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A+ | A- | A=Chouette la hulotte !
Discrète le jour, la chouette hulotte (Strix aluco) est le plus répandu des rapaces nocturnes. Elle est assez commune en ville et est présente à Paris.
Elle demeure dans certains grands jardins tels les Buttes Chaumont, le Jardin des Plantes ou le jardin du Luxembourg, ainsi que dans les 44 hectares du cimetière du Père Lachaise mais est plus fréquente dans les bois de Vincennes et de Boulogne, mieux adaptés à ses besoins…
Description
D’une taille de 40 cm environ pour une envergure de près de 1 mètre et un poids de 420 à 590 gr, la Chouette hulotte a un corps massif. Son plumage, soit brun-roux soit gris, est taché et rayé de brun foncé. Sa grosse tête ronde porte des raies pâles évoquant deux sourcils au-dessus de ses 2 gros yeux noirs. En vol, elle présente des ailes assez courtes et arrondies.
Mâle et femelle sont semblables, indifféremment en morphe roux ou morphe gris, seule une bonne connaissance de leur chant permet de les distinguer.
Observation
La chouette étant active essentiellement le soir et la nuit, elle est difficilement visible le jour. Avec de la chance, on peut l’apercevoir somnolent dans le haut d’un arbre, blottie contre le tronc, logée dans une cavité voire dans un vieux bâtiment. Sa présence peut également être révélée par le tapage d’oiseaux voulant la faire fuir en la houspillant bruyamment.
Le soir on peut la voir quitter son perchoir sans un bruit et partir en chasse. Son vol est silencieux grâce aux plumes légères, duveteuses et dentelées des ses ailes.
Voix
La chouette hulotte, aussi connue sous le nom de chat-huant, est aisément identifiable à son hululement « triste » constitué d’un « hou-ou » grave et sonore suivi d’un silence puis d’un long « hou-ou-ou-ou-ou… » tremblé. On peut aussi l’entendre pousser son cri d’alarme en « kie-ouit » strident et répété.
Pour écouter cet oiseau…
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Alimentation
A Paris, la chouette capture essentiellement des oiseaux, principalement des moineaux. Dans les bois, elle consomme également les petits rongeurs qu’elle observe de son poste de guet.
La chouette rejette en moyenne 2 pelotes de réjections chaque jour. Ces boulettes de 5 cm sur 3 cm contiennent les restes non-digérés de ses proies (plumes, poils, os, chitine d’insectes…).
(photo Artur Mikolajewski)
Reproduction
2 couples nicheurs dans Paris intra-muros ont été observé en 2009 mais le plus grand nombre préfére les bois.
En période nuptiale, les chouettes des deux sexes font entendre un trémolo grave en « ou-ou-ou-ou-ou… » audible jusqu’à 50 mètres. La femelle niche dans une cavité spacieuse de tronc d’arbre et pond à même le bois. Elle produit 1 ponte de 2 à 4 œufs blancs sphériques en février-avril. Après 1 mois d’incubation, les jeunes sortent de l’œuf et séjournent au nid 28 à 35 jours. Ne sachant pas encore voler, ils quittent déjà le nid et restent aux alentours durant 2 semaines, toujours suivis et nourris par leurs parents : c’est la phase d’émancipation.
Attention, pendant cette période, ne croyez pas que les petits sont perdus ou abandonnés. Les centres de sauvegarde de la nature sont régulièrement sollicités à tord par des promeneurs mal informés…
D’autres rapaces nocturnes à Paris…
D’autres espèces de chouettes et des hiboux ont été observés à Paris et dans la région mais bien plus rarement que la hulotte :
- Hibou moyen-duc (Asio otus) : quelques observations sporadiques (dans le 5e en 2006, le 9e en 2008, le 12e en 1993, régulier dans le bois de Vincennes depuis le 19e siècle) (photo Sascha Rosner) ;
- Hibou des marais (Asio flammeus) : quelques observations sporadiques (1 observation, en vol, au-dessus du Jardin Naturel en 2008, 1 dans le 12e en 1980 et quelques observations dans le bois de Vincennes en 1996, 1997 et 1998) ;
- Chouette chevêche (Athene noctua) : quelques chanteurs contactés (dans le 14e vers 1960 et vers 1970, le 15e vers 1980, le Bois de Vincennes en 1983) ;
- Chouette effraie (Tyto alba) : 9 observations dans le département au cours des 20e et 21e siècles.
(Sources : Mairie de Paris / Maison des Oiseaux ; CORIF ; ouvrage ‘Les oiseaux d’Île-de-France’ de P. Le Maréchal et G. Lesaffre)


