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Partager sur Facebook | Partager sur Twiter | Partager | Imprimer | A+ | A- | A=Historique et présentation

Mairie de Paris
[16/09/2011]
Selon le vœu de son époux, Ossip Zadkine (1890-1967), Valentine Prax, peintre elle-même, consent en 1978 à la Ville de Paris une donation d’œuvres et de biens immobiliers en vue de la création du Musée Zadkine. Elle meurt le 15 avril 1981 ayant légué l’ensemble de ses biens.

Le Musée Zadkine est inauguré le 19 avril 1982 dans la maison et l'atelier de la rue d'Assas, où il vécut et travailla de 1928 à la fin de ses jours. 

Depuis 1995, l'ouverture de l'atelier permet d'organiser environ trois à quatre expositions d'art contemporain par an ainsi que divers évènements culturels : présentation et signatures de livres d'artistes, interventions, performances, lectures, concerts, etc...
Le souhait d'Ossip Zadkine s'est réalisé : un musée est né, un lieu de mémoire mais aussi, une scène d'expérimentation où la création contemporaine trouve sa place.

Présentation des collections du Musée


Né en Russie, Ossip Zadkine (1890-1967) arrive à Paris en 1910 et emménage rue d'Assas en 1928. Installé dans la maison et les ateliers où il vécut et travailla, le musée présente des sculptures et des oeuvres sur papier qui illustrent le travail de l'artiste.


Le parcours de la visite retrace toutes les périodes de création de Zadkine et témoigne de l'évolution constante de son œuvre.
L'influence des arts primitifs est notable dans la première salle où sont présentées des œuvres de jeunesse de l'artiste : portraits de marbre, de pierre, de terre cuite et de bronze.
La deuxième salle évoque sa participation au mouvement cubiste, notamment la célèbre Femme à l'éventail de 1923 en bronze et La belle servante, pierre réalisée vers 1926.
Zadkine a porté un intérêt tout particulier à la taille directe et à la métaphore de l'arbre, le corps-tronc apparaissant comme fil conducteur de son travail. Dans l'atelier dit historique sont ainsi réunis, sans souci de chronologie, de nombreux bois sculptés d'essences variées, orme, noyer, acacia, poirier, ébène.
Dans le jardin on peut observer, librement mêlées à la végétation, des œuvres majeures de l'artiste. Le goût du sculpteur pour l'antiquité et la poésie nourrit son inspiration, Rebecca, La mélancolie, L'hommage à Apollinaire. Certains thèmes hantent son œuvre, tels celui d'Orphée, repris à différents moments de sa vie et, à partir des années 50, la recherche d'une fusion toujours plus étroite entre l'homme et le végétal, La forêt humaine, Sylve, Les mains végétales. Enfin le Torse de la Ville détruite, évocation du monument de Rotterdam, en hommage aux victimes de la guerre, rappelle que Zadkine a été un précurseur de l'introduction de l'art moderne dans l'espace public.

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