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A+ | A- | A=Histoire et patrimoine des cimetières parisiens
Dotée de trois grands cimetières au début du XIXe siècle (Père-Lachaise en 1804, Montparnasse en 1824 et Montmartre en 1825), la Ville de Paris dispose aujourd'hui d'une vingtaine de cimetières intra et extra muros.
Avec l'extension de ses limites en 1860, Paris a englobé dans ses murs douze petits cimetières de villages. A cela s'est ajouté l'aménagement de nouveaux cimetières proches des nouvelles portes de Paris entre 1860 et 1929.
A l'inverse de certains projets surprenants, aujourd'hui définitivement abandonnés, qui envisageaient " l'exportation " des défunts parisiens hors de la Capitale, la Ville de Paris a aujourd'hui totalement opté pour l'intégration de ses vingt cimetières dans la vie urbaine.
Le patrimoine funéraire de Paris
Le Service des Cimetières de la Ville de Paris est rattaché depuis 1986 à la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement (4 000 agents) qui gère les cimetières, les parcs, les squares, les jardins et les bois parisiens.
Pour répondre à l’obligation faite au Maire d’inhumer les personnes décédées sur le territoire de la commune ou celles y jouissant d’un domicile, la Ville de Paris possède aujourd’hui 20 cimetières.
Ce patrimoine représente :
- 422 hectares de superficie globale, (dont 73 ha traités sous forme d’espaces verts);
- 634 000 concessions ;
- 25 km de murs de clôture;
- plus de 100 km de voiries;
- plus de 200 km de réseaux divers;
- plus de 150 bâtiments de tous ordres.
Les nécropoles sont dirigées par huit « conservateurs », responsables d’une « conservation » (un ou plusieurs cimetières). Quatorze cimetières se trouvent dans les limites du périphérique, tandis que six sont hors de Paris.
La présence de cimetières parisiens hors des limites de la Ville est un héritage historique du statut particulier de Paris et de ses structures administratives dont la gestion était confondue avec celle de la Préfecture de la Seine. La création des cimetières extra-muros s’étale dans le temps entre 1860 (Saint-Ouen parisien) et 1929 (Thiais parisien). Il existe d’ailleurs dans Paris des cimetières qui n’appartiennent pas à la Ville de Paris (par exemple, les cimetières de Gentilly, près du stade Charlety ou de Montrouge à la porte d’Orléans…).
Ce patrimoine, souvent ancien compte tenu des années de création des cimetières parisiens et parfois précieux, nécessite un entretien continuel.
La Ville de Paris est également propriétaire du crématorium du Père-Lachaise et du funérarium des Batignolles dont elle a délégué la gestion à deux sociétés anonymes, délégataires de services publics, les « Services Funéraires – Ville de Paris » (les « SF-VP » qui gèrent le crématorium du Père-Lachaise) et OGF-PFG qui gère le funérarium des Batignolles.
Les sépultures sont la propriété privée des familles. Elles ne retombent dans le domaine public municipal qu’à leur échéance si elles sont de durée limitée ou si leur propriétaire les abandonne lorsqu’elles sont perpétuelles ou centenaires.
Conservation du patrimoine végétal et architectural :
Lieux de promenade recueillie, et de méditation, les cimetières parisiens offrent un paysage composé de décorations florales, de massifs d'arbustes et d'arbres aux essences variées. Cet environnement est particulièrement mis en valeur depuis quelques années par une politique ambitieuse d'embellissement et de mise en valeur du patrimoine végétal.
Sur 422 hectares, les cimetières parisiens possèdent chacun leurs particularités : le cimetière parisien de Pantin, le plus grand cimetière en activité de France et d'Europe, avec ses allées plantées, Thiais et son architecture des années 30 s'ouvrant sur un parc à la française aux nombreux arbres fruitiers et aux écureuils, Bagneux à la végétation luxuriante, qui abrite de nombreux oiseaux et également des écureuils.
Quant aux cimetières intra-muros, ils allient le charme des nécropoles des anciens villages de Charonne, de Passy, d'Auteuil, de Bercy, de Grenelle, de Belleville, La Villette, de Montmartre et de Saint-Vincent, au pittoresque de cimetières comme ceux de Montparnasse, Montmartre et Père-Lachaise. Ces trois grandes nécropoles historiques accueillent chaque année plusieurs millions de visiteurs.
La Mairie de Paris, outre son effort d'amélioration de l'environnement paysager des cimetières, a lancé une politique de restauration des sépultures présentant un intérêt culturel historique, artistique ou architectural.
Un service public aux métiers spécifiques :
Les cimetières parisiens accueillent les vivants et les morts, les familles et amis des défunts, mais aussi de nombreux promeneurs et touristes qui apprécient leur calme, leurs richesses naturelles et artistiques, ou qui viennent se recueillir sur la tombe des célébrités qui y sont inhumées.
Les cimetières parisiens sont des lieux particulièrement fréquentés où travaillent toute l’année plusieurs catégories de personnels.
Près de 500 fonctionnaires se consacrent au service public funéraire :
- le personnel administratif est chargé de l’accueil et de l'information du public, de la gestion des concessions funéraires, de la constitution des dossiers d’opérations funéraires (inhumations, exhumations…), de la coordination entre les différents corps professionnels… A la tête de ces personnels administratifs et de tous les autres qui travaillent dans les cimetières, on trouve les « Conservateurs » qui sont responsables d’un ou de plusieurs cimetières et qui gèrent entre 40 et 90 agents.
- les agents d’accueil et de surveillance (AAS) accueillent et renseignent le public à l’entrée des sites. Mais surtout, à la différence de leurs collègues affectés dans les parcs, les bois et les jardins, les AAS des cimetières assurent la gestion des convois funéraires, des inhumations et des exhumations au nom du Préfet de Police. Comme tous les agents privés ou publics exécutant le service extérieur des pompes funèbres, ils ont suivi une formation funéraire immposée par la loi, allant de 18 à 190 heures selon leurs fonctions. Enfin, ils surveillent les lieux et garantissent la sécurité des personnes et des biens.
- les fossoyeurs réalisent l'essentiel des opérations mortuaires (creusements, inhumations et exhumations). Ils participent également au bon accueil des familles en deuil. Ils oeuvrent à la gestion du domaine funéraire sous les ordres du Conservateur, et notamment lorsqu’ils démolissent les tombes abandonnées pour permettre à la mairie de reprendre les terrains abandonnés et de les réattribuer à d'autres parisiens.
- les agents techniques d'entretien d'espace (dits ATEE ou cantonniers) assurent l’entretien quotidien des cimetières : ramassage des feuilles, désherbage, réparation des bancs, panneaux, etc.
- les jardiniers sont peu nombreux au Service des Cimetières qui sous-traite l’essentiel du jardinage aux entreprises privées. Nos six jardiniers sont chargés de plus d’une centaine de points de fleurissement spécifiques du cimetière du Père-Lachaise (plantation de pommes de terre sur la sépulture de Parmentier par exemple)
A ces personnels permanents, il convient d’ajouter l’activité plus ponctuelle d’autres catégories :
- les bûcherons, qui veillent aux soins, à l'élagage et à l'abattage des arbres ;
- les conférenciers de la Ville de Paris qui proposent régulièrement au public, tout au long de l'année, des visites à thème dans les principales nécropoles de la capitale.
Enfin, pour assurer la sécurité nocturne des cimetières, les inspecteurs de sécurité effectuent des rondes dans les cimetières, accompagnés de chiens dressés.
Lien utile
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Visitez le cimetière du Père-Lachaise
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