«« retour

Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Actualités

Sexualité, ce que disent les Parisiens (épisode 3)

Crédits photo : Mairie de Paris
[14/09/2012]

Troisième et dernier épisode de notre série de reportages sur les Parisiens et la sexualité. Au festival les Estivales musicales, dans le 11e, notre équipe de reporters s'est entretenue avec quelques festivaliers au sujet du VIH : « peut-être que cela fait moins peur aujourd’hui mais il faut continuer d’informer »

 

Ce soir c’est STAL qui joue sur la scène installée dans le Jardin de la Folie Titon. C’est sur un mélange très agréable de rock et d’électro que notre équipe aborde un groupe de jeunes.

« VIH et SIDA sont tellement entrés dans le langage courant qu’on en oublie leurs vraies significations… »

« A quoi correspondent les acronymes VIH et SIDA ? ». Premiers doutes et première question sans réponse. Mélanie réfléchit « On les connaît j’en suis sûre, alors ne nous dîtes pas ! » Après un instant, la jeune fille reprend « Zut zut zut, la honte ! VIH et SIDA sont tellement entrés dans le langage courant qu’on en oublie leurs vraies significations ». Le SIDA est le syndrome de l’immunodéficience acquise, maladie causée par le virus de l’immunodéficience humaine : VIH,.

 

Les parisiens et le sida, épisode 3

 

« Quel regard avez vous sur le VIH aujourd’hui ? ». L’hésitation est palpable. « Pensez-vous que l’épidémie du SIDA est en recrudescence, est stable, ou est en diminution ? ». D’un ton catégorique, Emilien nous répond « en diminution. Il y a beaucoup moins de gens contaminés ». Zhang semble d’accord et ajoute « oui, la sensibilisation marche, on nous l’a tellement rabaché depuis des années, que les gens font de plus en plus attention et donc le virus recule ».

Ils ont à la fois raison et tort et nous leur expliquons pourquoi. En effet, si l’épidémie semble reculer chez les hétérosexuels ce n’est pas le cas chez les homosexuels, population qui connaît une augmentation inquiétante du nombre de découvertes de séropositivité et du nombre de cas de SIDA. A Paris, la proportion de personnes contaminées par voie homosexuelle est de 39% dans la période 2005-2008 alors qu’elle est de 24% en Ile-de-France et de 27% dans la France entière. Le nombre de comportements sexuels à risque ne cesse d’augmenter, notamment chez les jeunes parisiens de moins de 25 ans qui ont de moins en moins recours au préservatif (Source : Sida Info Service et ORS idf).

  

…Mais pourtant, le SIDA tue encore.

Mélanie pose alors une question pertinente « mais le VIH ne s’est pas un peu banalisé ? ». Julien répond « C’est pas faux. Aujourd’hui nous ne voyons plus les gens mourir du VIH comme dans les années 80 et puis on en a tellement parlé que ça ne fait peut être plus très peur ». Mais pourtant, le SIDA tue encore. Et le préservatif dans tout ça ? « Franchement, quand je le mets je pense d’abord à toutes les autres infections dont on parle peu mais qui sont bien réelles » nous déclare Auguste. Deux autres amis du groupe, arrivés plus tard et prenant la discussion en cours sont dubitatifs « je suis pas du tout d’accord avec Auguste, moi j’y pense tout de suite » nous dit Eloïse. « Carrément. C’est le premier truc qui me vient à l’esprit ». Le VIH est donc une préoccupation majeure pour certains et malheureusement pour d’autres il n’est plus vraiment un risque.

 

Les parisiens et le sida, épisode 3

 

Un peu plus loin un groupe de trentenaires est assis par terre. Mêmes questions mais des réponses un peu différentes. « Je pense que l’épidémie est stable » nous dit Jérôme. Les autres acquiescent. Sur une éventuelle banalisation du VIH, Christelle est d’accord mais pour elle le combat doit continuer « oui peut-être que cela fait moins peur aujourd’hui. Mais dès lors que le virus continue de se propager et de tuer il faut continuer d’informer ». Informer sur la maladie elle-même ? Le moyen de s’en protéger ? « Les deux mais surtout sur la capote qui est aujourd’hui la seule solution pour se protéger, il faut le dire, le dire et le redire ». Le rythme du concert s’accélère et nos amis ne cachent pas leur envie d’aller danser un peu. Nous les remercions et les laissons profiter des dernières soirées estivales.

 

« La salive comme mode de transmission du VIH ? Mais c’est n’importe quoi ! »

Seulement quelques minutes plus tard, 3 jeunes viennent vers nous. Cette fois ce sont eux qui posent les questions ! « On vous a entendu parler d’un concours, on peut jouer ? ». Nous leur expliquons notre démarche et le concours Paris Capotes Création, concours de design de pochettes de préservatifs. Ils trouvent l’idée originale. Nous en profitons pour leur demander s’ils connaissent les modes de transmission du VIH. Léo nous répond avec assurance : « il suffit d’être en contact avec le sang, le lait maternel ou encore les différentes sécrétions sexuelles. Pas besoin de pénétration, on peut attraper le virus sans aller jusque là ! ». Nous attribuons un 20/20 à Léo qui maîtrise bien le sujet et s’inquiète de certaines idées reçues qui continuent de se répandre telle la salive comme mode de transmission du VIH. « C’est n’importe quoi ajoute-t-il ». Comme quoi il est essentiel de continuer l’information et la sensibilisation pour lutter contre la méconnaissance autour du VIH.

C’est donc ici que se terminent nos reportages d’été, au cœur du 11e et dans une ambiance plus qu’estivale. Nous vous donnons donc rendez-vous le 13 septembre pour participer au concours inédit Paris Capotes Création et tenter de vous mettre 350 000 personnes dans la poche car c’est le nombre de préservatifs qui sera diffusé en 2013 par la Ville de Paris avec le visuel gagnant !

 

>> Sexualité, ce que disent les Parisiens, épisode 1 

>> Sexualité, ce que disent les Parisiens, épisode 2 

 

Paris Capote Création

Paris Capotes Création : un concours inédit à partir du 13 septembre

Le 13 septembre 2012, une opération inédite va être lancée : Paris Capotes Création. Derrière ce nom, un concours de design de pochettes de préservatif dont l’objectif est de créer un visuel incitant les jeunes à se protéger lors de leurs rapports sexuels. Celui qui remportera le concours aura la chance de voir sa création apposée sur les 350 000 préservatifs qui seront distribués gratuitement par la Ville au cours de l’année 2013. 

>>Plus d'infos 

 

 

En ce moment

  • Jardin de la Folie Titon
    Sexualité, ce que disent les Parisiens (épisode 3)

    Troisième et dernier épisode de notre série de reportages sur les Parisiens et la sexualité. Au festival les Estivales musicales, dans le 11e, notre équipe de reporters s'est entretenue avec quelques festivaliers au sujet du VIH : « peut-être que cela fait moins peur aujourd’hui mais il faut continuer d’informer »


  • Sexualité, ce que disent les parisiens
    Sexualité, ce que disent les Parisiens (épisode 2)

    Rendez-vous à Paris Plages pour la 2e étape de notre série de reportages sur la sexualité sans risque auprès des jeunes Parisiens. Notre équipe s’est rendue sur les plages éphémères du bassin de la Villette avec un thème aussi sérieux que délicat à aborder : les infections sexuellement transmissibles (IST, anciennement connues sous le nom de maladies sexuellement transmissibles).


  • Témoignages au festival Solidays
    Sexualité, ce que disent les Parisiens (épisode 1)

    Où en sont les Parisiens avec la sexualité sans risque ? Sont-ils bien informés ? Pendant tout l'été, l'équipe de Paris.fr ira à leur rencontre sur divers événements estivaux afin d'en savoir plus. Première série de témoignages, glanés sur le festival Solidays fin juin.