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Opération Porte Pouchet (17e)
Aux origines de l'opération
Le quartier dans son état initial
Au départ, le secteur connaissait les difficultés urbaines classiques de la plupart des territoires de la couronne. Il subissait de plein fouet les nuisances de la circulation, notamment celle du périphérique. L’espace public, privilégiant la circulation automobile, créait un environnement difficile pour les piétons.
Le quartier était en outre particulièrement isolé. Les boulevards Périphérique et des Maréchaux formaient de vraies barrières. Et de grandes emprises infranchissables cernaient le secteur : le cimetière des Batignolles, le stade Max Rousie, ainsi que le vaste îlot d’équipements qui va du lycée Balzac à la caserne Bessière, le long de la rue Rebière.
Le parc de logements,exclusivement des logements sociaux, était à la fois vétuste et inadapté. Les bâtiments dataient de la fin des années 50, leur construction ayant précédé celle du boulevard périphérique. L’habitat se trouvait concentré dans la cité du Bois le Prêtre, au cœur du secteur. 326 logements se répartissaient entre deux tours (la tour Bois-le-Prêtre et la tour Borel) et une barre (la barre Borel). Enfin, très peu d’activité commerçante ne venait animer le quartier.
De nombreux services urbains marquaient très fortement de leur présence tout le site, y compris les abords des bâtiments d'habitations. Ils se trouvaient encore implantés là où ils s’étaient installés jadis de manière provisoire, sur des réserves autoroutières qui n’ont finalement pas été utilisées. Il s’agit d’un garage de poids lourds de la Ville de Paris, préfourrière, laboratoires de la voirie, réserve de sel de déneigement, installations de la direction de la propreté.



