adoption par la Ville de Paris d’un Plan Biodiversité ont conduit à rechercher des solutions alternatives plus végétales et plus environnementales que ne le sont les pieds d’arbre traditionnels.

Quand ont débuté les premières expérimentations ?
2007 a été le début des premiers tests d’enherbements. Deux choix ont été retenus : semer des graines ou laisser la végétation pousser spontanément.  
En 2012, une seconde vague d’expérimentations a accompagné le développement spontané de la végétation par des semis ou des coupes, différents selon le contexte, le lieu, le climat.

Où peut-on les voir ?
Paris poursuit son engagement en effectuant de nouveaux essais :
- Avenue de Bouvines (11e), testé depuis 2010 ;
- Boulevard de la Bastille (12e), testé depuis 2010 et étendu en 2012 ;
- Rue Sorbier (20e), nouveau en 2012 ;
- Rue de Palestro (2e), nouveau en 2012 ;
- Place Ginette Hamelin (12e), nouveau en 2012 ;
- Rue Wallenberg (19e), nouveau en 2012.

Une autre expérience
En complément des mélanges fleuris semés et des enherbements spontanés, la Ville de Paris expérimente la plantation de végétaux couvre-sol. Ils sont réputés pour nécessiter peu d’entretien. Ils doivent aussi résister à un léger piétinement, à la pollution, à l’ombre, à la sècheresse, aux déjections canines, à une faible épaisseur de sol.  Les plantes choisies sont le lierre, le géranium, l’achillée, le trèfle, le lotier, la matricaire, etc. Elles peuvent être semées sur place ou prendre la forme de tapis pré-cultivés qui sont produits dans les serres du centre horticole de la Ville de Paris.

Pied d´arbre 

Et la propreté dans tout ça ?
En complément de ces expérimentations et dans la dynamique du Plan Biodiversité, ainsi que dans le cadre de la valorisation de ses déchets verts, la Ville de Paris procède à une autre série de tests sur l’espace public. Ils visent à améliorer la propreté et l’aspect général du pied d’arbre tout en préservant la zone sensible entourant le collet en répandant du broyat autour des arbres.
Au pied des arbres situés boulevard de la Bastille (12e), rues d’Avron, des Fougères et de Noisy-le-Sec (20e), un mélange de copeaux de branches et de troncs issus d’abattages et d’élagages d’arbres parisiens sera ainsi disposé sous certaines grilles.

Pour les nouvelles plantations prévues rues Fabre d’Eglantine, Hénard et avenue de Saint-Mandé (12e) à la suite de l’abattage de certains arbres, un paillage sera disposé dans l’entourage en bois qui protège le jeune arbre.
Le paillage consiste à épandre sur le sol des débris de végétaux composés de résidus nutritifs assimilables par les racines de l’arbre. Cette solution est une alternative intéressante car elle nécessite moins d’entretien que les revêtements minéraux ou que la terre sous les grilles. De plus, ce procédé limite l’évaporation du sol tout en offrant, en hiver, un refuge aux insectes utiles, favorisant ainsi la biodiversité animale. Sa dégradation pourra même contribuer au développement de l’arbre. Soigneusement étalée sous la grille ou à l’intérieur de la protection en bois, il devrait aussi limiter le travail des services de la propreté de la Ville de Paris. Ce matériau volatil résistera-t-il au passage des riverains et des équipes de nettoiement ? A suivre…
Il a dans tous les cas le mérite d’avoir un aspect très naturel. Il s’intègre ainsi parfaitement à la rue et devrait être mieux respecté par les riverains.

Un suivi régulier
Des contrôles seront faits périodiquement pour évaluer la réussite du projet et les éventuels ajustements. Ces évaluations porteront sur l’observation de la bonne croissance des végétaux, la qualité des équipements réalisés ainsi que le bon état général et l’état de propreté du pied d’arbre dans son ensemble.

Nous vous tiendrons régulièrement informés des résultats de l’expérimentation qui s’étalera du mois de juin 2012 à l’automne 2014.
A savoir : la propreté de ces espaces est assurée dans le cadre du nettoiement habituel des trottoirs.

La charte de fleurissement des pieds d'arbres

Vous pouvez vous aussi participer à l'embellissement de l'espace public ! Les associations intéressées peuvent recevoir une aide pour leur projet de fleurissement.

 

 

Puce environnementChoix des pieds d’arbres

Les associations sont autorisées à fleurir les pieds de certains arbres dans certaines rues parisiennes définies en concertation avec les services municipaux compétents (Direction des espaces verts et de l'environnement - Service de l’arbre et des bois). La possibilité de fleurissement est étudiée par ces services en fonction des conditions locales (largeur du trottoir, présence de grilles…) et des essences plantées.


Les fleurissements peuvent être, en principe, réalisés au pied :
- des arbres ayant plus de trois années de plantation (jusqu’à trois ans, une cuvette est constituée au pied afin de favoriser l’imprégnation des racines lors des arrosages)
- des essences non sensibles aux pourritures de racines (le tapis végétal maintient une humidité résiduelle propice au développement)
- des essences dont l’enracinement est suffisamment profond (afin d’éviter la coupure de racines lors des opérations de bêchage du terrain et d’entretien horticole )

Les essences ne pouvant, pour ces raisons, se prêter au fleurissement sont, notamment, celles trop sensibles aux pourritures de racines, telles Marronnier, Catalpa, Paulownia.
Pour les essences à enracinement superficiel (Ailante, Aulne, Frêne, Mûrier, Peuplier, Ptérocarya, Robinier, Saule, Sophora) une étude est menée au cas par cas.

 

 

Puce environnement Nature des plantations

Le fleurissement est composé uniquement de plantes annuelles ou vivaces de petite taille. Un tableau joint en annexe à la présente charte propose une sélection de fleurs pouvant être retenues en fonction du fleurissement et du niveau de développement souhaités.


Les plantes grimpantes vivaces, telles que le lierre, finissent par enserrer l’arbre, entravant la circulation de la sève dans le liber (tissu végétal situé sous l’écorce et qui assure la conduction de la sève). Elles sont de ce fait à proscrire de même que les arbustes dont l’enracinement trop profond peut interférer avec l’enracinement de l’arbre.


Une attention toute particulière doit être portée aux plantes suivantes :
· les plantes considérées comme toxiques : Arum, Daphnés, Muguet, Datura, ainsi que les euphorbiacées, les liliacées, les renonculacées, et les solanacées
· les cultures potagères de toutes natures, compte tenu de la présence de nombreux polluants et germes pathogènes liés à l’environnement particulièrement défavorable de ces espaces cultivés.


Rien ne pouvant garantir que des enfants ou des personnes non informées des dangers potentiels ne les ingèrent, ces deux catégories de plantes sont strictement interdites.

La proposition d’espèces non répertoriées dans le tableau joint en annexe doit être soumise aux services municipaux compétents (Service de l’Arbre) qui s’assure de la compatibilité de l’espèce proposée avec les arbres en place, leur adaptation aux conditions locales et leur innocuité.

 

Puce environnement Entretien et prescriptions d’aménagement

La Mairie de Paris (Direction des espaces verts et de l'environnement) se charge de préparer le terrain en apportant, si nécessaire, de la terre végétale.

L’entretien horticole, de propreté et l’arrosage de la végétation sont assurés à ses frais par l’association qui l’aura plantée.

  • L’entretien horticole

Il est possible de décompacter la surface du sol sur 10 cm maximum de profondeur. Un espace de 10 cm tout autour du collet (limite tronc / racines) de l’arbre doit être préservé de toute intervention afin de prévenir tout risque de blessure de l’arbre dans sa partie enterrée.


L’ajout de terreau de plantation doit être limité à 10 cm maximum d’épaisseur.


La fréquence d’arrosage est au minimum d’une fois par semaine en été.

Les produits phytosanitaires et les engrais peuvent être dangereux pour la santé et plus encore pour l’environnement. A ce titre, leur utilisation est strictement interdite. Il y a lieu de recourir à des méthodes douces et à des remèdes naturels qui respectent les équilibres écologiques, en favorisant, par exemple, l’existence des prédateurs de parasites.


La Mairie de Paris (Maison du Jardinage) peut apporter tous les conseils nécessaires.

  • L’entretien de propreté

La propreté des pieds d’arbres fleuris est un enjeu essentiel. L’association doit se rapprocher des Services de la propreté compétents afin que ses interventions de nettoiement n’entravent pas le fleurissement des pieds d’arbres. Le lavage du trottoir sous pression doit impérativement être proscrit sur et aux alentours immédiats de ces espaces pour ne pas disperser les semis ou détruire les fleurs.

  • Prescriptions techniques

Dans le respect du Schéma d’Accessibilité à l’Espace Public Viaire établi par la Ville de Paris, toute pose de bordurette, qui peut constituer un obstacle pour les personnes à mobilité réduite, est interdite.

 

Puce environnement Signalétique

Une signalétique adaptée et homogène, au pied de chaque arbre, installée par l’association, doit mentionner le nom et les coordonnées de l’association responsable du fleurissement et invite les usagers de la voie au respect de cet espace, en premier lieu les propriétaires de chiens :

En respect du Code de l’environnement (Art L 581-4), cette signalétique ne doit pas être fixée sur l’arbre.

 

Puce environnement Autres dispositions


L’association s’engage à assurer le parfait entretien des espaces qui lui sont confiés faute de quoi la Ville de Paris a la faculté de se substituer à l’association défaillante et de supprimer, à titre temporaire ou définitif, l’autorisation de fleurissement.


La gestion de l’arbre reste prioritaire sur son fleurissement.


En cas d’intervention sur l’arbre de la part des services municipaux (élagage, abattage, dessouchage), l’association ne peut prétendre à un quelconque dédommagement.

L’association assure la responsabilité des dommages de toute nature qui pourraient subvenir du fait d’un défaut d’entretien ou du non respect des prescriptions de la charte.

Par ailleurs, il est souhaitable que l’association souscrive à cet effet une police d’assurances couvrant les risques liés à l’exercice de l’autorisation qui lui a été accordée. Une copie de cette police est remise au Service de l’Arbre de la Direction des espaces verts et de l'environnement.


Puce environnement Signataires


La charte est signée par :
· Un représentant qualifié de l’association concernée
· Le maire de l'arrondissement concerné (ou son représentant)
· L’adjoint au Maire de Paris chargé de l’Environnement, de la Propreté, des Espaces Verts et du Traitement des Déchets, ou la Directrice des espaces verts et de l'environnement.


Tout amendement à la Charte est visé par les signataires.

 

 Chartes signées
Le 24 juin 2006, 52 pieds d’arbres ont été fleuris dans la rue Faidherbe. A cette occasion, une charte de fleurissement des pieds d'arbre a été signée entre Guy Morieux, président de l’association Village Faidherbe, Yves Contassot, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement, de la propreté, des espaces verts et du traitement des déchets et Jean-Marie Barrault, adjoint au maire du 11e, chargé de la voirie, des jardins et des conseils de quartier.
Fleurissement de la rue Faidherbe - D Gander Gosse
L'association Village Faidherbe a beaucoup œuvré pour faire aboutir cette démarche dans le 11e arrondissement. Elle a fédéré l’association du quartier Saint-Bernard qui gère le jardin nomade rue Trousseau (jardins partagés) et l’école maternelle de la rue Faidherbe, en lien avec la mairie du 11e et la mairie de Paris.
Il s’agit de la première opération de cette ampleur à Paris. Elle met en avant la volonté des habitants et des commerçants d’améliorer leur qualité de vie, de favoriser la biodiversité en ville, de promouvoir de meilleures civilités et d’imaginer d’autres convivialités. Une approche qui s’inscrit pleinement dans la démarche du développement soutenable.
Le 22 novembre 2004, les pieds de 6 Sophoras ont été fleuris au 299 rue de Belleville, dans le 19e arrondissement.

 

Puce environnement Numéros utiles

- Direction des espaces verts et de l'environnement

  • Service de l’arbre et des bois

  103 avenue de France - 75013 Paris
  Tél. :

  • Maison du Jardinage

  41 rue Paul-Belmondo, Parc de Bercy - 75012 Paris

  Tél. : 01.53.46.19.19

La carte de Paris - nouvelle fenêtre

La carte de Paris