Marlene Dietrich, création d'un mythe - Paris.fr
 

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Les expositions du musée Galliera

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Marlene Dietrich, création d'un mythe

Pour la première fois en France, une grande exposition est consacrée à Marlene Dietrich (1901-1992). Réalisée par le musée Galliera, elle est organisée en collaboration avec le Filmmuseum de Berlin où est conservée la collection de Marlene Dietrich.

De ce fonds provient la totalité des pièces exposées, soit plus de 250 , présentées seules ou combinées pour reconstituer des silhouettes. Ces vêtements et ces accessoires ont été portés par la star, depuis les années 30 jusqu’aux années 70, aussi bien à la ville qu’à l’écran ou sur la scène, à l’occasion de ses shows. Des tirages originaux et des photographies projetées en très grand format complètent ce riche déploiement. La scénographie de l’exposition joue sur la confrontation des deux vestiaires de la star : garde-robe privée et garde-robe professionnelle, principalement évoquée par des photographies.


Avec cette exposition, le musée Galliera veut célébrer l’élégance inclassable, si souvent imitée et pourtant jamais égalée, de Marlene Dietrich et mettre en lumière cette culture de l’apparence qu’elle a portée à son paroxysme. Toute sa vie durant, Marlene Dietrich œuvre à construire son propre mythe, à le façonner jour après jour. Elle commence par inventer un prénom qui n’existait pas : Marlene étant la contraction de son véritable prénom Marie Magdalene.


La Ville de Paris qui s’associe à l’hommage rendu à la star par son musée de la Mode, baptisera de son nom, une place du xvie arrt. à l’occasion de l’exposition. Marlene Dietrich, qui avait ses habitudes chez les grands couturiers, adorait séjourner à Paris. Elle choisit d’y élire définitivement domicile, les dix-sept dernières années de sa vie.


Bourreau de travail à l’exigence sans borne, Marlene Dietrich sait imposer ses goûts vestimentaires aux réalisateurs de ses films. Elle participe dans les moindres détails à la conception de ses costumes. Elle invente un maquillage qui accuse les lignes de force de son visage. Tel un directeur de la photographie, elle intervient sur son image par un contrôle permanent de son reflet (à l’aide d’un miroir) dans l’œil de la caméra ou de l’objectif.

L’absence de frontière entre son métier de star et sa vie quotidienne conduit Marlene, constamment en représentation, à entretenir un dialogue riche et complexe entre les rôles qu’elle incarne à l’écran et l’image qu’elle arbore dans la vie privée. A l’aide de pièces sorties de sa propre garde-robe n’apporte-t-elle pas une touche finale à ses costumes ? Ne les emprunte-t-elle pas souvent pour s’en revêtir à la ville ? Cette confusion entre le public et le privé, cette superposition d’images d’abord véhiculées par le vêtement, l’exposition s’emploie à les montrer.

14 juin - 14 décembre 2003.

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Mise à jour le : 20 décembre 2012
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