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Les collections du musée
Collections
Costumes
XXe siècle / Haute couture et confection
Le département Mode féminine de la 1ère moitié du XXème siècle couvre le début du siècle jusqu’au début du new-look de Christian Dior en 1947. Il regroupe quelque 4 000 pièces.
Des griffes prestigieuses y sont représentées : Callot Soeurs, Chanel, Chéruit, Jean Dessès, Doucet, Nicole Groult, Jacques Heim, Lucien Lelong, Jeanne Lanvin, Molyneux, Paquin, Jean Patou, Paul Poiret, Redfern, Nina Ricci, Rochas, Schiaparelli, Suzanne Talbot, Madeleine Vionnet, Worth… Elles côtoient des noms dont le souvenir s’est un peu atténué aujourd’hui, comme Agnès ou Jérôme, ainsi que des grands magasins.
Un exceptionnel fonds d’une vingtaine de pièces de Sonia Delaunay, qui appliqua ses recherches picturales au textile, et quatre modèles de Natalia Gontcharova, qui travailla dans les années 20 pour la maison Myrbor, illustrent les liens très étroits qui unirent la création artistique et la couture. Et les poissons d’une robe du soir de Worth provenant de la garde-robe de la princesse Murat ont été dessinés vers 1925 par Jean Dunand.
Aux confins de la couture, l’activité de Mariano Fortuny dans le domaine textile est présente à travers une dizaine de pièces, parmi lesquelles deux robes « Delphos ».
Une importante collection de modèles non griffés, parfois de grande qualité, complète la très grande richesse de ce fonds.
Robes et manteaux du soir rappellent que les « années folles », qui connurent une vague de libération, d’euphorie et d’exubérance, furent un âge d’or pour la broderie. Les longues robes du soir des années 30 d’une extrême virtuosité de coupe, souvent complétées d’un boléro, marquent en revanche le retour de la sophistication et du classicisme. Si les tenues du soir, portées occasionnellement et de ce fait mieux conservées, composent la majorité du département, les tenues de jour et d’intimité auxquelles s’ajoutent quelques tenues de sport (ski, tennis, plage, équitation…) illustrent la diversité de la garde-robe féminine.
Paul Poiret
Le département conserve quelque 90 pièces de costumes ; 8 d’entre elles furent portées par les enfants de Paul Poiret. Un tiers est antérieur à 1920.
L’univers flamboyant de Paul Poiret (1879-1944), figure emblématique de la haute couture parisienne dans la première moitié XXème siècle, dont la période la plus fastueuse se situe avant 1914, est particulièrement bien représenté au sein du musée, tant dans le domaine du costume que dans celui des accessoires. Le musée Galliera conserve ainsi un ensemble de chapeaux de Madeleine Panizon, dont les coiffures accompagnaient les tenues de Paul Poiret, et quelques témoignages (étole, chaussures) de l’activité de l’atelier Martine, fondé en 1911.
Le manteau « Révérend », particulièrement novateur, de forme kimono, aux applications chinoises (1905), quelques robes d’après-midi et robes d’été à taille haute, de ligne Empire (1910-1912), une robe à jupe-culotte inspirée des tenues de sultane (1913), les tuniques portées par Paul et Denise Poiret pour les « Festes de Bacchus » en juin 1912, un manteau à la ligne tonneau (vers 1911), la robe « Delphinium » appelée « Robe Bonheur » par Denise Poiret (1912) et la veste « Botticelli » (1914) comptent parmi les chefs-d’oeuvre de la période avant-guerre.
Dans les années 20, il convient de citer plus particulièrement la veste « Mexico » (1922), le manteau de grand soir « Sésostris » (1923), la robe « Thamara » (1924) et l’ensemble « Bengale » (vers 1925) tandis que deux robes de chambres témoignent de la collaboration du couturier avec Raoul Dufy.
Les influences diverses qui imprégnèrent profondément l’œuvre de Paul Poiret sont perceptibles à travers la diversité de ce fonds : chinoises, japonaises, proche orientales et russes. Citons une veste d’été (vers 1920) et la robe « Honfleur » (1921), réalisées dans des nappes rapportées par Poiret de Russie. Ces deux modèles proviennent de la prestigieuse vente qui, en mai 2005, dispersa la collection personnelle de Denise Poiret, épouse et inspiratrice du couturier. Le musée Galliera s’y porta acquéreur de 26 lots qui vinrent notablement compléter la période antérieure à la Première Guerre Mondiale.
Jeanne Lanvin
Le département compte plus de 160 costumes, depuis les débuts de la maison de couture en 1908 jusqu’à la mort de Jeanne Lanvin en 1946. Plus de la moitié des pièces date des années 30.
Un fonds de chapeaux conservés au sein du département des Accessoires illustre par ailleurs l’activité de Jeanne Lanvin modiste.
Quelques costumes d’enfant rappellent que Jeanne Lanvin se tourna d’abord vers la mode enfantine avant d’élargir sa clientèle et de proposer au début des années 10 des robes droites à la taille haute, souvent rehaussées de broderies ou de passementerie au décor vermiculé.
Le style de Jeanne Lanvin est imprégné de réminiscences historiques qui s’expriment à travers la « robe de style » qui fit la célébrité de la maison dans les années 20 et dont le musée conserve quelques précieux témoignages.
Une prédilection affirmée pour la broderie, le côté graphique et la richesse de l’ornementation, le goût marqué pour les applications et les incrustations, la finesse des détails, l’originalité des
Deuxième moitié du XXe siècle
Rassemblant des pièces griffées des plus grandes maisons de couture parisiennes, mais aussi de leurs déclinaisons Boutique, le département reflète l'évolution de la mode des cinquante dernières années. Il compte notamment des fonds exceptionnellement riches des maisons Christian Dior, Balenciaga, Pierre Balmain, Jacques Fath, Carven, Grès, Givenchy ou encore Paco Rabanne. Les nombreux dons de clientes ou des maisons elles-mêmes, comme Guy Laroche ou Franck Sorbier, enrichissent aujourd'hui encore ses collections.
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