|
|
|
|
A+ | A- | A=Cancer : les actions et campagnes de sensibilisation
Octobre : promotion du dépistage organisé du cancer du sein
En 2007, le dépistage organisé du cancer du sein a permis de détecter 230 cancers.
Promouvoir le dépistage organisé afin de faire baisser la mortalité : c’est l’objectif de la campagne d’information lancée par l’Adeca, l’association pour le dépistage des cancers à Paris, soutenue par la Ville de Paris. Chaque année, 250 Parisiennes décèdent d’un cancer du sein. A l’échelle nationale, 42 000 femmes sont concernées chaque année par cette maladie. Et la moitié des des femmes de 50 à 74 ans participent au dépistage organisé qui leur est offert. Dans la capitale, les femmes sont surtout suivies par leur gynécologue, « le dépistage individuel est donc plus important », explique Françoise Marchand-Buttin, médecin coordinateur à l’Adeca. Mais il n’est pas suffisant.
C’est pourquoi le dépistage organisé propose une double lecture pour toutes les mammographies négatives. Concrètement, l’association communique à chaque femme une liste de radiologues agréés (environ 95% des radiologues pratiquants). Si le radiologue ne trouve rien d’anormal, les clichés sont envoyés à l’Adeca où d’autres confrères vont les réexaminer. Une double lecture justifiée par le fait que la mammographie est un examen particulièrement difficile.
« Les radiologues agréés rentrent dans une démarche de qualité en acceptant d’être relus par leurs confrères. Les résultats sont là : il y a 5% de cancers du sein dépistés uniquement grâce à la double lecture, et à côté desquels on aurait pu passer », témoigne Françoise Marchand-Buttin.
L’autre avantage, c’est la fonction de rappel : « le dépistage est intéressant s’il est régulier, à savoir tous les deux ans », insiste le médecin coordinateur. L’association envoie ainsi chaque mois entre 20 000 et 25 000 invitations au dépistage pour cibler les 330 000 parisiennes âgées de 50 à 74 ans.
Pour Jean-Marie Le Guen, adjoint chargé de la santé, « la santé publique c’est aussi du militantisme ». Des brochures d’information ont été traduites en plusieurs langues, afin de toucher, par le biais du milieu associatif, les femmes des quartiers les plus défavorisés.
- 500 affiches sont disséminées dans la capitale et notamment au sein des hôpitaux publics. Les images ne sont pas chocs, elles ne sont pas non plus pessimistes, elles répondent à un objectif clair : mettre en avant la mammographie gratuite et la double lecture des résultats.
- Le 2 octobre, les prix Ruban rose de l’association "Le cancer du sein, parlons-en", destinés à soutenir des programmes de recherche, ont été décernés. Le 20 octobre, à la halle Carpentier (13e), la ville de Paris a organisé une grande réunion publique avec le professeur David Servan-Schreiber.
- Du 16 octobre au 15 novembre 2008, une exposition « Les amazones s’exposent » a été présentée dans les salons de l’Hôtel de Ville. Cette campagne de publicité est également nationale sous l’égide de l’INCA (l’Institut national du cancer).
Mars : mobilisation du dépistage organisé du cancer colorectal
Comment se déroule le dépistage organisé ?
Les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont invités tous les 2 ans par courrier à retirer un test de dépistage chez leur médecin traitant. Selon l'histoire personnelle et/ou familiale de chacun, le médecin traitant détermine si ce test est approprié. Le cas échéant, il le remet et explique comment l'utiliser.
Le test, gratuit, est simple et à faire chez soi.
En pratique, il consiste à prélever, sur trois selles consécutives, un petit fragment de la taille d'une lentille ou d'un grain de riz qu'il faut déposer sur une plaquette. Les trois plaquettes sont ensuite à envoyer à un centre de lecture à l'aide de l'enveloppe pré-affranchie fournie avec le test. Le centre de lecture transmet ensuite les résultats du test au patient et à son médecin traitant. Un test négatif (97% à 98% des cas) signifie qu'aucun saignement n'a été détecté. Mais il peut arriver que certains polypes ou cancers ne saignent pas au moment des prélèvements. Il est donc très important de refaire le test 2 ans plus tard et de surveiller les signes d'alerte dans l'intervalle : présence de sang dans les selles, troubles du transit d'apparition récente : diarrhée ou constipation inhabituelle ou alternance de ces deux troubles, douleurs abdominales inexpliquées et d'apparition récente, amaigrissement inexpliqué. Ces signes sans évoquer obligatoirement la présence d'un adénome ou d'un cancer colorectal, doivent conduire le patient à consulter son médecin traitant sans attendre le délai de 2 ans.
Un test positif (2 à 3 % des cas) ne signifie pas que l'on a un cancer : il indique que du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l'origine, le médecin prescrit alors une coloscopie.
La coloscopie
Lorsque le médecin prescrit une coloscopie, il explique à son patient la manière dont se déroule cet examen, ses avantages et ses rares complications. Il s'agit d'un examen qui permet de visualiser l'intérieur de l'intestin à l'aide d'un tube souple comportant des fibres optiques. En plus de cette observation, le médecin peut si nécessaire procéder à une biopsie (prélever un fragment de tissu intestinal) ou enlever des polypes qu'il a repérés. La coloscopie est réalisée par un gastro-entérologue, le plus souvent sous anesthésie générale. Elle peut être pratiquée en hôpital de jour : la personne sort le soir même de l'examen.
A qui s'adresser ?
On peut s'adresser à son médecin, généraliste ou gastroentérologue ou si l'on a plus de 50 ans à la structure de gestion de son département.
Le test de recherche de sang dans les selles est gratuit dans le cadre du dépistage organisé du cancer colorectal. Il est cependant remis au cours d'une consultation chez le médecin traitant. Celle-ci est prise en charge dans les conditions habituelles par l'Assurance maladie. La coloscopie, quand elle est prescrite, est également prise en charge par l'Assurance Maladie dans les conditions habituelles.
Mai : Journée nationale de prévention et de dépistage gratuit des cancers de la peau
Chaque année en mai, la Ville de Paris soutient le syndicat national des dermatologues vénéréologues, qui organise une journée nationale de prévention et de dépistage gratuit des cancers de la peau.
Des consultations gratuites permettent d'examiner environ 20 000 personnes au cours de cette seule journée, et de découvrir en moyenne une vingtaine de mélanomes et plusieurs centaines d'autres cancers de la peau. Les semaines précédant et suivant cette journée, une cellule de communication est mise en place. Le syndicat est alors une source d'information de première importance, à la fois pour le public et les médias. Plusieurs centaines d'articles sur le sujet ont été ainsi publiés dans la presse écrite, radio ou télévisée. Cette action de prévention, relayée ou reprise maintenant par d'autres pays, est intégrée dans le Plan Cancer.


