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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Découvrez le plus romantique des jardins parisiens

Mairie de Paris - Dany Gander Gosse
[28/03/2013]
Etrange, sauvage, souvent méconnu, le jardin d'agronomie tropicale est bien caché en bordure du bois de Vincennes dans le 12ème arrondissement de Paris, à proximité de la commune de Nogent-sur-Marne. On y retrouve, enfouis dans 4,5 hectares de verdure, quelques vestiges de l'exposition coloniale.

Le jardin d’agronomie tropicale se trouve en bordure nord-est du bois de Vincennes. Cet espace de 4,5 hectares dissimule, dans une nature à moitié sauvage, des vestiges de l’époque coloniale française parfois à moitié recouverts par la végétation: Serres tropicales, monuments, anciens bâtiments de l'exposition coloniale de 1907...(Des cinq villages qui symbolisaient les colonies de l’Empire français, Indochine, Madagascar, Congo, Soudan, Tunisie, Maroc, ne subsistent que quelques vestiges souvent en état de délabrement). Le grand pavillon de l’Indochine est en cours de restauration. Les pavillons de la Tunisie, du Maroc et de la Guyane, qui ont servi de bureaux ou de laboratoires et ont été relativement entretenus et ils subsistent encore.  Enfin deux ponts asiatiques constituent les derniers vestiges de l’exposition.

On y trouve aussi des monuments aux morts érigés après la première guerre mondiale en hommage aux soldats originaires des anciennes colonies. Les seules plantes tropicales qui subsistent sont un massif de bambous, un eucomya ulmoïdes et quelques kakis. Sous nos climats la plupart des espèces exotiques ne poussent que sous serre. Les anciennes serres tropicales, abandonnées depuis longtemps, auraient besoin de gros travaux pour être à nouveau exploitables.

Au jardin d’agronomie tropicale la nature a repris ses droits. Les jardiniers et les forestiers offrent une large place à la biodiversité en n'intervenant que sur le dégagement des allées et des vestiges et en laissant pousser la végétation naturelle. C'est ce qui crée le charme et le mystère de cet endroit. Au détour d'un sentier émerge soudain une pagode chinoise rouge vermillon, un monument funéraire, une statue...et on s'enfonce à nouveau dans une nature exubérante et libre loin des bruits de la ville.

 

Visite guidée en images


Un jardin exotique à Paris
envoyé par mairiedeparis. - Découvrez plus de vidéos de mode.

 

Histoire du jardin

Autrefois propriété de l’Etat, ce site forestier est resté longtemps fermé au public pour des raisons de sécurité. Concédé à la Mairie de Paris en 2003, le jardin a fait depuis l’objet de travaux de sécurisation et d’aménagement. Des allées piétonnes ont été délimitées, des périmètres de sécurité ont été dressés autour des vieux bâtiments pour permettre sa réouverture au public.

Un jardin d'essai colonial est créé en 1899
A la fin du XIXème siècle, on y cultive des plants de caféiers, de cacaoyers, de vanilliers, de muscadiers, de bananiers pour accroître les productions agricoles des colonies et améliorer l'approvisonnement de la France en produits exotiques. Chaque année le jardin colonial a expédié 40 000 graines et plus de 10 000 boutures, semis et greffons dans des serres portatives vers les exploitations agricoles des différentes colonies.  La création en Europe de jardins botaniques a permis aussi d'étudier les possibilités d’acclimatation des plantes exotiques sous nos climats.

L'exposition coloniale de 1907
En 1907, l’organisation d’une exposition coloniale transforme le jardin. De mai à octobre cinq villages habités par leurs autochtones sont reconstitués pour l’occasion : villages indochinois, malgache, congolais, ferme soudanaise et campement touareg. Des pavillons permanents accueillent des expositions de produits coloniaux. Le plus grand bâtiment est celui du Congo. Des bambous, palmiers et autres végétaux exotiques aident au dépaysement. L'exposition a rencontré un vif succés et la totalité des collections et constructions a été léguée au Jardin Colonial. Les villages de cases de l’exposition coloniale ont depuis longtemps disparu, ainsi que le Dihn et le pavillon du Congo qui ont brûlé.

Les services de recherche agronomique tropicale ont été délocalisés à Montpellier en 1976. Les différents organismes sont regroupés depuis 1984 sous le nom de CIRAD (Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement). Le jardin a été inscrit en 1994 à l’Inventaire des Monuments Historiques. Le CIRAD a installé en 1998 la première unité d’un campus universitaire sur le site. Les étudiants y travaillaient sur le développement dans les pays tropicaux.

Ce n’est qu’en 2002 que la Ville de Paris et le Ministère sont parvenus à un accord : la Ville retrouve la pleine propriété de 5 hectares et peut envisager des travaux de restauration. Le site est ouvert au public le samedi et le dimanche depuis septembre 2003.

Infos pratiques
Jardin d'Agronomie Tropicale
45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle ,75012 PARIS
RER : Nogent sur Marne (ligne A - direction Boissy-Saint-Léger - La Varenne)

Horaires :
 Janvier : 9h30 à 17h
 Février : 9h30 à 18 h
 Mars : 9h30 à 19h
 Avril à sept : 9h30 à 20h
 Octobre : 9h30 à 18h30
 Nov & déc : 9h30 à 17h
Les prochaines visites guidées auront lieu: le lundi 19 juillet et le jeudi 26 août, à 14 h 30.
Rendez-vous : 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle,
entrée des piétons, face à l’avenue des Châtaigniers
(RER Nogent-sur-Marne. En sortant de la gare, prendre à gauche puis l’avenue des Châtaigniers à droite)

 

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