Cocaïne & crack : effets et dommages - Paris.fr
 

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Mairie de Paris
[22/12/2009]
La coke, la « C »… est un stimulant obtenu à partir des feuilles de coca. La cocaïne se présente sous forme de poudre blanche (chlorhydrate de cocaïne). Elle est le plus souvent sniffée mais elle est aussi parfois injectée par voie intraveineuse (shoot) ou fumée, principalement sous forme de crack. Le crack (caillou, galette ou free base) est obtenu en ajoutant du bicarbonate ou de l’ammoniaque au chlorhydrate de cocaïne. Attention la cocaïne est très souvent « coupée » avec d’autres produits.

EFFETS


La cocaïne provoque une augmentation du rythme cardiaque, de la respiration et de la pression sanguine. La montée, assez rapide, provoque des sensations euphoriques, une impression d’énergie et de puissance intellectuelle. La cocaïne peut donner l’illusion d’une augmentation de la vigilance, de ne plus sentir la fatigue et les chocs physiques. Les effets de la cocaïne sniffée montent en 10 minutes et durent 1h environ. Fumée ou injectée, les effets sont plus rapides, plus intenses et plus courts, ce qui induit un risque de dépendance plus fort. Le crack est une forme adaptée pour être fumée, ses effets étant alors plus intenses que ceux de la cocaïne, apparaissant beaucoup plus rapidement mais disparaissant plus vite (effet « flash »).


DOMMAGES


La cocaïne entraîne une contraction des artères et une hypertension qui peuvent être responsables d’accidents cardiaques, d’accidents cardio-vasculaires et cérébraux, d’atteintes des poumons, des muscles et des reins. Les prises de fortes doses peuvent provoquer une fièvre, un délire ou des convulsions. Produit irritant, la cocaïne entraîne des risques de dommages sur la peau et les muqueuses, puis de nécroses (irritations des cloisons nasales ou des muqueuses anales, voire saignements, risques d’abcès au point d’injection). L’usage régulier peut conduire à des troubles psychiatriques : instabilité de l’humeur, forte anxiété, délire de persécution, démence… L’envie de continuer à consommer tant qu’il en reste, d’en reprendre sont des signes de dépendance psychique. Pour les femmes enceintes, la cocaïne entraîne des risques de malformations foetales. La descente peut être accompagnée de crampes musculaires, d’un état d’épuisement et de déprime… Tous ces risques sont plus élevés si la cocaïne est injectée ou consommée sous forme « basée » (crack/free base). En injection, les risques d’overdose par troubles du rythme cardiaque sont importants. Le crack entraîne des dommages rapides sur le cerveau (paranoïa, états suicidaires).


ATTENTION !


La consommation de cocaïne est particulièrement dangereuse en cas d’épilepsie, hypertension, asthme, troubles psychiatriques, troubles cardiaques, problèmes hépatiques ou rénaux, diabète. L’association avec l’alcool augmente la toxicité et masque l’état d’ivresse. L’effet de l’ecstasy est également masqué par celui de la cocaïne. Du coup, il existe un risque de surdosage pour arriver à l’effet recherché. L’usage de stimulants sexuels tels que le Viagra® ou le Cialis® accroît les risques cardiaques.

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