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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Les grives des parcs et bois parisiens

Flickr-aigledayres
[02/05/2011]

A Paris, principalement dans les deux bois, différentes espèces de grives peuvent être rencontrées selon la saison.

La grive mauvis, visiteuse d’hiver, mais les deux espèces les plus courantes et les plus représentatives du genre sont la grive musicienne, admirable chanteuse, et la grive draine, insatiable consommatrice de gui. Tirant son nom de ses qualités de chanteuse (du grec philos = ami et melos = chant) la grive musicienne (Turdus philomelos) se rencontre assez rarement dans Paris même.  Quelques couples ont été localisés principalement au Jardin des Plantes, aux Buttes-chaumont et au parc Montsouris mais, tout comme sa cousine la grive draine (Turdus viscivorus), elle cherche les grands arbres pour nicher et les espaces calmes et dégagés pour se nourrir, aussi fréquente-t-elle essentiellement les bois de Boulogne et Vincennes.


Identification

 

Les deux oiseaux présentent un corps brun sur le dessus, clair tacheté de noir sur le devant.

 

Longue d’environ 22 cm, la grive musicienne est plus petite que sa cousine.  Elle porte sur le verntre et la poitrine des tâches noires en forme de fers de flèches et révèle des aisselles couleur miel sous les ailes lorsqu’on l’observe en vol.

 

grive musicienne  grive musicienne en vol (grive musicienne)

 

La grive draine, elle, mesure près de 29 cm et se différencie de la musicienne pas sa posture dressée, son apparence générale plus claire et la forme des taches noires plus rondes sur la poitrine et le ventre.  On remarque également chez la plupart des draines une marque sombre sur le côté de la poitrine.

 

grive draine  grive draine en vol (grive draine)

 

Voix

 

Mais ce qui distingue particulièrement la grive musicienne des autres grives est son chant flûté et remarquablement mélodieux. Très inventif, son chant se compose d’une suite de sons variés répétés chacun deux à quatre fois, formant des phrases séparées de courtes pauses.

 

La grive draine, cousine de la grive musicienne, du rossignol, du rougegorge et du merle appartient à une famille de virtuoses.  Elle dispense également un chant sonore et flûté agréable, composé de quelques notes séparées par de brefs silences.  Mais chez cette dernière, c’est surtout le cri, un roulement sec et répété poussé en vol « drrrrrrrrrrrrr drrrrrrrrrr » qui caractérise l’oiseau.

 

Pour écouter ces oiseaux...

 

Montez le son et cliquez sur les boutons "lecture" ci-dessous.

 

 

Alimentation

 

Tirant son nom de son penchant certain pour le gui qu’elle consomme avec avidité en hiver (du latin viscum = gui et voro = dévorer), la grive draine (Turdus viscivorus) contribue grandement à la dispersion de ce parasite végétal grâce aux graines non digérées que contiennent ses fientes.  Son régime s’étend bien entendu aux autres fruits et baies et se complète de vers, larves, coléoptères et mollusques qu’elle chasse au sol.

 

La grive musicienne pourchasse vers et insectes mais son goût se porte tout particulièrement sur les escargots dont elle brise la coquille en la frappant sur une pierre saillante utilisée comme enclume.  On peut d’ailleurs repérer le passage de l’oiseau aux débris de coquille qu’il laisse derrière lui.

 

Reproduction

 

Chez la grive draine, la construction du nid intervient dès le mois de mars dans des arbres encore dépouillés.  Un gros berceau de brindilles, d’herbes sèches et de mousse, consolidé de boue séchée est installé sur une grosse branche ou à une fourche. 2 pontes de 4 œufs s’échelonnent de mars à juin. Les œufs sont couvés 12 à 15 jours et donnent naissance à des petits qui resteront au nid 13 à 16 jours.  Les jeunes sont alors nourris hors du nid pendant environ 2 semaines.  Mais le destin des couvées de grive draine n’est pas toujours aussi heureux.  Parfois, le nid peut être attaqué par un écureuil qui y accède sans difficulté pour dévorer œufs ou poussins !

 

Chez la grive musicienne, le nid, bâti par la femelle, est aisément identifiable.  Il est situé entre 1 et 4 mètres dans un conifère ou dans un arbuste souvent épineux.  L’extérieur comprend des branchettes et des herbes sèches entremêlées auquel d’ajoute de la mousse. A l’intérieur, une véritable coupe est façonnée de boue et de débris de bois pourri sur laquelle seront pondus les œufs. 2 à 3 pontes de 4 à 6 œufs s’échelonnent de fin mars à juillet. L’incubation est de 12 à 14 jours, puis le séjour des jeunes au nid est de 13 à 14 jours. Les jeunes sont ensuite nourris pendant 14 jours hors du nid.

 

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