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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Comment préserver la biodiversité

Mairie de Paris
[17/09/2012]

Découvrez comment participer à la sauvegarde de la nature sauvage.

La cour d’école ou d’immeuble, le jardin, le balcon, le rebord de fenêtre peuvent accueillir jardinières de plantes sauvages et aromatiques, abris, abreuvoirs,nichoirs qui composeront des micro-milieux pour attirer une faune et une flore diversifiées. Ils offrent un espace de tranquillité pour se reproduire, s’abriter, se nourrir, se désaltérer… Chaque aménagement reproduit ainsi, à petite échelle, un site spécifique favorable à l’installation d’une espèce. Vous pouvez vous aussi réaliser de petits aménagements simples pour participer au maintien et à la sauvegarde de la biodiversité en ville.  
Nichoirs

 
Les espaces propices à la nidification sont difficiles à trouver en ville. Posez un nichoir en bois en hiver, période durant laquelle les adultes visitent les sites potentiels. Placez-le à 2 mètres de haut, pour qu’il soit inaccessible aux chats, et l’ouverture opposée aux pluies dominantes, dans un endroit calme. Chaque nichoir, par sa forme et le diamètre de son ouverture, est spécifique à une espèce : nichoir à mésange bleue 2,8 cm, moineau 7 cm, rouge-gorge ouverture rectangulaire de 10 x 7 cm. L’hirondelle de fenêtre est menacée par l’utilisation d’insecticides et le manque de matériaux (terre argileuse) ou de structures adaptées (façades trop lisses) pour construire son nid. Elle niche dans un lieu protégé du vent et des intempéries. À défaut de pouvoir réutiliser un ancien nid, il lui faut 10 jours pour le construire.

Mangeoire a oiseaux


 
À la fin de l’automne, les insectes disparaissent (migration, hibernation). Certains oiseaux (accenteur mouchet, rouge-gorge, sittelle torchepot, pinson des arbres), non migrateurs, modifient alors leur comportement alimentaire : ils deviennent granivores et frugivores. Lors des périodes les plus froides, installez en hauteur une mangeoire garnie d’aliments riches en sucres et en graisses : mélange de graines, margarine, fruits. Cessez tout nourrissage dès les premiers beaux jours fin février, pour ne pas perturber la chaîne alimentaire et laisser aux oiseaux leur autonomie. Le nourrissage des pigeons est interdit pour des raisons sanitaires (propreté, effectifs et santé de ces populations d’oiseaux). La Ville de Paris met en place dans les arrondissements des pigeonniers qui contribuent à leur régulation.
 Bûche percée

 Installez des bûches percées de trous de 3 à 8 mm de diamètre et de 3 à 4 cm de profondeur orientées vers le sud. Elles permettront à de nombreux insectes pollinisateurs ou prédateurs des pucerons, de s’abriter et de se reproduire. Des abeilles solitaires, des petites guêpes, prédatrices de chenilles, pondent leurs oeufs dans des tiges creuses, des coquilles d’escargots ou dans le sol. En ville, ces gîtes sont rares : peu de vieux murs, sol goudronné, peu de friches. Parmi les 900 espèces d’abeilles en Europe, la plupart sont solitaires. Chez les osmies, le nid linéaire est formé de plusieurs loges fabriquées à l’aide d’argile malaxée avec de la salive, de fragments de feuilles ou de pétales. La femelle pond des oeufs fécondés (qui donneront des femelles) au fond du nid et des oeufs non fécondés (mâles) près de la sortie. Un mélange de nectar et pollen pour la nourriture de la future larve est déposé à côté de chaque ponte.

 

Fagot a insectes



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Suspendez, à l’abri du vent, des fagots de 10 à 20 tiges de 20 cm de long liés avec de la fi celle ou du fil de fer. Utilisez des tiges creuses (de paille et de bambou de diamètres variés et aux noeuds espacés) et des tiges à moelle (ronce, framboisier, sureau...). Chaque cavité bouchée indique qu’un insecte y a fait son nid.

   Refuge a bourdons



 Enterrez à l’envers un pot rempli de paille muni d’un bambou creux planté dans le trou d’évacuation d’eau et qui affleurera à la surface du sol. Pour l’abriter de la pluie, placez, au dessus du pot, une simple planche posée sur quatre pierres.

   Abri a coccinelles



 Les coccinelles, dévoreuses de pucerons, s’endorment à l’automne sous les écorces ou les pierres, jusqu’au printemps. Un assemblage de pots de fleurs en terre en “poupées russes”, maintenus par une tige centrale, ou un pot en terre rempli de couches successives de carton ondulé, couché sur le côté, les abritera durant la mauvaise saison. Un simple empilement d’écorces disposées en millefeuilles sur une jardinière fera aussi l’affaire.

  Gite a hérisson



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Un abri qui tombe à pic ! Le hérisson d’Europe, insectivore, apprécie aussi escargots et limaces qu’il chasse à la tombée de la nuit. Il se réfugie dans les haies ou dans des tas de feuilles et peut visiter plusieurs jardins voisins si un passage le lui permet. Fabriquez-lui une cachette nature : une boîte de 30 cm de côté garnie de copeaux de bois non traités et cachée sous des feuilles ou entre des bûches. Prévoyez un tuyau de 10 cm de diamètre sortant de l’abri pour empêcher les chats de rentrer et le protéger du vent.

 Nichoir a chauves-souris



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Un refuge aux poils ! Nocturne, la pipistrelle commune est la plus petite chauve-souris d’Europe. Un seul individu peut ingurgiter près de 3 000 insectes en une nuit autour des lampadaires, au-dessus des jardins, des points d’eau… Ce mammifère volant niche dans des cavités. En ville, ces emplacements sont rares,la pose de nichoirs est une bonne alternative. Pour permettre à la chauve-souris de s’agripper, griffez une planche de 2 cm d’épaisseur et de 40 cm de long. Clouez en U 3 baguettes de 3 cm d’épaisseur puis une planche plus courte de 30 cm. Fixez ce gîte, l’ouverture en bas, entre 3 et 5 m de haut, dans un endroit dégagé.

Pot a chrysopes et forficules



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Accrochez par le fond, au tronc d’un arbuste infesté de pucerons, un pot rempli de paille ou de papier froissé. Il sera un lieu idéal pour les forficules (perce-oreilles) et chrysopes (« mouches» aux yeux d’or), prédateurs de ces suceurs de sève. La larve du chrysope, très discrète, dévore 60 à 100 pucerons par jour et en deux semaines 10 000 oeufs d’acariens.






Jardinière de plantes aromatiques



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Laissez faire la nature, ne désherbez pas vos jardinières. Un espace spontanément laissé à l’état sauvage est vite colonisé par des plantes pionnières, adaptées au climat et au sol en place, suivies par leur cortège de petits animaux. Les plantes y effectuent leur cycle complet et offrent successivement nectar et graines dont se régalent insectes et oiseaux. Installez des jardinières de plantes locales, sauvages, aromatiques… Elles ont un rôle essentiel comme plantes nectarifères pour les papillons (buddleia, cardère, primevère…) ou les abeilles (bourrache, buis, dahlia à fleurs simples, lavande, phacélie, romarin, sarrasin, thym, rose à fleurs simples, rose trémière…) ou encore nourricières pour les chenilles (brunelle vulgaire, digitale pourpre, lierre, sauge des prés, achillée millefeuille, ortie…) Montées en graines, les plantes des jardinières sont un bon complément alimentaire pour les oiseaux : tournesol, amarante, bleuet, coquelicot, cardère…


Haie, mur, toit végétalisé



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Plantez des arbustes variés qui constitueront une haie accueillante pour les oiseaux, amphibiens (crapaud), petits reptiles (lézard des murailles) et mammifères insectivores (musaraigne). La diversité de fruits et fleurs qui se succèdent dans le temps les ravit. Pour les oiseaux, favorisez les arbustes aux baies nourricières (aubépine, fusain d’Europe, houx, if, ronce, sureau…) et aux branches accueillantes à la période de nidifi cation. Jardinez à la verticale ! Un mur de verdure est aussi un site de reproduction, un refuge hivernal et une source de nourriture pour toute cette faune. Choisissez des plantes à nectar, à fruits et au feuillage dense (lierre, jasmin, chèvrefeuille, glycine, clématite…) qui grimperont le long d’un treillage ou s’accrocheront directement sur le mur. En pierre ou brique, avec des anfractuosités, ce mur ravira le lézard, grand amateur de mouches et d’araignées. Végétalisez les toits. Paris incite les propriétaires à placer une couverture végétale de plantes résistantes (sédum, joubarbe) lors de la réfection de l’étanchéité des toitures planes. Les professionnels posent un rouleau étanche et thermique avant de dérouler le tapis végétal. Cet aménagement au pouvoir isolant, protège les habitations du vent, de la pluie ou du bruit, améliore la qualité de l’air.

Bac de plantes aquatiques



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Toute l’année, les oiseaux se baignent pour entretenir leur plumage et se désaltérer. Placez un plat de faible profondeur et renouvelez l’eau régulièrement. N’ajoutez aucun produit même en cas de gel. Mieux, offrez le gîte et le couvert à tout un petit monde aquatique : recréez un milieu humide dans un grand cache-pot étanche, une bassine ou une demi barrique récupérée (pas de récipient métallique qui risque de rouiller). Installez des plantes que vous trouverez en jardinerie : plantes de surface (petits nénuphars), immergées (cératophylle), fl ottantes (lentille d’eau) et émergées (plantain d’eau, jonc fleuri, myosotis des marais). Remplissez d’eau et maintenez régulièrement le niveau. Escargots d’eau (limnée, planorbe), insectes aquatiques (notonecte, dytique), libellules s’y réfugieront.
 
 
 
 
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