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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Les risques du saturnisme

Crédits photo : Mairie de Paris
[26/07/2013]

Intoxication par le plomb, le saturnisme infantile est une maladie grave. Redécouverte en 1985 à Paris alors qu’on la croyait disparue, elle concernerait en France près de 85 000 enfants de moins de six ans. La Mairie de Paris lutte contre ce problème de santé publique sur plusieurs fronts, avec un effort décuplé depuis 2002.

Pour cibler les enfants à risque, le dépistage déjà mené depuis 1987 dans les services de protection maternelle et infantile (PMI) s’étend désormais aux écoles.


Immeuble ancien ? Attention !
Le plomb présente un danger particulier dans l’habitat ancien : jusqu’en 1948, les peintures contenaient souvent des sels de plomb. Si elles sont aujourd’hui interdites, ces peintures, en se dégradant, deviennent accessibles sous forme d’écailles ou de poussières. Si le jeune enfant en respire, surtout lors de travaux mal contrôlés, ou en ingère fréquemment, même en petites quantités, le plomb peut atteindre son cerveau de manière irréversible. Au niveau national, la probabilité de rencontrer de telles peintures est forte dans encore un tiers du parc immobilier ; à Paris, 70% des immeubles ont été construits avant 1948.
Une action concertée
L’intoxication au plomb est, en règle générale, inapparente chez l’enfant. Les quelques symptômes observés comme une pâleur, des troubles digestifs ou du sommeil, une agitation, ne sont pas spécifiques du saturnisme infantile. La famille habite-t-elle un quartier particulièrement exposé, listé par la Préfecture ? La peinture des fenêtres, des balcons ou de la cage d’escalier est-elle dégradée ? Les murs produisent-ils de la poussière ou des écailles, que l’enfant est susceptible d’ingérer en jouant ? C’est sur ces facteurs de risque que se fonde le dépistage, à l’école comme dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI). Le médecin de PMI ou le médecin scolaire procède à une évaluation en concertation avec les familles et prescrit, si besoin, un dosage de plomb dans le sang (appelé plombémie). La prise de sang est faite, dans les centres de PMI ou au laboratoire, par les infirmières du laboratoire d’hygiène de la ville de Paris (LHVP) qui effectue le dosage de la plombémie. En 2006, 1100 dosages pour dépistage et 1000 pour un contrôle de suivi ont été réalisés.
Quand un cas de saturnisme infantile se confirme, obligation est faite aux professionnels de santé d’en informer la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DASS de Paris), dans le cadre des mesures d’urgence prescrites par la loi de santé publique. Le LHVP entreprend une enquête environnementale dans l’habitat et, si nécessaire, dans les autres lieux fréquentés par l’enfant (école, crèche,…). Lorsque les analyses révèlent une quantité significative de plomb sur les murs, le Préfet impose au propriétaire des lieux de réaliser des travaux de recouvrement des surfaces dégradées ou des travaux de rénovation.
Mieux vaut prévenir que guérirSelon le degré d’intoxication, la prise en charge médicale sera plus ou moins lourde. Il s’agit donc de réduire le risque en prenant des mesures simples comme par exemple :
- limiter l’accès aux poussières ou écailles contaminées par le plomb.
- dans l’attente d’une solution définitive : cacher les peintures écaillées.
- éloigner les enfants des sources de contamination. La prise des repas à la cantine, et leur prise en charge par les centres de loisirs sont recommandées.
- nettoyer le sol avec une serpillière mouillée.
- aérer souvent le logement pour en chasser l’humidité.
Quel service contacter?La loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions et les textes réglementaires ont confié au Préfet de Paris la responsabilité du dispositif de lutte contre le saturnisme. Ce dispositif a plus précisément été confié à la Direction régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement en Ile- de- France de la Préfecture de Paris (DRIHL).

Le bureau de la lutte contre le saturnisme de la DRIHL organise et coordonne les interventions liées à la lutte contre le saturnisme à Paris.

Contacts:
Direction régionale et interdépartementale de l'Hébergement et du Logement en Ile- de- France (DRIHL)
5, rue Leblanc
75911 Paris cedex 15
tél: 01 82 52 40 00/ 01 82 52 49 97

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