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A+ | A- | A=Biodiversité: charte, certification
La politique de gestion de la Direction des Espaces Verts et de l'Environnement a été profondément remaniée ces dernières années pour s’inscrire dans une gestion environnementale durable des espaces verts parisiens.
Certification ISO 14001: les bonnes pratiques pour les soins aux végétaux
- limiter au maximum les quantités achetées et utilisées ;
- privilégier systématiquement, à efficacité égale, les produits les plus inoffensifs pour les personnes et l’environnement (les produits les plus nocifs et les plus polluants ont été éliminés dès 1996) lorsque l’utilisation de tels produits s’avère indispensable.
- rechercher et mettre en œuvre des alternatives aux produits chimiques telles que :
La lutte biologique: elle consiste à combattre les ennemis des cultures en utilisant leurs pathogènes, prédateurs ou parasites naturels. L'objectif principal est de réduire le recours aux pesticides chimiques. Ses applications les plus connues concernent les insectes et acariens qui sont utilisés comme auxiliaires pour contrôler les populations d’insectes ravageurs des plantes . C’est le cas par exemple de la coccinelle qui permet de contrôler les attaques de pucerons. Avant de procéder à des « lâchers » d’auxiliaires, on réalise au préalable un « piégeage » afin de bien recenser les parasites présents et estimer l’ampleur de l’infestation.
La lutte intégrée: elle consiste à combiner efficacement les différents moyens de lutte : mesures préventives qui passent par un choix judicieux de végétaux « rustiques », lutte biologique, lutte chimique utilisant des produits compatibles avec les insectes auxiliaires…
Les produits phytosanitaires : de moins en moins de produits chimiques
Depuis 15 ans, leur utilisation a diminué de 90%. Cela est dû à une amélioration des connaissances, à une limitation des interventions au strict nécessaire, et à l’utilisation de méthodes alternatives. L’utilisation de produits chimiques n’est envisagée qu’en dernier recours, lorsque la nuisance est considérable pour les végétaux, ou pour les personnes (chenilles urticantes par exemple) et que toutes les méthodes alternatives se sont révélées inefficaces.
Les traitements sont réalisés en cas de nécessité sur un patrimoine horticole de 3 000 ha et un patrimoine arboricole d’environ 500 000 arbres.
En parallèle de la diminution des quantités de produits achetées, leur toxicité diminue aussi. A chaque fois que cela est possible, à efficacité égale, le produit le mieux classé sur le plan environnemental et de la santé publique est choisi, les produits les plus dangereux et les plus polluants ayant été supprimés dès 1996.
Les méthodes alternatives
- Les végétaux plus sensibles nécessitant des traitements phytosanitaires sont remplacés progressivement par un « équivalent » plus rustique. Ces végétaux sont recensés sur une liste accessible à tout le personnel de la DEVE.
- La lutte biologique est employée dans les serres de collection du jardin des serres d’Auteuil et dans les pavillons du parc Floral.
- La lutte intégrée, qui associe plusieurs méthodes tout en privilégiant les méthodes naturelles et la connaissance fine des populations d’insectes, est développée notamment dans les serres de production de la Ville de Paris, situées à Rungis.
- Des méthodes plus économes en produits et des alternatives aux traitements herbicides sont testées : appareils « sans pression » utilisant moins de produit, méthodes thermiques permettant de s’affranchir des produits phytosanitaires, moyens mécaniques telle la binette. Lorsque ces méthodes sont adaptées aux espaces verts parisiens, elles sont proposées aux responsables de sites.
Un personnel qualifié et agréé
Seuls les agents de la DEVE qui ont obtenu un agrément spécifique ont le droit d’utiliser les produits phytosanitaires.
L’agent reçoit une formation et passe un test sur les thèmes suivants : protection du public, protection de l’applicateur, protection de l’environnement, gestion des déchets, utilisation des produits (étalonnage du matériel et dosage du produit), entretien du matériel.
Une fois agréé, l'agent reçoit une formation annuelle avant chaque saison de traitement afin de mettre à jour ses connaissances.
Une biodiversité ainsi favorisée
Des inventaires de faunes auxiliaires sont réalisés depuis plusieurs années dans les jardins dans l’objectif de mieux raisonner les traitements insecticides et de s’appuyer davantage sur les insectes utiles naturellement présents.
Ces inventaires vont permettre d’adapter les pratiques horticoles pour mieux préserver et favoriser ces insectes précieux dans la vie de nos jardins.
L’adaptation consiste tout d’abord à diminuer le nombre de traitements et à utiliser des produits respectueux de cette faune. Parallèlement il s’agit d’implanter des végétaux favorisant les insectes utiles et d’installer des abris hivernaux permettant à ceux-ci de survivre à la mauvaise saison.
Plus la diversité des insectes sera grande et plus l’équilibre entre les espèces sera satisfaisant. Cela évitera ainsi les situations de déséquilibres qui sont souvent à l’origine des pullulations de ravageurs.
Charte régionale de la biodiversité
Une charte destinée à préserver l'écosystème urbain, maintenir des milieux naturels et accroître la biodiversité de la Région Ile-de-France a été signée le 18 mars 2004.
» Consultez la charte (format p.d.f )
Charte de qualité de gestion du vivant dans le patrimoine bâti à Paris
En cours de rédaction, la charte de qualité de gestion du vivant dans le patrimoine bâti à Paris,
s’inscrit dans une démarche de valorisation et d’intégration du patrimoine naturel, les constructions étant considérées comme éléments structurels de l’écosystème urbain.
Cet outil opérationnel permettra :
• d’aider les acteurs de la construction à l’intégration de la biodiversité dans le patrimoine bâti en laissant une large place à l’innovation
• d’accompagner la transformation progressive du milieu urbain pour favoriser l’attraction et le maintien d’une nouvelle faune sauvage
• de rappeler un certain nombre de règles qui concernent la protection des espèces, notamment les oiseaux et les insectes.
Elle est référencée dans le Cahier des Recommandations Environnementales qui accompagne le Plan Local de l’Urbanisme.


