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A+ | A- | A=Le zoo de Vincennes, en travaux jusqu'en 2014
Les amoureux du zoo de Vincennes retrouvent le sourire: le zoo ouvrira à nouveau ses portes en 2014. Il sera totalement rénové et ancré dans le XXIe siècle, offrant des voyages dans les biozones du monde entier.
Quatre ans à patienter avant de retrouver le Grand Rocher, découvrir la Grande Volière et les vivariums. Le projet en vidéo, et les documents d'archives racontant le zoo lors de son inauguration en...1931
En gestation depuis 2005, le grand chantier de rénovation du zoo de Vincennes, destiné à améliorer le confort des animaux et à moderniser l'accueil du public, va enfin débuter. La complexité du dossier tant sur le plan technique que juridique et l’impossibilité à mobiliser des ressources financières suffisantes ont contribué à choisir le partenariat public-privé. Les signatures des conventions de financement et contrats de partenariat ont eu lieu le 24 février entre le Muséum national d’Histoire naturelle, l'Etat, Chrysalis (émanant de Bouygues Construction) et la Ville (propriétaire du terrain). Le coût total des travaux est estimé à 133 millions d'euros.
Le projet
Dès l’entrée principale, le visiteur sera mis en condition d’immersion en pénétrant dans une structure de volière colonisée par un réseau de plantes grimpantes (lierres, clématites…), sorte de clairière urbaine sonore de bruissements d’animaux. Après cette mise en ambiance, le visiteur va plonger dans le monde de la biodiversité en traversant les six biozones qui se déroulent sur un cheminement de 4 km par étapes successives.
Visite en avant-première du futur zoo de Paris
La biozone Patagonie: pampa, côte rocheuse, forêt andine où on trouvera nandous, otaries, pumas et petits cervidés...
La biozone Sahel-Soudan: savane arborée, savane arbustive, savane rase et delta africain pour les lions, rhinocéros blancs, oryx, girafes...
La biozone Europe: forêt de conifères et forêt de feuillus pour les loups, lynx, gloutons, loutres...
La biozone Guyane: forêt tropicale humide qui abritera jaguars, singes, tapirs, iguanes, anacondas...
La biozone Madagascar: forêt humide de l’Est, forêt sèche de l’Ouest pour les lémuriens, grands hapalémurs..
La biozone Afrique équatoriale, provisoirement remplacée par la biozone Australie qui abritera les marsupiaux.
Ces espaces seront au service du bien être des animaux qui y trouveront plus d’espace. Les enclos seront le plus vaste possible et structurés d’un enrichissement (branchages, rochers,…) pour qu’ils puissent exprimer pleinement leurs fonctions biologiques et comportementales. La présence de certaines grandes espèces comme l’éléphant, l’hippopotame ou l’ours n’a pas été jugée envisageable compte tenu de la surface du parc. En revanche, des espèces moins communes et moins bien connues (gloutons, lamantins) y seront réintroduites.
Pour atteindre les objectifs d’immersion et de restitution des milieux naturels des animaux, architectes, paysagistes et zootechniciens ont mis en oeuvre un projet de paysage fait de reliefs, et plantés d’une végétation dense et diverse où le bâti se fera discret et camouflé. Des points de vision seront intégrés aux paysages et aucune vue sur un animal n’aura lieu à travers une clôture ou un grillage. Les points d’observation sur les volières seront vitrés et pour les enclos, le visiteur sera séparé de l’animal par un fossé planté.
Les éléments phares
Le Grand Rocher cet élément emblématique (65 m de haut, 354 marches), entièrement restauré en 1997, va continuer à perpétuer la mémoire du lieu.
La Grande Volière: nouveau, dans la continuité du Grand Rocher, une volière pénétrante sera accrochée (plus de 2 000 m2) et habitée par des oiseaux en vol libre
La Grande Serre: Conçue pour recréer les conditions tropicales humides et présenter les espèces animales de Guyane et Madagascar, cette voûte de verre, très épurée, de 100 m de long et de 40 m de large, occupera l’emplacement de l’ancien Rocher des Singes.
Les vivariums: une nouveauté du zoo, la présence de vivariums au sein des biozones permettra de présenter des espèces très variées de reptiles, d’amphibiens et d’invertébrés.
Un zoo du XXIe siècle scientifique, pédagogique et protecteur de la biodiversité
Les enjeux des parcs zoologiques ont fortement évolué durant ces vingt dernières années. Ils sont devenus des vecteurs de communication et de sensibilisation aux problématiques environnementales de notre planète, ils sont aussi des supports actifs de conservation et de protection des espèces animales. Le Parc zoologique de Paris, institution scientifique et culturelle nationale doit constituer une référence d’envergure internationale.
Ce zoo prendra en compte le bien être des animaux, la protection de la biodiversité, le respect de l'environnement et des écosystèmes. Il sera aussi un lieu hautement pédagogique qui permettra un travail de recherche sur la biodiversité à l'échelle planétaire. Il permettra la sauvegarde et la réintroduction des espèces animales en voie de disparition. Soigneurs, vétérinaires éthologues seront fortement impliqués dans ce projet. Il aura aussi un rôle de sensibilisation auprès du public. On y organisera des ateliers des conférences.
Maîtrise d'oeuvre et financement
La maîtrise d’oeuvre du projet est assurée par un groupement constitué principalement de l’atelier Jacqueline Osty et associés (paysagiste), des cabinets d’architecture Bernard Tschumi urbanistes Architectes et Synthèse Architecture, et de Setec Bâtiment
(ingénierie).
Le financement du projet est constitué de fonds propres apportés par les actionnaires du groupement et par une dette apportée par la Caisse des Dépôts, le Crédit Foncier de France et la Caisse d’Epargne Ile-de-France.
Le site du parc zoologique de Paris
Histoire du zoo de Vincennes
Le Parc Zoologique de Paris a été construit selon le modèle Hagenbeck pour l'Exposition coloniale de 1931 et inauguré le 2 juin 1934. Au fil du temps l'ensemble des structures ont subi une lente dégradation. Le fameux Grand Rocher aux singes a été restauré en 1997 mais les autres concrétions de béton menacent de s'écrouler. Délabrés, les enclos n'assurent plus de bonnes conditions de visite. Les animaux ont été progressivement transféré dans différents parcs animaliers européens, où ils ont trouvé refuge. Le 30 novembre 2008 au soir vautours, zèbres, éléphants, antilopes...ont quitté les lieux et, le dernier visiteur parti, les grilles ont définitivement fermé. Les girafes, trop sensibles pour être déménagées vont rester y compris pendant la durée des travaux. Tout sera mis en place pour qu'elles soient le moins perturbées possible pendant la durée du chantier. Le grand hapalémur, un lémurien fragile, le plus menacé d’extinction à Madagascar, reste aussi pour des raisons sanitaires.
Vidéo du zoo de Vincennes en 1931:
Ou voir des animaux sauvages pendant la durée des travaux
Découvrez, en plein air, les animaux sauvages du Jardin des Plantes et des zoos d'Ile-de-France.
» La ménagerie du jardin des plantes
» Parc de Thoiry dans les Yvelines
» Parc d'Attilly à Ozoir la Ferrière
» Espace Rambouillet en forêt de Rambouillet
Site du Muséum d'Histoire Naturelle et du zoo de Vincennes
Lien utile
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Consultez le dossier de presse
(site www.mnhn.fr)


